Déficits · 2026
Déficit public
Cumul pédagogique depuis le 1er janvier
Base 2025 : 152 511 000 000 € par an. Rythme reconduit, sans mesure quotidienne.
Toutes les administrations publiques, comptabilité nationale.
Données du 22 septembre 2026 · Méthodologie · Sources · Qui sommes-nous
La dette publique se mesure en pourcentage du PIB. Si le PIB nominal grossit de 3,5 % par an et que la dette n’augmente que de 2 %, le ratio baisse mécaniquement, sans rembourser un centime. C’est le mécanisme qui a permis à plusieurs pays de digérer leur dette d’après-guerre.
Ces agrégats servent de comparaison. Ils ne mesurent pas le coût propre du sujet ou de l’opération décrite sur cette page.
Déficits · 2026
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Les postes peuvent se recouvrir : ne pas additionner un total avec ses composantes, ni dépenses, déficits et fraudes.
Imaginons une France simplifiée :
Le calcul
On a fait baisser le ratio dette/PIB de quasiment 4 points sans rembourser un seul euro. C’est cela, l’effet de la croissance nominale.
Notation : b = dette/PIB, r = taux apparent de la dette, g = croissance nominale du PIB, dp = déficit primaire/PIB.
Δb ≈ dp + (r − g) × b
Trois cas d’école :
Voir : le déficit primaire et la soutenabilité de la dette.
L’inflation contribue à la croissance nominale (qui est la somme de la croissance réelle et de l’inflation). À court terme, elle érode la valeur réelle de la dette ancienne, libellée à taux fixe.
L’effet dit « one-shot » n’est pas qu’une image : il a été chiffré. La Cour des comptes a reconstitué ce qu’aurait été le ratio d’endettement sans le surcroît d’inflation de 2022-2023.
| Fin d’année | Ratio sans le surcroît d’inflation | Écart avec le niveau constaté |
|---|---|---|
| 2022 | 113,7 % du PIB | +2,4 points |
| 2023 | 115,0 % du PIB | +5,2 points |
L’inflation a donc bel et bien abaissé le ratio d’endettement, et de façon significative. Nature de ce chiffrage : estimation contrefactuelle, c’est-à-dire la reconstitution d’un scénario qui n’a pas eu lieu, et non une mesure directe. Statut : constaté.
Le gain est transitoire, et il se paie ensuite. La même source chiffre trois canaux de retour, échelonnés dans le temps.
C’est ce que résume l’expression d’effet « one-shot ». L’inflation n’est pas une stratégie tenable de désendettement : elle pèse sur les ménages, détruit la confiance, et son bénéfice budgétaire s’épuise pendant que ses coûts, eux, continuent de courir.
Source : Cour des comptes, « Les effets de l’inflation sur les finances publiques », observations définitives S2025-1587, décembre 2025, § 3.2 et annexes 2 et 3.
Le facteur commun : croissance nominale forte et durable. C’est la conjonction qui manque à la France contemporaine.
Ces précédents sont anciens ou étrangers, et ce n’est pas un hasard. Depuis 1980, la France n’a connu aucun épisode de réduction durable de son ratio d’endettement. La décomposition de la variation du ratio, période par période, dit pourquoi : la croissance et l’inflation ont bien joué leur rôle, mais elles ont chaque fois été effacées, soit par la charge d’intérêts, soit par les déficits primaires.
| Période | Variation du ratio | Ce que montre la décomposition |
|---|---|---|
| 1996-2007 | 60,6 % → 65,5 % du PIB, soit +4,9 points | Croissance (−16,6 points) et inflation (−10,7 points) apportaient 27 points de baisse, annulés par la charge d’intérêts (+31,5 points), faute d’excédent primaire : le solde primaire moyen n’atteint que +0,22 % du PIB. |
| 2010-2019 | 86,3 % → 98,2 %, soit +11,9 points | L’effet boule de neige est exactement neutre : intérêts +18,5, croissance −11,2, inflation −7,3, somme 0,0. C’est le déficit primaire, −1,87 % du PIB en moyenne, qui ajoute +16,8 points à lui seul. |
| 2020-2025 | 114,9 % → 115,6 %, soit +0,6 point | Croissance (−13,9) et inflation (−13,5) apportaient encore 27 points de baisse, effacés par +18,1 points de déficits primaires, soit −3,62 % du PIB en moyenne. |
La lecture à retenir : le « cadeau » inflationniste de 2021-2023 a bien eu lieu en France, il a simplement été dépensé. Sur les trois périodes, ce n’est ni la croissance ni l’inflation qui ont fait défaut, mais un solde primaire capable de conserver ce qu’elles apportaient, la charge d’intérêts absorbant le reste avant 2008.
Statut : constaté. Nature : décomposition calculée pour ce dossier à partir d’AMECO, millésime 2026, chapitres 6, 16 et 18, ratios recoupés avec Eurostat, série gov_10dd_edpt1. Les contributions ne se somment pas exactement à la variation constatée : s’y ajoutent les ajustements entre solde public et variation de la dette, qui ne passent pas par le déficit.
La dette se mesure en pourcentage du PIB. Si le PIB nominal augmente plus vite que la dette, le ratio dette/PIB baisse mécaniquement, sans rembourser un euro. C’est la différence entre le taux apparent de la dette et la croissance nominale du PIB, l’écart (r − g), qui commande cette dynamique.
Sans le surcroît d’inflation de 2022-2023, la dette publique française aurait atteint 113,7 % du PIB fin 2022 et 115,0 % fin 2023, soit 2,4 points et 5,2 points de plus que les niveaux constatés. C’est une estimation contrefactuelle de la Cour des comptes, dans ses observations définitives S2025-1587 de décembre 2025, et non une mesure directe. L’effet est donc réel et significatif, mais transitoire.
Non, parce que l’effet se retourne. Dès 2022, la charge de la dette augmente de 16,7 Md€ du fait de la provision pour charge des obligations indexées, et en 2024 l’inflation coûte 3,7 Md€ de revalorisation des rémunérations publiques et 22,8 Md€ d’indexation des prestations sociales. La persistance de taux plus élevés renchérit ensuite chaque nouvelle émission. Le bon levier reste la croissance réelle, soutenue par la productivité et l’investissement.
Non : depuis 1980, la France n’a connu aucun épisode de réduction durable de son ratio d’endettement. Entre 1996 et 2007, croissance et inflation apportaient 27 points de baisse, entièrement annulés par la charge d’intérêts faute d’excédent primaire. Entre 2020 et 2025, elles en apportaient encore 27, effacés par 18,1 points de déficits primaires. Le surcroît d’inflation de 2021-2023 a bien eu lieu, il a simplement été dépensé.
Avec un taux apparent de la dette d’environ 2,3 % et un ratio proche de 115 % du PIB, une croissance nominale de 3 à 3,5 % par an permettrait de stabiliser puis de faire baisser le ratio dette/PIB, à condition que le déficit primaire soit contenu. La croissance potentielle française est estimée autour de 1,2 % par an, soit environ 3 % de croissance nominale en régime normal.
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