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Données du 7 novembre 2026 · Méthodologie · Sources · Qui sommes-nous

Réduire la dette : le plan chiffré, mesure par mesure

Chaque année, les administrations publiques dépensent environ 151,6 Md€ de plus qu’elles n’encaissent. Ce plan rassemble ce qui permet de récupérer l’argent perdu et de supprimer les dépenses sans résultat. Pour chaque mesure : qui profite du problème, combien il coûte, ce que la mesure rapporte en fourchette basse et haute, et comment empêcher le problème dès le départ.

Au 7 novembre 2026, la dette publique de la France atteint environ 3 649 milliards d'euros (estimation en temps réel), soit 120,0 % du PIB. Dernier chiffre officiel INSEE : 3 595,5 Md€ fin du 2e trimestre 2026 (119,0 % du PIB, INSEE).

Le plan en un coup d’œil

Recettes récupérées25,1 à 58,5 Md€par an : fraudes encaissées, évasion et optimisation fermées
Dépenses économisées4,8 à 11,9 Md€par an : niches, aides sans contrepartie, achats, fraude aux prestations
Total chaque année29,9 à 70,4 Md€soit 20 à 46 % du déficit public de 151,6 Md€
Contribution de solidarité11 à 60 Md€une seule fois, sur le modèle de 1945, versée directement contre la dette
  1. Encaisser l’impôt fraudé : 1,4 à 4,9 Md€ par an

    TVA détournée, contrôles affaiblis, crédits d’impôt remboursés sans vérification : bloquer la fraude au moment de la transaction plutôt que la chercher des années après.

  2. Stopper la fraude sociale : 0,8 à 1,5 Md€ par an

    Travail dissimulé, revenus des plateformes non déclarés, prestations et soins payés à tort : contrôler avant de payer.

  3. Fermer les paradis fiscaux et taxer tous les revenus au même barème : 15,5 à 34,4 Md€ par an

    Bénéfices logés en Irlande ou au Luxembourg, CumCum, transmissions quasi exonérées, flat tax sur le capital : faire payer là où la valeur est créée, et un euro de dividende comme un euro de salaire.

  4. Supprimer les dépenses qui ne servent pas : 12,2 à 29,6 Md€ par an

    Niches et aides sans contrepartie, ententes et partenariats public-privé ruineux, soins inutiles : payer pour un résultat.

  5. Une contribution de solidarité nationale, sur le modèle de 1945 : 11 à 60 Md€ une fois

    Un prélèvement unique sur les plus grands patrimoines, versé directement contre la dette, comme l’impôt de solidarité nationale du 15 août 1945.

Ce que rapporte chaque levier, face au déficit

Barre pleine : de la fourchette basse à la fourchette haute, en milliards d’euros par an. Déficits : fin du 2e trimestre 2026 pour la dette, dernier déficit annuel publié par l’Insee pour le solde.

Données du graphique
PosteMontant annuel
1. Fraude fiscale encaissée1,4 à 4,9 Md€
2. Fraude sociale stoppée0,8 à 1,5 Md€
3. Évasion fermée, barème unique15,5 à 34,4 Md€
4. Dépenses sans résultat supprimées12,2 à 29,6 Md€
Total du plan, chaque année29,9 à 70,4 Md€
Déficit primaire (hors intérêts)85,9 Md€
Déficit public total151,6 Md€
Du déficit actuel au déficit après le plan

Après le plan, il resterait entre 81,2 Md€ et 121,7 Md€ de déficit par an.

Données du graphique
PosteMontant annuel
Déficit public annuel151,6 Md€
dont intérêts de la dette65,7 Md€
dont déficit hors intérêts85,9 Md€
Rendement annuel du plan29,9 à 70,4 Md€

Le principe du plan : on ne croit pas sur parole, on vérifie par les comptes

On ne peut pas toujours se fier à une déclaration. On peut se fier à l’arithmétique : si quelqu’un affirme que 2 + 2 font 5, le calcul le dément. Le plan applique cette règle partout où l’argent laisse une trace, avant de payer plutôt qu’après.

  • La TVA d’une vente doit se retrouver chez l’acheteur : avec la facture électronique, ce que l’un déduit doit avoir été déclaré par l’autre, et l’écart déclenche une alerte (levier 1).
  • Les revenus déclarés doivent égaler les sommes versées par les employeurs, les plateformes et les caisses : les déclarations sont pré-remplies, il n’y a plus rien à inventer (levier 2).
  • Les bénéfices doivent suivre les ventes : un groupe qui réalise ses ventes en France mais déclare ses profits en Irlande paie la différence en France (levier 3).
  • Un calcul n’est pas une condamnation : chaque alerte est revue par un agent, la personne peut s’expliquer, et les données servent à vérifier, jamais à classer les gens.

Levier 1 : encaisser l’impôt fraudé

La fraude fiscale la mieux mesurée est celle de la TVA : un impôt payé par le client, collecté puis parfois jamais reversé. Le contrôle fiscal notifie chaque année bien plus qu’il n’encaisse, et une large part de la fraude n’est jamais détectée. Le plan déplace l’effort du contrôle après coup vers le blocage au moment de la transaction.

Rendement de ce levier : 1,4 à 4,9 Md€ par an, 3 mesures additionnées.

  1. Généraliser la facture électronique et croiser chaque vente avec la TVA déclarée

    Rendement1 à 2,4 Md€ par an

    QuiEntreprises qui minorent leurs ventes (44,5 % du manque à gagner), surtout commerce, bâtiment et services ; réseaux de sociétés éphémères. Fiabilité moyenne

    Le problème

    6,9 à 9,1 Md€ par anEstimation, 2019, entreprises déclarantes (arrondi public : 6 à 10 Md€). DGFiP Analyses n° 7, septembre 2024

    Base du calcul

    Bas : part française (9,5 %) des 11 Md€ de fraude que la facture électronique européenne doit éviter. Haut : baisse de 20 % de l’écart de TVA, celle observée en Italie après 2019, appliquée aux 12,1 Md€ français de 2023. Commission européenne, VAT in the Digital Age et écart de TVA 2025

    Couper à la source
    • Facture électronique : réception obligatoire pour toutes les entreprises depuis le 1er septembre 2026, émission obligatoire pour les PME et micro-entreprises au 1er septembre 2027, ventes aux particuliers transmises au fisc (e-reporting)
    • Rapprochement automatique des ventes, des achats et de la TVA déclarée, avec alerte avant tout remboursement
    • Gel des remboursements de crédits de TVA demandés par des sociétés récentes sans activité réelle
    • Croisement des fichiers DGFiP, Urssaf, douanes et justice contre les activités occultes

    Lire le dossier détaillé

  2. Achever le recrutement des 780 contrôleurs fiscaux et les affecter aux dossiers à risque

    Rendement0,3 à 1,5 Md€ par an

    QuiFraudeurs à l’impôt sur le revenu, sur les sociétés et aux droits de succession, moins contrôlés depuis dix ans. Fiabilité faible

    Le problème

    Effectifs du contrôle fiscal en baisse de 19 % de 2015 à 2024 ; vérifications de comptabilité en recul de 18,6 % entre 2019 et 2023Cour des comptes, décembre 2025

    Base du calcul

    Bas : 0,32 M€ de recettes en plus par poste ouvert en 2023-2024 (HCFP), pour 920 postes. Haut : rendement moyen d’un agent du contrôle (1,9 M€) pour 780 postes. Haut Conseil des finances publiques, avis 2025-5

    Couper à la source
    • Contrôles ciblés par croisement de données : patrimoine, comptes étrangers, train de vie
    • Doctrine nationale publique pour les règlements d’ensemble (1,3 Md€ par an en moyenne)
    • Publication annuelle de l’écart fiscal pour la TVA, l’impôt sur les sociétés et l’impôt sur le revenu, avec contrôles aléatoires

    Lire le dossier détaillé

  3. Bloquer en temps réel les carrousels de TVA entre pays européens

    RendementNon chiffré

    QuiRéseaux organisés de sociétés éphémères : achat hors taxe dans un autre pays, revente avec TVA, disparition avant de la reverser. Fiabilité faible

    Le problème

    3 Md€ par anEstimation, 2023. Commission européenne et CASE, rapport MTIC 2024

    Base du calcul

    Compris dans la ligne facture électronique : la DGFiP n’attribue que 0,9 % du manque à gagner des déclarants aux carrousels, la Commission les évalue à 3 Md€ avec un autre modèle.

    Couper à la source
    • Signalement en temps réel des opérations répétées entre mêmes parties à des montants inhabituels
    • Radiation rapide des numéros de TVA des sociétés défaillantes et suivi de leurs dirigeants
    • Coopération Eurofisc et parquet européen sur les réseaux transfrontaliers
  4. Noter le risque de chaque demande de crédit d’impôt avant de la rembourser

    RendementNon chiffré

    QuiEntreprises qui demandent la restitution de crédits d’impôt (recherche, innovation) ou de crédits de TVA ; aucun chiffre public de fraude propre au crédit d’impôt recherche. Fiabilité faible

    Le problème

    8,4 Md€ de crédits d’impôt et taxes non remboursés en 2025 : des montants déjà évités, pas une recette futureDGFiP, bilan du contrôle fiscal 2025

    Base du calcul

    Ni taux de fraude ni redressements propres au crédit d’impôt recherche ne sont publiés : le gain d’un contrôle avant paiement ne peut pas être chiffré honnêtement. Sénat, rapport n° 736

    Couper à la source
    • Score de risque obligatoire avant toute restitution, blocage des dossiers atypiques
    • Documentation technique opposable pour le crédit d’impôt recherche et plafond des honoraires au succès des cabinets
    • Publication annuelle des demandes, montants bloqués, rejets et pénalités par crédit d’impôt
  5. Abaisser à 500 puis 200 euros le plafond des paiements en espèces aux professionnels

    Rendement70 à 980 M€ par an

    QuiEntreprises et artisans qui encaissent en espèces des paiements élevés sans les déclarer (bâtiment, réparation, commerce de biens de valeur, services aux particuliers), et leurs clients. Les petits paiements du quotidien et les paiements entre particuliers ne sont pas visés. Fiabilité faible

    Le problème

    3,1 à 4,1 Md€ par anEstimation, 2019, TVA éludée par des ventes dissimulées (44,5 % du manque à gagner de 6,9 à 9,1 Md€). DGFiP Analyses n° 7, septembre 2024

    Base du calcul

    TVA des ventes dissimulées qui reste après la facture électronique (2,3 à 3,5 Md€) × part réglée en espèces (70 à 90 %, hypothèse) × part récupérée (3 à 14 %). En Grèce, un point de paiements par carte en plus a rapporté environ 1 % de TVA en plus ; le plafond ferait passer 1 à 4,6 points des achats en magasin vers des paiements traçables (hypothèses : 10 à 30 % des 153 Md€ payés en espèces dépassent le plafond, 50 à 80 % basculent). On ajoute l’impôt sur le revenu et les cotisations qui suivent une vente déclarée. Les cotisations du travail dissimulé ne sont pas comptées : aucune étude ne les relie aux plafonds. Banque de Grèce, document de travail n° 225 ; calcul du site

    Couper à la source
    • Plafond ramené de 1 000 à 500 € au 1er janvier 2028 pour tout paiement à un professionnel, après avis de la Banque centrale européenne
    • Passage à 200 € en 2030 seulement si l’évaluation publique montre des ventes déclarées en hausse et aucune personne exclue
    • Exceptions actuelles maintenues : paiements entre particuliers, personnes sans compte bancaire
    • Dépôts d’espèces des professionnels rapprochés de leurs ventes déclarées ; l’amende de 5 % frappe déjà le payeur et l’encaisseur

    Lire le dossier détaillé

  6. Rendre le paiement électronique gratuit et accessible à tous, sans interdire les espèces

    RendementNon chiffré

    QuiProfessionnels qui n’acceptent aucun paiement électronique ; ménages sans compte, âgés ou éloignés du numérique ; petits commerçants qui paient des frais d’encaissement. Fiabilité faible

    Le problème

    15,7 % des personnes de 15 ans ou plus sont en difficulté avec le numérique, dont 62,2 % des 75 ans ou plus (2023) ; 43 % des achats en magasin sont encore payés en espècesInsee, enquête sur les technologies de l’information 2023 ; Banque de France

    Base du calcul

    Condition de la mesure précédente, dont l’effet est déjà compté. Coût pour les banques, les commerçants et l’État inconnu : aucune étude française sur les frais d’encaissement des petits commerçants ni sur un compte et une carte proposés d’office. Banque de France, Observatoire de l’inclusion bancaire 2025

    Couper à la source
    • Tout professionnel accepte au moins un paiement électronique gratuit pour le client
    • Compte de paiement et carte de base gratuits proposés d’office à tout adulte, sur la base du droit au compte
    • Payer en espèces reste possible partout, comme le prévoit le règlement européen en négociation
    • Terminaux capables de payer hors ligne, et plus de 99 % de la population à moins de 15 minutes d’un point de retrait
Fraude : ce qui est estimé, détecté, puis réellement encaissé

L’écart entre la première et la dernière barre est l’argent que le plan va chercher : ce qui échappe aux contrôles, puis ce qui est notifié sans être encaissé. Périodes et périmètres diffèrent : voir les données.

Voir les sources et périodes
DomaineEstiméDétecté ou notifiéEncaissé ou stoppé
Fraude fiscale (estimation publiée pour la TVA seule)6,9 à 12,1 Md€ (TVA : 2019 (DGFiP) à 2023 (Commission européenne), DGFiP Analyses n° 7 ; Commission européenne)17,1 Md€ (2025, droits et pénalités notifiés, tous impôts, DGFiP, bilan 2025)11,4 Md€ (2025, sommes encaissées, DGFiP, bilan 2025)
Travail dissimulé (cotisations)4,9 à 6,3 Md€ (2024, secteur privé, HCFiPS, janvier 2026)3,4 Md€ (2025, détecté et sanctionné, dont 1,9 Md€ de redressement exceptionnel, Cour des comptes, RALFSS 2026)270 M€ (environ 8 % des redressements recouvrés (calcul : 8 % de 3,4 Md€), Cour des comptes, RALFSS 2026)
Prestations et soins (Caf et Assurance maladie)5,2 à 6,6 Md€ (Caf 3,8 à 4,7 (2023) et Assurance maladie 1,4 à 1,9 (2018-2019), Cnaf, bilan 2025 ; IGF et IGAS)1,2 Md€ (2025 : Assurance maladie 0,72 et Caf 0,51, Assurance maladie et Cnaf, bilans 2025)530 M€ (2024 : Assurance maladie 0,21 et Caf 0,31, HCFiPS, janvier 2026)

Faire reculer les espèces vite, sans pouvoir les interdire

Un paiement par carte ou par virement laisse une trace ; un billet, non. Le plan réduit fortement la place des espèces : plafond des paiements aux professionnels ramené de 1 000 à 500 € en 2028, puis à 200 € en 2030 si l’évaluation le justifie, paiement électronique gratuit partout, compte et carte de base pour tous. Les interdire est impossible en droit européen. L’effet chiffré reste modeste, 70 à 980 M€ par an : l’écart de TVA français est déjà bas, et la Suède, presque sans espèces, garde le sien. L’effet en cascade vient surtout du tiers qui déclare : ventes transmises au fisc par la facture électronique, TVA pré-remplie, revenus versés par les plateformes déjà déclarés.

  1. Début 2027

    Étude d’impact : la DGFiP publie la répartition des paiements en espèces par montant et les ventes déclarées des secteurs visés, aujourd’hui inconnues.

  2. Courant 2027

    Loi : paiement électronique gratuit accepté partout, compte et carte de base proposés d’office, accès aux espèces garanti. Avis de la Banque centrale européenne sur un plafond de 500 €.

  3. 10 juillet 2027

    Le plafond européen de 10 000 € entre en vigueur ; le plafond français, plus bas, continue de s’appliquer.

  4. 1er janvier 2028

    Plafond de 500 € pour tout paiement en espèces à un professionnel.

  5. Début 2030

    Évaluation publique indépendante : ventes déclarées, TVA, report vers d’autres moyens de paiement, accès aux espèces, plaintes.

  6. 2030, sous condition

    Plafond de 200 € seulement si l’effet est mesuré, si personne n’est exclu et si la Banque centrale européenne ne s’y oppose pas.

PaysMesureRésultat mesuré
GrèceTerminaux de paiement obligatoires, part minimale de dépenses payées par carte, dépenses de plus de 500 € en espèces non déductiblesÉcart de TVA de 24 % en 2019 à 11,4 % en 2023, avec d’autres mesures en même temps ; un point de paiements par carte en plus rapporte environ 1 % de TVA en plus
Source : Commission européenne, écart de TVA ; Banque de Grèce
ItaliePlafond abaissé à 1 000 € puis relevé à 5 000 € en 2023 ; 10 % des achats par carte remboursés en 2021Évasion de TVA de 35,6 à 18 Md€ entre 2017 et 2021, attribuée à la facture électronique et au paiement scindé plutôt qu’au plafond ; remboursement arrêté au bout d’un an
Source : Observatoire des comptes publics, université catholique de Milan
Corée du SudDéduction d’impôt pour les achats par carte et loterie des reçus, dès 1999Part de la carte dans la consommation de 0,24 % à 40 % en deux ans, mais plus d’un milliard de dollars d’impôt abandonné chaque année et une crise du crédit en 2003
Source : K-Developedia
Brésil, São PauloRemboursement d’impôt et loterie pour le client qui demande un reçu (2007)Ventes déclarées d’au moins 21 % de plus en quatre ans
Source : Banque mondiale
Suède et DanemarkEspèces devenues marginales sans interdiction (5 % des achats en magasin en Suède en 2025)L’écart de TVA reste de 5,3 % en Suède et de 8,9 % au Danemark en 2023 : sans espèces, la fraude ne disparaît pas
Source : Commission européenne, écart de TVA
IndeRetrait brutal de 86 % des billets en 201699,3 % des billets sont revenus dans les banques : peu d’argent caché découvert, et l’activité a reculé pendant quelques mois
Source : NBER
Ne laisser personne de côté : les garde-fous
  • Les espèces gardent cours légal : aucun plafond sur les petits paiements ni entre particuliers.
  • Compte et carte de base gratuits proposés d’office à tout adulte avant tout nouvel abaissement du plafond.
  • Tout professionnel accepte au moins un paiement électronique gratuit pour le client ; les frais d’encaissement de base des petits commerçants sont plafonnés.
  • Résilience : plus de 99 % de la population à moins de 15 minutes d’un point de retrait, terminaux capables de payer hors ligne, plafond suspendu en cas de panne générale.
  • Vie privée : aucun fichier central des paiements ; avis de la CNIL sur tout nouveau traitement.
  • Pas de remboursement coûteux comme celui de l’Italie ; préférence pour le virement instantané européen plutôt que pour les réseaux de cartes non européens.

Interdire les espèces est impossible : leur cours légal relève de l’Union, et la Cour de justice exige qu’on puisse en règle générale payer en espèces. Un État peut seulement plafonner les paiements, après avis de la Banque centrale européenne et si d’autres moyens restent disponibles à un coût comparable. (Cour de justice de l’Union européenne, arrêt Dietrich et Häring, 2021)

Levier 2 : stopper la fraude sociale

La fraude sociale est d’abord une fraude aux cotisations : travail dissimulé et sous-déclarations privent la Sécurité sociale de recettes. Viennent ensuite les prestations versées à tort et les soins facturés sans avoir été faits. Le plan contrôle avant de payer, au lieu de poursuivre des sommes déjà parties.

Rendement de ce levier : 0,8 à 1,5 Md€ par an, 6 mesures additionnées.

  1. Prélever les cotisations à la source sur les revenus versés par les plateformes

    Rendement105 à 273 M€ par an

    QuiLivreurs, chauffeurs et vendeurs payés par des plateformes qui sous-déclarent leurs revenus ; la plateforme devient le point de contrôle. Fiabilité moyenne

    Le problème

    270 M€ par anEstimation, 2024, données DAC7. HCFiPS, note annuelle de janvier 2026

    Base du calcul

    Si le prélèvement à la source supprime la sous-déclaration : livraison seule en bas, ensemble des plateformes appariées en haut. Le HCFiPS ne sépare pas erreur et fraude. HCFiPS, janvier 2026

    Couper à la source
    • Précompte des cotisations par la plateforme au moment de payer le prestataire
    • Déclarations DAC7 des plateformes croisées automatiquement avec les déclarations Urssaf
    • Amende par connexion pour les plateformes de VTC qui laissent prêter une immatriculation (loi du 25 juin 2026)

    Lire le dossier détaillé

  2. Doubler les contrôles du travail illégal et saisir les biens dès le constat

    Rendement60 à 150 M€ par an

    QuiEmployeurs en travail dissimulé (BTP, sécurité, nettoyage, restauration, transport) et sociétés éphémères organisées pour disparaître avant de payer. Fiabilité faible

    Le problème

    4,9 à 6,3 Md€ par anEstimation, 2024, cotisations éludées du secteur privé. HCFiPS, note annuelle de janvier 2026

    Base du calcul

    Doublement des 328 inspecteurs dédiés (rendement moitié à plein, net de leur coût, après un taux d’encaissement de 8 à 9,4 %), plus saisie dès le procès-verbal (16,8 M€) et contrainte exécutoire (8,1 M€) chiffrées par l’étude d’impact. Sénat, étude d’impact du projet de loi contre les fraudes ; Cour des comptes

    Couper à la source
    • Gel des actifs dès le procès-verbal de flagrance, avant que la société ne disparaisse
    • Ciblage des entreprises à risque : 22 % des entreprises redressées sont radiées dans l’année et portent 59 % des montants
    • Repérage des activités non immatriculées par croisement avec les fichiers fiscaux et l’INPI

    Lire le dossier détaillé

  3. Rendre le donneur d’ordre solidaire de toute sa chaîne de sous-traitance

    Rendement39 à 47 M€ par an

    QuiDonneurs d’ordre et sous-traitants en cascade, surtout dans le bâtiment. Fiabilité moyenne

    Le problème

    750 M€ de redressements annuels dans le BTP, 90 % jamais recouvrés quand le sous-traitant disparaîtSénat, étude d’impact

    Base du calcul

    Calcul de l’étude d’impact : 750 M€ × 90 % × 10 % × 70 % = 47 M€, moins au plus 8 M€ de majorations perdues. Sénat, étude d’impact, article 22

    Couper à la source
    • Devoir de vigilance étendu à tous les sous-traitants, y compris indirects
    • Interdiction de la sous-traitance au-delà du troisième rang dans le bâtiment
  4. Pré-remplir les ressources déclarées pour le RSA et la prime d’activité

    Rendement260 à 520 M€ par an

    QuiAllocataires : 60 % des déclarations trimestrielles contiennent au moins une erreur, dont une part de fraude. Fiabilité faible

    Le problème

    2,6 Md€ par anEstimation, 2023, RSA et prime d’activité. HCFiPS, rapport de septembre 2024

    Base du calcul

    Réduction de 10 % (scénario de sensibilité du HCFiPS) à 20 % de la fraude estimée sur ces deux prestations, quand la saisie déclarative disparaît. HCFiPS, septembre 2024

    Couper à la source
    • Ressources lues directement chez les employeurs et aux impôts, sans saisie par l’allocataire
    • Vérification avant tout versement que le compte bancaire appartient au bénéficiaire
    • Accès des caisses aux bases patrimoniales de la DGFiP (loi du 25 juin 2026)

    Lire le dossier détaillé

  5. Contrôler avant de payer les soins facturés : objectif de 450 M€ stoppés en 2027

    Rendement270 à 450 M€ par an

    QuiProfessionnels libéraux et centres de santé (73,5 % des montants détectés : audioprothèses, transports, matériel, centres) ; assurés (faux arrêts, faux documents). Fiabilité moyenne

    Le problème

    1,4 à 1,9 Md€ par anEstimation, dépenses 2018-2019, évaluations 2021-2024. IGF et IGAS, rapport 2025 sur la fraude aux facturations

    Base du calcul

    Haut : objectif 2027 de l’Assurance maladie. Bas : même objectif, net de ce qui ne serait de toute façon pas récupéré (60 % effectivement évité ou recouvré au rythme de 2024-2025). Assurance maladie, Charges et produits pour 2027

    Couper à la source
    • Tiers payant seulement sur présentation de la carte Vitale ou de l’appli, ordonnance numérique sécurisée
    • Contrôle avant paiement des facturations atypiques des centres de santé, transporteurs et audioprothésistes
    • Géolocalisation certifiée obligatoire pour les taxis et transports sanitaires
    • Courriel à l’assuré pour chaque soin payé en son nom, signalement en un clic

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  6. Exiger un compte en France ou dans l’UE et saisir chez les tiers les allocations indues

    Rendement35 à 67 M€ par an

    QuiAllocataires qui touchent l’allocation chômage en résidant à l’étranger. Fiabilité faible

    Le problème

    56 M€ par anConstaté, 2024, préjudice lié à la résidence. Sénat, étude d’impact

    Base du calcul

    La moitié à la totalité des 56 M€ de préjudice lié à la résidence, plus 7 à 11 M€ de saisie chez les tiers chiffrés par l’étude d’impact. Sénat, étude d’impact, articles 13 et suivants

    Couper à la source
    • Compte bancaire en France ou dans l’UE obligatoire pour être payé
    • Droit de communication auprès des opérateurs téléphoniques et des compagnies aériennes
  7. Pré-remplir le chiffre d’affaires des micro-entrepreneurs avec les données des plateformes

    RendementNon chiffré

    QuiMicro-entrepreneurs qui sous-déclarent leur chiffre d’affaires. Fiabilité faible

    Le problème

    1,4 à 1,8 Md€ par anEstimation, 2024. HCFiPS, note annuelle de janvier 2026

    Base du calcul

    Aucune évaluation ne chiffre le gain du pré-remplissage ; la ligne plateformes en couvre une partie.

    Couper à la source
    • Déclaration pré-remplie par les données DAC7 et bancaires, à confirmer ou corriger
    • Contrôle des écarts entre chiffre déclaré et paiements reçus
  8. Vérifier l’épargne avant de verser le RSA : la banque répond oui ou non, sans transmettre de relevé

    RendementNon chiffré

    QuiDemandeurs du RSA qui détiennent une épargne importante sans la déclarer. La plupart des écarts de déclaration sont des erreurs : 70 % des fraudes détectées en 2019 portaient sur des revenus omis ou mal déclarés. Fiabilité faible

    Le problème

    Aucun plafond d’épargne pour le RSA : un capital ne compte que pour un revenu fictif de 3 % par an. En 2024, le Conseil d’État a annulé la suppression du RSA d’un allocataire qui avait environ 78 000 € sur son compte courant, faute de règle invoquée par la CafConseil d’État, 20 décembre 2024, n° 487594

    Base du calcul

    Non chiffrable en France : ni l’épargne des allocataires ni la part d’épargne cachée dans la fraude ne sont publiées. Repère : le Royaume-Uni, qui refuse l’aide au-delà de 16 000 £ d’épargne et interroge les banques depuis février 2026, en attend environ 0,5 Md£ par an. Ministère britannique du Travail et des Pensions

    Couper à la source
    • Plafond d’épargne fixé par la loi, au-delà duquel le RSA est refusé ; en dessous, la règle actuelle (3 % du capital compté comme revenu) appliquée automatiquement
    • La banque calcule elle-même si le plafond est dépassé et répond seulement oui ou non : ni solde ni opérations transmis, aucune base nationale des patrimoines
    • Accès aux comptes déjà votés en juin 2026 (fichier FICOBA, droit de communication des départements), réservés à des agents désignés un par un
    • Aucun refus automatique : examen par un agent, échange contradictoire et recours ; celui qui refuse l’interrogation fournit lui-même ses relevés

    Lire le dossier détaillé

Vérifier l’épargne sans créer de fuite : les cas récents et les garde-fous
Fichier piratéQuandPersonnes touchéesCause
France Travailfévrier-mars 202436,8 millions de personnesMots de passe de conseillers obtenus en se faisant passer pour eux ; ni double authentification, ni alerte sur 9 Go extraits
Source : CNIL, sanction de 5 M€ (janvier 2026)
Viamedis et Almerys (tiers payant)février 2024plus de 33 millions de personnesAccès de professionnels de santé détournés par hameçonnage
Source : CNIL
Urssaf, déclarations d’embauchedébut 2026environ 12 millions de salariésCompte d’un partenaire habilité, identifiants volés lors d’un piratage antérieur
Source : Le Monde Informatique
Fichier des comptes bancaires (FICOBA)janvier-février 20261,2 million de comptesIdentifiants d’un agent d’une autre administration usurpés
Source : Solutions numériques
Assurance maladie (Amelipro)mars 2022510 000 assurés19 comptes de professionnels de santé piégés
Source : IT-Connect

Point commun de ces fuites : aucune faille technique exotique, mais des identifiants légitimes volés ou réutilisés. Le Conseil constitutionnel a validé en juin 2026 l’accès des départements aux données bancaires pour le RSA, sous réserve d’agents spécialement désignés. (Décision 2026-904 DC)

Les garde-fous du plan :

  • Réponse oui ou non calculée par la banque : aucun solde, aucune opération ne quitte la banque, aucune base nationale des patrimoines à voler
  • Double authentification pour tout agent ou partenaire, verrouillage après dix essais au plus
  • Chaque agent ne voit que les dossiers qu’il instruit ; chaque consultation est enregistrée, et un volume ou un horaire anormal déclenche une alerte
  • Identifiants chiffrés et séparés du résultat ; seul le résultat est conservé, pour une durée courte fixée par décret
  • Analyse d’impact appliquée avant l’ouverture, avis de la CNIL ; à France Travail, les protections prévues mais non appliquées ont aggravé la fuite
  • Ni score de risque, ni critère de nationalité, d’adresse ou de pauvreté : un tribunal néerlandais a jugé un tel système contraire aux droits de l’homme en 2020
  • Fuite déclarée à la CNIL sous 72 heures ; amende jusqu’à 10 M€ pour un organisme public et sanctions pénales pour toute consultation abusive

Les enquêtes vidéo

Hold up sur la sécu : à qui profite la fraude ? - Cash investigation

France Télévisions · Publication : · 101 min 52 s

Première diffusion : . Les chiffres restent rattachés à cette période.

Enquête longue sur les professionnels de santé, les patients et le recouvrement. La remise en ligne en 2025 ne rend pas actuels les chiffres de l’émission de 2022. La part citée des montants détectés en 2021 ne mesure pas la proportion de professionnels fraudeurs.

Sources et bibliographie

Comment frauder la Sécu ?

Micode · Publication : · 34 min 31 s

Enquête sur des fraudes organisées dans la santé, notamment les centres de santé, l’optique et le dentaire. Elle ne mesure pas toute la fraude à la protection sociale. L’auteur déclare un partenariat commercial avec Mammouth AI ; aucune offre promotionnelle n’est reprise.

Sources et bibliographie

Lecteurs YouTube en mode de confidentialité renforcée, chargés seulement à l’approche de la vidéo ; la lecture transmet des données à YouTube. Les chiffres retenus sur cette page sont ceux recoupés par une source primaire.

Levier 3 : fermer les paradis fiscaux et taxer tous les revenus au même barème

Une partie de l’impôt ne disparaît pas par fraude mais par montage : bénéfices déplacés vers l’Irlande ou le Luxembourg, dividendes « prêtés » le temps d’échapper à la retenue à la source, holdings qui logent les revenus des plus grandes fortunes. Le plan fait payer là où la valeur est créée, rend ces montages impossibles plutôt que de les poursuivre un par un, et taxe un euro de dividende comme un euro de salaire.

Rendement de ce levier : 15,5 à 34,4 Md€ par an, 9 mesures additionnées.

  1. Retenir l’impôt sur tout flux lié à un dividende, remboursé seulement sur preuve

    Rendement0,4 à 1,6 Md€ par an

    QuiActionnaires étrangers de sociétés françaises cotées et banques qui s’interposent le jour du dividende contre commission. Seuls Crédit Agricole CIB et HSBC Bank plc ont conclu une convention judiciaire (CJIP). Fiabilité moyenne

    Le problème

    0,4 à 3 Md€ par anEstimation, 2018-2021 (AMF) à 2000-2020 (33 Md€ cumulés, consortium CumEx Files). Sénat, rapport n° 72 (2022) ; question écrite n° 07856 (2026)

    Base du calcul

    Bas : plafond estimé par l’AMF pour le seul prêt de titres. Haut : 33,4 Md€ sur 2000-2020, soit 1,6 Md€ par an, si le montage disparaît comme au Danemark, où la retenue a rapporté 130 % de plus après la réforme de 2016. EU Tax Observatory, étude Casi, Gavrilova, Murphy et Zoutman

    Couper à la source
    • Retenue à la source au moment du paiement sur tout versement lié à un dividende : prêt de titres, pension, dérivé
    • Un seul remboursement, après vérification du bénéficiaire réel, rattaché à un identifiant d’opération
    • Agrément de l’établissement payeur, retiré au premier abus
    • Accès de la DGFiP aux déclarations de prêts de titres (SFTR, Euroclear) autour de chaque détachement

    Lire le dossier détaillé

  2. Encaisser les 4,5 Md€ de CumCum déjà notifiés grâce à un pôle PNF-DGFiP dédié

    Rendement1 à 2,3 Md€ par an

    Non additionné au total : recette unique de rattrapage, pas une recette annuelle.

    QuiBanques visées par des redressements depuis 2017 (non nommées par l’administration) ; seuls Crédit Agricole CIB (88,2 M€) et HSBC (267,5 M€) ont signé une CJIP. Fiabilité faible

    Le problème

    4,5 Md€ notifiésNotifié, redressements depuis 2017, stock publié le 15 octobre 2026. Réponse ministérielle à la question écrite n° 07856

    Base du calcul

    Taux d’encaissement final de 22,8 % (observé en 2022) à 50 % des 4,5 Md€ notifiés ; au plus 0,7 Md€ déjà encaissé ou engagé. Recette unique de rattrapage. Réponse ministérielle du 15 octobre 2026

    Couper à la source
    • Pôle financier mixte parquet national financier, enquêteurs et DGFiP, avec analystes de marchés
    • Publication annuelle du notifié, du contesté, du transigé et de l’encaissé
    • Amende de CJIP calibrée sur la commission perçue et le préjudice cumulé

    Lire le dossier détaillé

  3. Collecter en France l’impôt minimum manquant des multinationales, au prorata des ventes

    Rendement4 à 7,3 Md€ par an

    QuiGroupes multinationaux dont le taux effectif mondial est inférieur à 15 %, via l’Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas, Malte ou la Suisse. Cas réglés en France : Google (2019), McDonald’s (2022). Fiabilité faible

    Le problème

    7,3 à 41,2 Md€ par anEstimation, 2023 : impôt manquant à 15 % puis à 25 %. EU Tax Observatory, Global Tax Evasion Report 2024

    Base du calcul

    Haut : impôt manquant des groupes vendant en France à un taux de 15 % (7,9 Md$). Bas : 5/9 de ce montant si les mêmes exclusions de substance que l’impôt minimum mondial s’appliquent. EU Tax Observatory, tableau 5.4

    Couper à la source
    • Rattrapage national : impôt manquant mondial du groupe × part de ses ventes réalisées en France
    • Déclarations pays par pays publiques et complètes pour tous les groupes de plus de 750 M€
    • Non-déductibilité des redevances et intérêts versés vers des pays au taux effectif inférieur à 15 %
    • Publication trimestrielle de l’impôt minimum mondial réellement encaissé

    Lire le dossier détaillé

  4. Refuser la déduction des paiements vers les pays au taux effectif inférieur à 15 %

    Rendement0,5 à 2 Md€ par an

    Non additionné au total : variante incluse dans le rattrapage de l’impôt minimum.

    QuiGroupes qui logent redevances, prêts intragroupe et services dans des filiales à faible taux. Fiabilité faible

    Le problème

    3,7 à 13,6 Md€ par anEstimation, 2022. EU Tax Observatory (compteur du site)

    Base du calcul

    Profits déplacés par paiements déductibles (au plus 8 Md€) × taux d’IS de 25 % en haut ; un quart en bas. CEPII, document de travail 2025-16

    Couper à la source
    • Liste fondée sur le taux effectif réel, pas sur la coopération affichée
    • Retenue majorée à 75 % sur les paiements vers cette liste
  5. Doubler les contrôles issus des 7,7 millions de comptes étrangers signalés au fisc

    Rendement110 à 220 M€ par an

    QuiMénages fortunés détenant des comptes ou actifs non déclarés à l’étranger, et les intermédiaires qui montent les structures. Fiabilité moyenne

    Le problème

    3,4 à 10,7 Md€ par anEstimation, 2016 (Commission européenne) et extrapolation récente. Commission européenne, Taxation Paper n° 76, via le Sénat

    Base du calcul

    216 M€ rapportés par 7 906 contrôles clos en 2023 : un doublement des contrôles, au rendement moyen en haut, à moitié en bas.

    Couper à la source
    • Relevé étranger envoyé à chaque titulaire, confirmation exigée avant contrôle
    • Échange automatique étendu à l’immobilier et aux crypto-actifs (DAC 8 dès 2027)
    • Agrément obligatoire des gérants de fortune étrangers qui démarchent des résidents

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  6. Croiser chaque nouvelle fuite avec les fichiers fiscaux et publier l’encaissé

    Rendement50 à 270 M€ par an

    Non additionné au total : recette unique de rattrapage.

    QuiTitulaires de sociétés, fondations et trusts révélés par les fuites ; une présence dans une fuite n’est pas une culpabilité. Fiabilité faible

    Le problème

    271 M€ mis en recouvrementNotifié, Panama Papers, avril 2016 à décembre 2025, 230 dossiers. AFP, 3 avril 2026, chiffre de la DGFiP

    Base du calcul

    Un niveau Panama (271 M€ en dix ans) appliqué aux fuites non soldées (Pandora, OpenLux, Dubai) en haut, un cinquième en bas. Recette unique. AFP et DGFiP

    Couper à la source
    • Cellule permanente d’exploitation des fuites avec les consortiums de journalistes
    • Registre des bénéficiaires effectifs vraiment sanctionné et croisé avec le cadastre
    • Responsabilité des intermédiaires qui conçoivent les montages

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  7. Ramener l’exonération Dutreil de 75 % à 50 % et plafonner l’avantage par transmission

    Rendement1,3 à 1,8 Md€ par an

    QuiHéritiers de patrimoines d’entreprise : le dernier centile capte 65 % de l’avantage ; 110 donataires ont reçu en moyenne 30 M€ en 2024. Fiabilité moyenne

    Le problème

    4 à 5,5 Md€ par anCoût, 2024-2026. Sénat n° 139 (2025-2026) ; Cour des comptes, 18 novembre 2025

    Base du calcul

    Passer de 75 % à 50 % réduit l’avantage d’un tiers : 4,0 à 5,5 Md€ divisés par 3. Calcul statique, avant comportements. Sénat n° 139, tome II

    Couper à la source
    • Plafonner l’avantage par transmission
    • Réserver le régime aux entreprises réellement opérationnelles, pas aux holdings patrimoniales
    • Clause d’extinction avec évaluation indépendante avant toute reconduction

    Lire le dossier détaillé

  8. Instaurer un impôt plancher de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 M€, plafonné par le revenu

    Rendement3,5 à 5,5 Md€ par an

    QuiEnviron 1 600 à 1 800 foyers au-delà de 100 M€ (nombre exact jamais publié), dont la fortune est logée surtout dans des sociétés. Fiabilité faible

    Le problème

    Au sommet, le taux d’imposition des revenus économiques tombe de 46 % à 26 % (IPP, données 2016) ; l’OFCE estime à 4,4 Md€ par an l’écart avec un impôt qui ne serait pas dégressifOFCE, document de travail 2026-6

    Base du calcul

    Chiffrage de la DG Trésor cité par le Sénat, après comportements. Autres évaluations de la même taxe, non additionnées : 15 à 25 Md€ selon ses promoteurs, 2 à 3 Md€ si l’impôt sur les sociétés est déduit. Sénat, rapport n° 760 (juin 2026)

    Couper à la source
    • Plafond par le revenu pour respecter la jurisprudence constitutionnelle
    • Paiement différé et garanti pour les titres non cotés, valorisés comme pour les successions
    • Assujettissement maintenu cinq ans après un départ de France
    • Rétablir la mesure statistique des patrimoines supprimée avec l’ISF

    Lire le dossier détaillé

  9. Refonder la contribution sur les hauts revenus sur le revenu économique réel

    Rendement0,4 à 1,4 Md€ par an

    Non additionné au total : absorbée par l’impôt unique, dont le taux moyen dépasse 20 % bien avant 250 000 €.

    Qui10 871 foyers déclarants pour 2025 ; 76 % de leur revenu fiscal vient du capital, et les bénéfices laissés dans leurs sociétés échappent à l’assiette. Fiabilité moyenne

    Le problème

    1 à 1,6 Md€ par anEstimation, revenus 2025. Sénat, rapport n° 760

    Base du calcul

    Bas : 388 M€ attendus pour 2025 après pilotage des revenus. Haut : simulation de la DGFiP sur les revenus 2024 (1,4 Md€), avant comportements. Sénat, rapport n° 760

    Couper à la source
    • Assiette incluant les bénéfices non distribués des sociétés contrôlées à 10 % ou plus
    • Lissage des revenus exceptionnels encadré par une doctrine publiée
    • Contrôles ciblés des holdings : 320 M€ de droits rappelés en 2024
  10. Soumettre l’assurance-vie au barème des droits de succession au-delà de l’abattement

    Rendement4 à 5 Md€ par an

    QuiBénéficiaires de contrats de plus de 152 500 € : environ 45 000 par an ; 1 900 héritent plus de 852 500 € (2,8 M€ en moyenne). Fiabilité moyenne

    Le problème

    4 à 5 Md€ par anCoût, 2017-2018 (CAE), 2025 (Conseil des prélèvements obligatoires). Conseil d’analyse économique, note n° 69

    Base du calcul

    Coût de l’avantage chiffré par le CAE (4 à 5 Md€) et le Conseil des prélèvements obligatoires (5 Md€) : la recette s’il est supprimé, avant comportements. CAE, note n° 69 « Repenser l’héritage »

    Couper à la source
    • Information du notaire sur les sommes déjà reçues par chaque bénéficiaire
    • Contrôle par le fichier FICOVIE des contrats de plus de 7 500 €
    • Imposition à vie des transmissions reçues plutôt qu’à chaque décès, contre la multiplication des bénéficiaires
  11. Taxer les plus-values latentes à la transmission et fermer l’effacement de l’apport-cession

    Rendement1,3 à 4 Md€ par an

    Qui8 400 foyers parmi les plus aisés utilisaient l’apport-cession en 2023 ; 84 ménages concentrent plus des deux tiers des plus-values en report (environ 23,5 Md€), effacées au décès. Fiabilité faible

    Le problème

    1,3 à 4 Md€ par anEstimation, 2021-2022. CAE, note n° 69 ; Sénat, rapport n° 760

    Base du calcul

    Coût de l’effacement selon le CAE (1,3 Md€) et Terra Nova (4 Md€), deux estimations concurrentes. Sénat, rapport n° 760

    Couper à la source
    • Conserver le prix d’acquisition d’origine lors des donations et successions
    • Contrôle des réinvestissements de façade qui maintiennent le report
    • Étude d’impact obligatoire de chaque réforme du report
  12. Taxer l’usage privé des yachts et jets détenus par des sociétés, « charters » de façade compris

    Rendement10 à 100 M€ par an

    QuiDétenteurs de yachts de plus de 30 m et d’avions logés dans des sociétés, parfois loués via une société liée à l’étranger. Fiabilité faible

    Le problème

    Location de yachts à Malte avec une TVA effective de 5,4 %, visée par la Commission européenne en mars 2018 ; la taxe yacht de 2018 a perçu 86 700 € pour 10 M€ attendusMoneyvox (12 août 2019) ; Commission européenne, IP/18/1451

    Base du calcul

    Bas : 10 M€ de la taxe yacht si tous les navires payaient. Haut : environ 100 M€ attendus de la taxe de 20 % sur les biens somptuaires des holdings (2026). La TVA perdue n’est pas chiffrée. Sénat, commission des finances, 24 novembre 2025

    Couper à la source
    • Journal d’usage transmis aux douanes et présomption d’usage privé pour tout yacht d’une société contrôlée par une personne
    • TVA calculée sur l’usage réel, avec preuve du lieu d’utilisation
    • Fin de l’exemption « société liée » de la taxe sur les holdings quand le locataire appartient au même foyer
    • Poursuite de l’abus de biens sociaux : 5 ans et 375 000 €, davantage avec des structures étrangères
  13. Étendre la taxe sur les holdings à tous les actifs non professionnels

    Rendement0,1 à 1,4 Md€ par an

    Non additionné au total : recoupe l’impôt plancher et la contribution sur les hauts revenus.

    QuiEnviron 20 000 sociétés contrôlées par une personne et dont les revenus sont surtout passifs. Fiabilité faible

    Le problème

    50 à 70 Md€ d’actifs non professionnelsStock, scénario étudié en 2026. Sénat, rapport n° 760

    Base du calcul

    Bas : 100 M€ attendus de la taxe actuelle. Haut : 2 % de 50 à 70 Md€ d’actifs, taux du projet initial, avant comportements. Sénat, rapport n° 760

    Couper à la source
    • Anti-fractionnement entre plusieurs holdings
    • Présomption de détention individuelle pour les trusts et États non coopératifs
  14. Imposer les plus-values au départ de France, avec paiement différé garanti

    RendementNon chiffré

    QuiRésidents de longue date qui transfèrent leur domicile : environ 260 départs et 380 retours par an de foyers soumis à l’IFI (2018-2021). Fiabilité faible

    Le problème

    Exil fiscal limité mais concentré sur les plus gros patrimoines ; aucune source publique ne chiffre le rendement de l’exit taxSénat, rapport n° 689 (2025)

    Base du calcul

    Non chiffré : la mesure protège surtout la base des autres lignes (impôt plancher, plus-values). OFCE, document de travail 2026-6

    Couper à la source
    • Traiter la sortie du territoire, la donation et la succession comme des réalisations de plus-values
    • Paiement différé garanti plutôt qu’exonération permanente
  15. Retenir 75 % sur tout paiement vers un territoire non coopératif, sauf preuve d’opération réelle

    RendementNon chiffré

    QuiEntreprises qui paient prestations, redevances ou honoraires dans les 11 États et territoires de la liste française, et intermédiaires qui y logent des flux. Fiabilité faible

    Le problème

    La retenue de 75 % existe (article 182 B du code général des impôts) mais ne vise que certaines sommes ; les retenues sur les bénéfices non commerciaux versés à l’étranger ont rapporté 1,4 Md€ en 2024Légifrance, article 182 B ; Évaluation des voies et moyens 2026

    Base du calcul

    Aucune donnée publique sur les paiements vers la liste : tout chiffre serait inventé. L’effet est dissuasif. L’Irlande, le Luxembourg ou les Émirats ne sont pas sur la liste, et dans l’Union le droit européen impose de déduire les charges du prestataire. Conseil d’État, n° 423698

    Couper à la source
    • Retenue de 75 % étendue à toutes les sommes hors salaires versées vers la liste, la preuve d’opération réelle restant à la charge du payeur
    • Chaque paiement sortant de l’Union déclaré dans la facture électronique et croisé avec la déclaration d’impôt sur les sociétés
    • Attestation de résidence et de bénéficiaire effectif exigée au-delà d’un seuil, sinon retenue au taux plein
  16. Remplacer l’impôt sur le revenu, la CSG et la flat tax par un impôt unique et progressif

    Rendement0,9 à 8,9 Md€ par an

    QuiFoyers aux revenus élevés et revenus du capital : 0,1 % des foyers déclare 62 % des dividendes, taxés depuis 2018 à un taux forfaitaire, quel que soit leur montant. Fiabilité faible

    Le problème

    Depuis la flat tax de 2018, les dividendes perçus par les ménages sont passés de 14 à 23 Md€ par an ; 0,1 % des foyers en déclare 62 %France Stratégie, comité d’évaluation de la fiscalité du capital, octobre 2023

    Base du calcul

    Calcul du site sur les 41,6 millions de foyers de 2024 : à comportements inchangés, le barème rapporte 35 Md€ de plus que l’impôt sur le revenu, la CSG et le prélèvement de solidarité qu’il remplace. On retire le crédit de 700 € par enfant (9,8 Md€), les crédits d’impôt conservés pour l’emploi à domicile, la garde d’enfants et les dons (11,2 Md€), les demi-parts des invalides, des parents isolés et des veufs converties en crédits (1,7 Md€) et la protection des retraités modestes (0,5 Md€). Bas : 5 % de couples en plus que supposé, dividendes des plus hauts revenus en baisse de 40 % comme en 2013, revenus déclarés au sommet en baisse de 5 %, 1 Md€ d’autres réductions conservées. Haut : hypothèses centrales. Chiffré avant la baisse de 0,3 point du barème, financée par la suppression des niches. DGFiP, impôt sur le revenu par tranche, revenus 2024 ; calcul du site

    Couper à la source
    • Retenue automatique sur la fiche de paie, la pension et chaque versement de dividendes ou d’intérêts, régularisée chaque année
    • Plus de taux forfaitaire pour le capital : dividendes, intérêts et plus-values dans le même barème que les salaires, les dividendes après un abattement de 40 %
    • Couples imposés sur la moitié de leurs revenus, crédit de 700 € par enfant, demi-parts des invalides et des parents isolés converties en crédits : le foyer compte, comme l’exige le Conseil constitutionnel
    • Taux marginal plafonné à 60 % (60,5 % avec la CRDS), sous les taux cumulés de 68 % et plus censurés en 2012

    Lire le dossier détaillé

Les très grandes fortunes : ce qui est prouvé

  • Au sommet, le taux d’imposition des revenus économiques tombe de 46 % à 26 % (Institut des politiques publiques, données 2016).
  • 13 324 foyers soumis à l’impôt sur la fortune immobilière, 7 %, ne payaient aucun impôt sur le revenu en 2024 ; en 2017, c’était le cas de 38 des 379 plus grandes fortunes (Sénat, rapport n° 760, d’après la DGFiP).
  • Aux États-Unis, Jeff Bezos a même touché en 2011 un crédit d’impôt pour enfant de 4 000 $ (ProPublica). En France, aucun cas de très grande fortune percevant le RSA n’est documenté : les données croisant patrimoine et prestations ne sont pas publiées.
  • La suppression de l’ISF et le prélèvement forfaitaire unique devaient coûter 4,6 à 5 Md€ par an selon les chiffrages du Gouvernement (IPP). Pour le seul prélèvement forfaitaire, l’évaluation de 2023 constate un coût bien plus faible : voir plus bas.

Taxer les très grandes fortunes, c’est défendre le mérite. Le Conseil d’analyse économique constate que, pour atteindre le haut de l’échelle, « il devient quasiment impératif d’avoir la chance d’hériter » (note n° 69). Bill Gates Sr., père du fondateur de Microsoft, le rappelait en défendant l’impôt sur les successions : ces fortunes doivent beaucoup « à la contribution apportée par le service public » (documentaire ARTE ci-dessous, à 31:01). Warren Buffett parle, lui, d’avoir gagné la « loterie ovarienne » (lettre du Giving Pledge, 2010).

« La richesse pécuniaire est parfois comme une loterie. Bill Gates n’aurait pas été aussi riche s’il était né au fin fond d’une campagne bulgare. »

Auteur du site

La proposition dite « taxe Zucman », adoptée à l’Assemblée en février 2025 puis rejetée par le Sénat le 12 juin 2025, n’est pas entrée en vigueur ; la taxe de 2026 sur les biens somptuaires des holdings est un dispositif distinct. Le plan retient l’impôt plancher au chiffrage prudent de la DG Trésor, avec un plafond par le revenu, un paiement étalé et garanti pour les titres non cotés et une sortie du territoire taxée.

Un impôt unique et progressif sur tous les revenus

Aujourd’hui, un salaire paie la CSG dès le premier euro puis l’impôt sur le revenu par tranches, tandis que dividendes et intérêts sont taxés depuis 2018 à un taux forfaitaire d’environ 30 %, quel que soit leur montant. Le plan remplace l’impôt sur le revenu, la CSG et le prélèvement de solidarité sur le capital par un seul impôt, sur la même assiette que la CSG, retenu automatiquement sur la fiche de paie, la pension ou le versement des revenus du capital. Son taux monte un peu à chaque euro : 0 % sur les 4 000 premiers euros de l’année, 13 % au niveau du SMIC, 43 % à 100 000 €, 59 % au million et 60 % au-delà de 5 millions.

Un taux qui monte un peu à chaque euro, de 0 à 60 %
Taux d’imposition selon le revenu annuel, barème proposé et situation actuelleLe taux marginal du barème proposé monte continûment de 0 à 60 %. Son taux moyen reste sous le taux actuel (CSG et impôt sur le revenu d’un salarié seul) jusqu’à environ 38 500 € par an, puis le dépasse.0 %10 %20 %30 %40 %50 %60 %10 k€100 k€1 M€10 M€

Revenu annuel brut d’une personne seule, échelle logarithmique. Situation actuelle : salarié seul sans enfant, CSG, barème de l’impôt sur le revenu, décote et contribution sur les hauts revenus.

Revenu brut annuelPar moisTaux marginalImpôt proposéImpôt actuelÉcart
12 000 €1 000 €8,7 %597 € (5 %)1 085 € (9 %)−487 €
21 600 €1 800 €12,7 %1 643 € (7,6 %)1 952 € (9 %)−309 €
30 000 €2 500 €21,7 %3 109 € (10,4 %)3 451 € (11,5 %)−342 €
40 000 €3 333 €28,7 %5 646 € (14,1 %)5 510 € (13,8 %)+136 €
60 000 €5 000 €35,7 %12 133 € (20,2 %)11 601 € (19,3 %)+532 €
80 000 €6 667 €39,6 %19 686 € (24,6 %)17 746 € (22,2 %)+1 940 €
100 000 €8 333 €42,7 %27 931 € (27,9 %)23 891 € (23,9 %)+4 041 €
150 000 €12 500 €47,7 %50 616 € (33,7 %)41 960 € (28 %)+8 656 €
250 000 €20 833 €52,7 %101 028 € (40,4 %)83 198 € (33,3 %)+17 830 €
500 000 €41 667 €56,7 %238 351 € (47,7 %)200 702 € (40,1 %)+37 649 €
1 000 000 €83 333 €58,7 %527 424 € (52,7 %)441 695 € (44,2 %)+85 729 €
5 000 000 €416 667 €60 %2 908 114 € (58,2 %)2 377 507 € (47,6 %)+530 607 €

Écart calculé pour un salarié seul sans enfant, à partir du salaire brut annuel ; le barème actuel inclut la CSG, l’impôt sur le revenu, sa décote et la contribution sur les hauts revenus. Télécharger les 1 000 tranches du barème (CSV).

Qui paie plus, qui paie moins. Un salarié seul paie moins qu’aujourd’hui jusqu’à environ 38 500 € brut par an (3 208 € par mois) : 16 % de moins au SMIC. Au-delà, il paie un peu plus : 5 % de plus à 60 000 €, 21 % à 120 000 €, 19 % au million. Chaque famille reçoit 700 € par enfant. Sur l’ensemble des 41,6 millions de foyers, l’impôt unique rapporte 0,9 à 8,9 Md€ de plus par an, une fois payés le crédit par enfant et les crédits d’impôt conservés (calcul détaillé dans la ligne du tableau ci-dessus). Le barème affiché inclut déjà la baisse de 0,3 point de tous les taux, financée par la suppression des niches fiscales.

  • Fin du taux forfaitaire sur le capital : dividendes, intérêts et plus-values entrent dans le même barème que les salaires. Les dividendes gardent un abattement de 40 % pour tenir compte de l’impôt sur les sociétés déjà payé, comme avant 2018.
  • Pas d’impôt confiscatoire : le taux marginal plafonne à 60 %, 60,5 % avec la CRDS, qui reste à part pour rembourser la dette sociale. Le Conseil constitutionnel n’a pas fixé de seuil, mais il a censuré en 2012 des taux cumulés de 68 % et plus (décision 2012-662 DC). Le prélèvement de solidarité de 7,5 % sur le capital est fondu dans le barème pour que rien ne s’y ajoute.
  • Le couple et les enfants comptent : un couple est imposé sur la moitié de ses revenus réunis, comme aujourd’hui. Le crédit de 700 € par enfant, le même pour toutes les familles, remplace les demi-parts, dont l’avantage grandit avec le revenu. Le Conseil constitutionnel exige qu’un impôt progressif tienne compte du foyer (décision 2000-437 DC).
  • À revenu égal, impôt égal : pensions et revenus d’indépendants entrent dans le même barème, sans abattement, comme pour la CSG. Les retraités aujourd’hui exonérés de CSG ou au taux réduit le restent ; ceux au taux médian ne paient pas plus qu’aujourd’hui.
  • Les crédits d’impôt utiles restent : emploi à domicile, dons, garde d’enfants sont déduits du nouvel impôt, puis évalués comme les autres niches (liste des niches). Les demi-parts des invalides, des parents isolés et des veufs deviennent des crédits du même montant. Leur coût est retiré du rendement.
  • La Sécurité sociale garde sa ressource : une part fixe du produit lui est affectée, comme l’est la CSG aujourd’hui.
  • Moins de paperasse : un seul prélèvement, calculé automatiquement, au lieu de trois impôts aux assiettes différentes.

La flat tax a-t-elle coûté cher ?

En 2017, l’économiste Gabriel Zucman prévoyait un coût de 5,5 à près de 20 Md€ par an à terme, si des salaires étaient déguisés en dividendes (analyse de Gabriel Zucman). L’évaluation officielle de 2023 observe surtout une forte hausse des dividendes versés aux ménages, de 14 à 23 Md€ par an, qui a presque compensé le coût de départ, sans déguisement massif de salaires constaté (France Stratégie). Le retour au barème vise donc d’abord la justice : un euro de dividende paie comme un euro de salaire. L’expérience de 2013 rappelle le risque, quand les dividendes déclarés avaient baissé de 40 % (Institut des politiques publiques) : le chiffrage bas du plan reprend cette baisse.

Les enquêtes vidéo

"Panama Papers" Paradis fiscaux: le casse du siècle - Cash Investigation

France Télévisions, Cash Impact · Publication : · 1 h 34 min

Première diffusion : . Les chiffres restent rattachés à cette période.

Premier numéro de « Cash Impact » (France 2, 28 février 2017) : un an après les Panama Papers, suites en France (Société générale, Bercy, PNF), en Islande et au Panama. La description YouTube cite le film du 5 avril 2016, rappelé en ouverture.

Passages clés et minutage
  1. 0:51 Ouverture : naissance de « Cash Impact » et rappel du scoop des Panama Papers
  2. 2:14 Rappel : Mossack Fonseca, 11,5 millions de documents, 214 000 sociétés offshore
  3. 5:14 Un an après : la Société générale et son patron (annonce)
  4. 6:53 Islande : le journaliste, ses doutes, la liste des ministres et du Premier ministre dans les documents
  5. 13:37 Société générale : 979 sociétés écran selon l'enquête, la promesse faite au Sénat en 2012
  6. 19:49 Islande : le piège de l'interview du Premier ministre
  7. 27:43 Islande : manifestations, chute du gouvernement, retour de l'ancien ministre des finances
  8. 30:22 Autres dirigeants mis en cause (Espagne, Argentine, Pakistan)
  9. 31:05 France : perquisition de la banque, audition à huis clos puis publique du patron, soupçon de faux témoignage, décision du Sénat
  10. 40:11 Nouveaux documents : deux fondations panaméennes, bénéficiaire final, frais payés par la banque
  11. 46:49 Confrontation du patron de la banque : 240 sociétés aux Bahamas, refus de regarder les documents
  12. 50:49 Bilan : enquêtes dans 79 pays, 31 cas en Islande, 560 contribuables recensés à Bercy, 22 informations judiciaires
  13. 53:30 Un industriel du packaging et 21 M€ placés à Hong Kong, licenciements de 37 salariés
  14. 1:07:55 Le PNF : 28 perquisitions, 10 comptes ou placements saisis
  15. 1:08:23 Intermédiaires et gestionnaires de fortune (ancien dirigeant d'une régie publicitaire publique, ancien sportif)
  16. 1:20:49 La Suisse : environ 500 intermédiaires peu contrôlés, test en caméra cachée à Genève
  17. 1:25:55 Panama : le cabinet Mossack Fonseca, perquisition, fondateurs en détention
  18. 1:31:46 John Doe, la source, et la question « à qui le tour ? »
Ce que montre l’enquête, et ce qui en est vérifié
  • Date réelle du contenu : premier numéro de Cash Impact, diffusé le mardi 28 février 2017 à 23 h sur France 2 (OUVERT : Wikipédia, Cash Investigation) ; rediffusion le 14 mars 2017 à 20 h sur Martinique 1ère (OUVERT : fiche France TV Pro). La description YouTube (« Date de première diffusion : 5 avril 2016 ») renvoie au film d'origine « Paradis fiscaux : le casse du siècle » (5 avril 2016, 20 h 55), rappelé dans les premières minutes. Le prochain Cash Investigation annoncé « dans 3 semaines » (01:33:23) est celui du 21 mars 2017 sur la pédophilie dans l'Église.
  • [00:02:23] Fuite du cabinet Mossack Fonseca : 11,5 millions de documents, 214 000 sociétés offshore. Confirmé : ICIJ, page Panama Papers (publication le 3 avril 2016, plus de 11,5 millions de documents, plus de 214 000 entités).
  • [00:02:36, 00:07:15] « 107 journaux dans 76 pays » et « 380 journalistes » : chiffres de l'émission, non recoupés ici (la page ICIJ ouverte ne les donne pas).
  • [00:07:45-00:28:23] Islande : le Premier ministre détenait avec sa compagne, depuis 2007, une société aux îles Vierges britanniques (Wintris) absente de sa déclaration d'intérêts, selon l'émission ; il annonce sa démission le 5 avril 2016 après des manifestations de 8 000 à 22 000 personnes (l'émission dit 22 000, soit 6 % de la population). Démission et manifestations : SECONDAIRE (Wikipédia, notes 115 à 117). Le ministre des finances d'alors est redevenu Premier ministre (émission).
  • [00:15:08-00:15:44] Audition sous serment du PDG de la Société générale devant la commission d'enquête du Sénat : il affirme que la banque n'a plus d'activité dans les États non coopératifs et a fermé ses implantations à Panama. Confirmé : Sénat, rapport n° 673 (2011-2012), tome II, audition du 17 avril 2012, serment avec rappel des articles 434-13 et 434-15 du Code pénal. Nuance : le compte rendu de 2012 contient déjà le mot « implantations », ce qui atténue le « glissement sémantique » présenté par l'émission à 00:34:09.
  • [00:14:24-00:16:22] Société générale : 979 sociétés écran créées ou administrées entre 1977 et 2015 (Panama, îles Vierges britanniques, Seychelles) et 236 actives au moment de l'audition de 2012, selon les documents montrés par l'émission. Le chiffre de 979 (Le Monde, 2016) est repris par la presse ; source primaire non rouverte ; à l'audition à huis clos le PDG aurait contesté le nombre (« une soixantaine »), pas l'existence (propos du sénateur Bocquet dans l'émission).
  • [00:31:10-00:31:17] 5 avril 2016 : perquisition du siège de la Société générale par l'OCLCIFF dans une enquête préliminaire du PNF pour blanchiment de fraude fiscale aggravée. SECONDAIRE (Wikipédia, notes 88 et 92). Issue judiciaire non retrouvée ; la banque conteste toute fraude.
  • [00:37:32-00:37:45] Faux témoignage devant une commission d'enquête : 5 ans de prison et 75 000 € d'amende (chiffres de l'émission, renvoyant aux articles 434-13 du Code pénal, non rouverts) ; le Bureau du Sénat a décidé après vote de ne pas saisir la justice (00:46:18) : décision non retrouvée dans une source primaire.
Sources et bibliographie

Taxe-moi (si tu peux !) : Le triomphe fiscal des ultra-riches | 1/2 | ARTE documentaire

ARTE · Publication : · 46 min 46 s

Documentaire de Thomas Lafarge (2026, 47 min) : de la proposition Zucman au G20 aux « millionnaires patriotes » américains. Début à 31:01 : Bill Gates Sr., pour Responsible Wealth, défend la taxation des grandes fortunes et le maintien de l'impôt sur les successions.

La lecture démarre à 31:01, au passage cité sur cette page.

Passages clés et minutage
  1. 0:00 Introduction : les ultra-riches face à l'impôt (Davos, 15/01/2024)
  2. 4:21 Confessions d'un trader : Guillaume Rambourg
  3. 8:14 La proposition Gabriel Zucman : taxer les milliardaires à 2 % (G20 Brésil)
  4. 13:15 Les années Reagan et le virage néolibéral
  5. 16:04 La courbe de Laffer et le mythe du ruissellement
  6. 21:15 Le lobbying conservateur et le pacte anti-taxe (The Pledge)
  7. 25:32 La fronde des héritiers : préserver les droits de succession (Chuck Collins)
  8. 31:01 Bill Gates Sr. et Responsible Wealth : la fortune doit beaucoup à l'investissement public (début demandé)
  9. 32:47 Abigail Disney et la naissance des « Patriotic Millionaires »
  10. 41:09 L'explosion des inégalités et le nouveau « Gilded Age »
  11. 44:33 Secret fiscal brisé : les données fiscales des milliardaires (ProPublica)
Ce que montre l’enquête, et ce qui en est vérifié
  • [31:01-31:03] Présentation de Responsible Wealth : organisation nationale de 800 dirigeants et personnes fortunées inquiets de la polarisation des revenus et de la richesse (propos du film, en anglais). STATUT : effectif NON VÉRIFIÉ ; la création de Responsible Wealth en janvier 1997 vient de l'historique d'United for a Fair Economy (agent).
  • [31:04-32:12] Bill Gates Sr., au nom de Responsible Wealth, demande pourquoi certains sont si riches : intelligents, travailleurs, ingénieux peut-être, mais que vaudrait leur fortune s'ils étaient nés au Botswana ? Il ajoute que l'internet n'existerait pas sans l'apport « fédéral » (fin de phrase tronquée dans les sous-titres) et que les fortunes viennent aussi de la contribution du service public, financé par l'impôt. Le narrateur en tire que son fils n'aurait pas pu devenir l'homme le plus riche du monde sans l'État fédéral (32:06-32:14). STATUT : propos en anglais, sous-titres automatiques tronqués ; date et lieu de l'intervention non précisés par le film ; source primaire de l'intervention NON RETROUVÉE.
  • [28:19-29:50] Chuck Collins (héritier d'Oscar Mayer) organise une campagne de personnes fortunées pour défendre l'impôt successoral ; Bill Gates Sr. propose de contacter Warren Buffett, George Soros, Paul Newman, Agnes Gund. STATUT : récit de Collins dans le film ; la campagne est corroborée par le résumé éditeur du livre de 2003 (plus de 1 000 personnes fortunées) et par la chronologie de United for a Fair Economy (agent délégué).
  • [29:48-30:08] Article du New York Times du 14/02/2001 montré à l'écran : des dizaines d'Américains fortunés se joignent à la lutte pour le maintien de l'impôt sur les successions ; Buffett, Soros et le père de Gates y voient une question de justice. STATUT : article NON OUVERT (nytimes.com bloqué) ; titre exact et liste des signataires non retrouvés ; Buffett n'apparaît pas dans la vidéo.
  • [27:04-27:52] L'impôt successoral n'était payé que par « moins de 1 % » des gens en 2000. STATUT : INEXACT - IRS SOI, Historical Table 17 (vérifié par un agent délégué) : 51 159 successions imposables pour 2 349 361 décès d'adultes en 2000, soit 2,18 % (2,14 % en 2001) ; sous 1 % seulement à partir de 2005 (0,97 %).
  • [32:20-32:25] « George W. Bush recule et maintient les droits de succession ». STATUT : TROMPEUR - la loi EGTRRA du 7/06/2001 programmait la disparition de l'impôt pour 2010 (rétabli en décembre 2010 par la loi 111-312, 40 % depuis 2013) ; l'exonération est de 15 M$ par personne pour les décès après le 31/12/2025 (loi 119-21 du 4/07/2025) (govinfo.gov, lus par l'agent délégué).
  • [41:36-41:41] Les 400 Américains les plus fortunés paient proportionnellement moins que les 10 % les plus pauvres (2018). STATUT : CORRESPOND à Saez et Zucman (Brookings, 2019, fig. 5) : 23,04 % contre 25,62 % pour le premier décile, tous impôts confondus, incidence modélisée ; le chiffre du livre compare à la moitié inférieure (24,2 %, non rouvert).
  • [14:49-14:56] Taux marginal supérieur de l'impôt fédéral : 70 % à l'arrivée de Reagan, 28 % à son départ. STATUT : EXACT en deux temps (70 % jusqu'en 1980, 50 % de 1982 à 1986, 28 % de 1988 à 1990) - IRS SOI, Historical Table 23 (agent délégué).
Sources et bibliographie

Impôts : qui profite vraiment des réformes d’Emmanuel Macron ? - Cash Investigation

France Télévisions, Cash Investigation · Publication : · 34 min 3 s

Première diffusion : . Les chiffres restent rattachés à cette période.

Extrait de « Qui profite de nos impôts ? » (France 2, 1re diffusion le 19/11/2019, remis en ligne le 13/03/2026) : ISF remplacé par l'IFI, PFU, exil fiscal, 14,5 Md€ de recettes perdues sur 2018-2020. Données de 2018-2019 : à lire avec l'évaluation de 2023.

Passages clés et minutage
  1. 0:00 Gilets jaunes, grand débat : la colère fiscale
  2. 1:40 Les grandes réformes fiscales des présidents
  3. 2:21 ISF remplacé par l'IFI : la promesse de 2017 et le « cadeau fiscal »
  4. 4:07 CICE (100 Md€ depuis 2013) et taxe carbone
  5. 5:07 Crédit d'impôt recherche et rapport parlementaire « broyé »
  6. 6:27 Débat fiscal à Créteil ; le ping-pong de l'ISF (1980-2017)
  7. 9:46 Le programme de 2017 : IFI (patrimoine > 1,3 M€) et PFU de 30 %
  8. 13:41 Les grands patrons refusent de dire ce qu'ils ont fait des économies d'impôt
  9. 17:20 Sénat : la note confidentielle de Bercy (Vincent Éblé) - 1,6 M€ par foyer pour les 100 plus grandes fortunes
  10. 19:57 Entretien avec le ministre Gérald Darmanin et graphique de l'IPP
  11. 25:43 Les riches sont-ils revenus ? Classement Challenges et exil fiscal
  12. 28:43 L'avocat fiscaliste : retours, gilets jaunes, usage des économies
  13. 32:08 Ils ont consommé plutôt qu'investi
  14. 33:19 Bilan du projet de loi de finances 2020 : 14,5 Md€ de moins en 2018-2020
Ce que montre l’enquête, et ce qui en est vérifié
  • [02:34-02:48 ; 18:23-19:44] Selon une note confidentielle de Bercy obtenue par Vincent Éblé (président de la commission des finances du Sénat en 2019), les réformes IFI + PFU de 2018 ont fait gagner 160 M€ aux 100 plus grandes fortunes, soit 1,6 M€ en moyenne. STATUT : NON VÉRIFIÉ - document confidentiel jamais publié ; le sénateur refuse de le montrer à l'écran ; Gérald Darmanin ne conteste pas le chiffre mais l'« idéologie » (20:54-22:50).
  • [23:02-24:21] Graphique attribué à l'IPP (octobre 2019) : en 2020, perte de 49 centimes pour le centile le plus pauvre, gain maximal de 1 303 € pour la classe moyenne, +23 072 € pour les 0,1 % les plus riches. STATUT : NON RETROUVÉ dans les documents IPP ouverts (diapositives du 15/10/2019 et Note n° 49 du 13/02/2020) ; la Note n° 49 donne +3,9 % de revenu disponible pour les 0,1 % les plus aisés sur 2018-2020 (niveau de vie > 18 689 €/mois). Un contrôle LCI du 19/11/2019 posait déjà la question.
  • [33:27-33:58] 14,5 Md€ de recettes perdues sur 2018-2020 pour l'IFI et le PFU (« PLF 2020 »). STATUT : RECOUPÉ par calcul - les mesures nouvelles des RESF 2019 et 2020 reprises par l'IPP donnent IFI -3,2 Md€ et PFU -1,4 / -0,3 / -0,1 Md€ : 4,6 + 4,9 + 5,0 = 14,5 Md€ (ex ante, pas un coût constaté).
  • [09:46-11:12] Après la réforme, seul le patrimoine immobilier est imposé à l'IFI, au-dessus de 1,3 M€. STATUT : COHÉRENT avec le Sénat n° 760 (foyers IFI : patrimoine immobilier d'au moins 1,3 M€) ; seuil légal non rouvert.
  • [12:34-12:48] PFU de 30 % contre jusqu'à 58 % auparavant pour dividendes, intérêts et plus-values. STATUT : NON VÉRIFIÉ ici (taux avant 2018 non rouverts).
  • [26:49-27:27 ; 31:51-32:08] Éric Tréguier (Challenges) n'a rencontré personne qui soit revenu parmi ~700 personnes interrogées par an ; 14 des 50 premières fortunes vivent à l'étranger ; en 2017, plus faible nombre de départs depuis 2005. STATUT : témoignage et chiffres de presse non vérifiés ; l'évaluation du comité de France Stratégie (9/10/2023), selon la page locale, constate ~380 retours contre ~260 départs par an de foyers IFI sur 2018-2021 (non re-vérifié).
  • [32:15-32:39] Un avocat fiscaliste (non nommé dans la transcription) affirme que ses clients n'ont pas réinvesti dans l'économie productive mais consommé. STATUT : témoignage non quantifié ; l'évaluation 2023, selon la page locale, ne détecte aucun effet du PFU sur l'investissement (non re-vérifié).
  • [04:07-04:15] CICE : 100 Md€ depuis 2013. STATUT : hors périmètre du domaine, non vérifié.
Sources et bibliographie

Lecteurs YouTube en mode de confidentialité renforcée, chargés seulement à l’approche de la vidéo ; la lecture transmet des données à YouTube. Les chiffres retenus sur cette page sont ceux recoupés par une source primaire.

Levier 4 : supprimer les dépenses qui ne servent pas

Une dépense publique utile n’est pas en cause. Le plan vise celles dont le résultat n’est pas démontré : niches et aides versées sans contrepartie, marchés publics surpayés par des ententes ou la corruption, partenariats public-privé qui reportent la facture sur vingt ans, actes de soins inutiles. Chaque aide devient conditionnelle et remboursable si l’engagement n’est pas tenu.

Rendement de ce levier : 12,2 à 29,6 Md€ par an, 11 mesures additionnées.

  1. Supprimer ou réduire chaque année les niches fiscales évaluées comme inefficaces

    Rendement1,1 à 2,4 Md€ par an

    Non additionné au total : remplacée par la revue complète des 465 niches.

    Qui465 dépenses fiscales ; 15 portent la moitié du coût (crédit d’impôt recherche, emploi à domicile, abattement sur les pensions, Dutreil, épargne salariale). Fiabilité moyenne

    Le problème

    88,3 à 91,8 Md€ par anCoût, 2025 (91,8 estimé) et 2026 (88,3 prévu). Sénat n° 139 (2025-2026), tome II

    Base du calcul

    Repère officiel : le PLF 2026 initial proposait 1,1 Md€ de réductions et 1,3 Md€ de suppressions de niches. Un paquet de cette taille, répété après évaluation. Sénat n° 139, tome II

    Couper à la source
    • Clause d’extinction automatique pour toute niche de plus de 50 M€, évaluation publique tous les quatre ans
    • Chiffrage obligatoire avant vote : 54 niches étaient « non chiffrables » en 2024
    • Publication du nombre de bénéficiaires et du coût par bénéficiaire

    Lire le dossier détaillé

  2. Supprimer les taux réduits de TVA jugés sans effet par l’IGF (restauration, hôtellerie)

    Rendement4 Md€ par an

    QuiRestauration, hôtellerie, télévision, enceintes sportives, eaux en bouteille. Fiabilité moyenne

    Le problème

    4 Md€ par anCoût, 2022-2023. IGF, revue des aides aux entreprises, avril 2024

    Base du calcul

    Chiffrage de l’IGF pour la suppression de ces taux réduits. IGF, avril 2024

    Couper à la source
    • Vérifier l’effet sur les prix et l’emploi, secteur par secteur, avant suppression
    • Caisses certifiées et e-reporting dans la restauration pour éviter un report vers la fraude

    Lire le dossier détaillé

  3. Arrêter les allègements de cotisations à 2,5 Smic et y compter l’épargne salariale

    Rendement1 à 4 Md€ par an

    QuiEmployeurs de salariés payés jusqu’à 3 Smic, surtout dans les services à bas salaires. Fiabilité moyenne

    Le problème

    77,3 à 80 Md€ par anCoût, 2024-2026. Sénat n° 131 (2025-2026)

    Base du calcul

    Chiffrages de la Cour des comptes repris par le Sénat : 1 Md€ pour une sortie à 2,5 Smic au lieu de 3, 3 Md€ pour intégrer participation, intéressement et actionnariat salarié. Sénat n° 131, tome I

    Couper à la source
    • Indicateur public de trappe à bas salaires et d’effet sur l’emploi
    • Simulation par secteur avant chaque baisse (propreté, médico-social)

    Lire le dossier détaillé

  4. Ramener de 30 % à 20 % le taux du crédit d’impôt recherche des grandes entreprises

    Rendement0,9 à 1,4 Md€ par an

    Qui15 507 entreprises bénéficiaires ; les grandes entreprises captent 38 % de la créance (2,8 Md€ sur 7,4 Md€ en 2022). Fiabilité faible

    Le problème

    7,4 à 8 Md€ par anCoût, 2022 à 2026. Sénat, commission d’enquête sur les aides publiques (2025)

    Base du calcul

    Créance des grandes entreprises (2,8 Md€) réduite d’un tiers (taux de 20 %) à de moitié (15 %). Calcul statique. Sénat, rapport n° 808, annexe 11

    Couper à la source
    • Documentation technique opposable, déposée avant le contrôle
    • Plafond des honoraires au succès des cabinets qui montent les dossiers
    • Maintien de la recherche en France pendant cinq ans pour les gros montants

    Lire le dossier détaillé

  5. Supprimer les aides budgétaires aux entreprises repérées comme inefficaces par l’IGF

    Rendement900 M€ par an

    QuiBénéficiaires d’aides peu évaluées : chambres de commerce et des métiers, accompagnement Bpifrance, etc. Fiabilité moyenne

    Le problème

    22,9 Md€Stock, 2022, aides examinées. IGF, revue des aides aux entreprises, avril 2024

    Base du calcul

    Part budgétaire des 2,8 Md€ d’économies de l’IGF ; sa part fiscale (1,9 Md€) recoupe les lignes niches et crédit d’impôt recherche et n’est pas recomptée. IGF, avril 2024, tableau 2

    Couper à la source
    • Toute aide devient conditionnelle et remboursable si l’engagement n’est pas tenu, ou en cas de délocalisation dans les deux ans
    • Aides exclues du résultat distribuable aux actionnaires
    • Registre public des aides perçues par entreprise, publié chaque année par l’Insee
    • Aide réservée aux entreprises dont la trésorerie, lue dans les comptes déjà déposés au fisc, ne couvre pas le projet financé

    Lire le dossier détaillé

  6. Ne plus créer d’aide sans contrôle d’usage : la leçon des 100 Md€ du CICE

    RendementNon chiffré

    Qui100 à 107 Md€ de créances de CICE de 2013 à 2018 ; 272 grandes entreprises ont capté 30 % du millésime 2014. Usages contestés cités par le Sénat, sans sanction : Michelin (4,3 M€). Fiabilité élevée

    Le problème

    100 à 107,4 Md€ cumulésCoût, créances 2013-2018. Sénat, rapports n° 789 (2016) et n° 808 (2025)

    Base du calcul

    Le CICE n’existe plus depuis 2019 et une note de la DGFiP de 2013 interdit tout rappel fondé sur l’usage : aucun montant ne peut être récupéré. Résultat estimé : 100 000 à 160 000 emplois. Sénat, rapport n° 808

    Couper à la source
    • Inscrire dans la loi que l’usage conditionne l’aide, avec sanction
    • Étude d’impact et comité d’évaluation dès la création de toute aide de plus de 1 Md€ par an
    • Montants d’aides par entreprise transmis aux représentants du personnel

    Lire le dossier détaillé

  7. Détecter par algorithme les ententes dans tous les marchés publics

    Rendement0,2 à 1,6 Md€ par an

    QuiEntreprises membres d’ententes (BTP, signalisation routière, déchets) ; noms seulement d’après des décisions publiées. Fiabilité faible

    Le problème

    0,4 à 3,2 Md€ par anEstimation, marchés 2023-2024 (170,7 à 233,3 Md€ recensés). Calcul : prévalence des ententes du régulateur britannique, surcoût de 27,5 % validé par le Conseil d’État

    Base du calcul

    Un tiers à la moitié du surcoût estimé évité, quand le criblage des offres double la probabilité de détecter une entente. Régulateur britannique (CMA), Conseil d’État, Sénat

    Couper à la source
    • Publication en données ouvertes de toutes les offres de tous les marchés, dès le premier euro
    • Outil de criblage des appels d’offres comme en Corée, en Espagne ou au Brésil
    • Exclusion des entreprises condamnées et bénéficiaires effectifs obligatoires pour chaque soumissionnaire
    • Rotation et double contrôle des acheteurs sur les marchés sensibles ; protection des lanceurs d’alerte

    Lire le dossier détaillé

  8. Interdire tout partenariat public-privé sans comparateur public prouvant son avantage

    Rendement30 à 350 M€ par an

    QuiÉtat et collectivités qui paient des loyers sur 20 à 30 ans à quelques grands groupes. Fiabilité faible

    Le problème

    Surcoûts de 12,7 % à 41 % du coût global dans les cas examinés par la Cour des comptes (2009-2011)Sénat, rapport n° 733 (2014)

    Base du calcul

    Nouveaux PPP (2,4 à 4 Md€ par an) × part qui échouerait au comparateur public (10 à 30 %) × surcoût évité. Sénat, rapport n° 733

    Couper à la source
    • Comparateur public obligatoire et publié avant toute décision, avec les vrais taux de financement
    • Contrat et annexes financières publiés : fin du secret des affaires opposé aux chambres des comptes
    • Audit du stock de loyers et rachat quand le loyer dépasse le coût public

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  9. Réduire les actes de soins inutiles : objectifs de pertinence de l’Assurance maladie

    Rendement0,8 à 4,5 Md€ par an

    QuiPrescripteurs et établissements payés à l’acte ou à l’activité ; un acte non pertinent n’est ni une fraude ni une faute. Fiabilité faible

    Le problème

    Gisement de soins non pertinents estimé à 22 Md€ par la Cour des comptes (avril 2026)Cour des comptes, via franceinfo

    Base du calcul

    Bas : objectif 2027 de l’Assurance maladie. Haut : sa cible 2030 pour l’efficience et la pertinence. Assurance maladie, Charges et produits pour 2026 et 2027

    Couper à la source
    • Indicateurs de pertinence par prescripteur, transmis aux professionnels
    • Entretiens confraternels (moins 10 à 15 % de prescriptions) et mise sous objectifs (moins 30 %)
    • Moins d’incitation tarifaire à l’activité pour les situations qui ne la justifient pas
  10. Réduire de 30 % les journées d’hôpital qui ne se justifient plus médicalement

    Rendement1 à 1,3 Md€ par an

    Non additionné au total : recoupe les objectifs de pertinence de l’Assurance maladie.

    Qui30 000 patients par jour restent hospitalisés faute de solution d’aval. Fiabilité moyenne

    Le problème

    4,2 Md€ par anCoût, 2024. Cour des comptes, rapport sur la sécurité sociale 2026

    Base du calcul

    Objectif de la Cour : gain net de 30 % en quatre ans (1,0 Md€ pour les séjours trop longs, 0,3 Md€ pour les hospitalisations évitables). Cour des comptes, RALFSS 2026

    Couper à la source
    • Hospitalisation à domicile, hébergements temporaires et équipes mobiles
    • Filière gériatrique redimensionnée
  11. Sécuriser la facturation des transports de patients et restreindre leur prise en charge

    Rendement300 à 640 M€ par an

    Non additionné au total : recoupe la ligne contrôle avant paiement de l’Assurance maladie.

    QuiTaxis conventionnés, ambulances et prescripteurs ; les hôpitaux prescrivent près des deux tiers des transports. Fiabilité moyenne

    Le problème

    640 M€ par anEstimation, 2024, erreurs et fraudes. Cour des comptes, RALFSS 2026

    Base du calcul

    Bas : objectif d’économie de la loi de financement 2025. Haut : totalité des erreurs et fraudes estimées. Cour des comptes, RALFSS 2026

    Couper à la source
    • Géolocalisation et facturation électronique certifiées
    • Transports prescrits par l’hôpital à la charge de l’hôpital
  12. Limiter la durée des premiers arrêts de travail et suivre tôt les arrêts longs

    Rendement250 à 300 M€ par an

    QuiArrêts longs ou répétés : pertinence de la dépense, pas soupçon général de fraude. Fiabilité moyenne

    Le problème

    Indemnités journalières : dépense en forte hausse, 45 % portés par les arrêts longsCour des comptes, RALFSS 2026

    Base du calcul

    Objectifs d’économie de l’Assurance maladie : 300 M€ en 2026, 250 M€ en 2027. Assurance maladie, Charges et produits pour 2027

    Couper à la source
    • Durées de première prescription plafonnées, suivi médical précoce des arrêts longs
    • Arrêt de travail électronique sécurisé et fermeture des sites de faux arrêts
  13. Payer les médicaments au juste prix : baisses de prix et remises négociées chaque année

    Rendement1,2 à 2,3 Md€ par an

    QuiIndustriels du médicament (remises conventionnelles, clause de sauvegarde). Fiabilité moyenne

    Le problème

    41,7 Md€ par anCoût, 2024, dépense de produits de santé. Cour des comptes, RALFSS 2025

    Base du calcul

    Bas : plan de baisse de prix 2025 du comité économique des produits de santé. Haut : enveloppe prévue pour 2026. Haut Conseil des finances publiques

    Couper à la source
    • Régulation par les volumes : bon usage et lutte contre le gaspillage
    • Prix réévalués à l’arrivée des génériques et biosimilaires
  14. Réformer le compte personnel de formation : fin des formations sans valeur et de la fraude

    Rendement900 M€ par an

    QuiOrganismes de formation frauduleux ou sans résultat ; titulaires sollicités par démarchage. Fiabilité faible

    Le problème

    2,5 Md€ par anCoût, 2022. Cour des comptes, 2023

    Base du calcul

    Prévision du Gouvernement citée par la Cour des comptes pour les réformes du CPF et du plan d’investissement dans les compétences. Cour des comptes, juin 2026

    Couper à la source
    • Contrôle des organismes de formation avant paiement
    • Participation du titulaire et interdiction du démarchage
  15. Réduire d’un quart la paperasse des entreprises et ne plus redemander une pièce que l’État détient

    RendementNon chiffré

    QuiEntreprises, surtout les PME, et administrations qui produisent ou contrôlent les normes. Fiabilité faible

    Le problème

    60 Md€ par anEstimation, coût de la réglementation pour les entreprises, « a minima » 3 % du PIB. Sénat, délégation aux entreprises, juin 2023

    Base du calcul

    Gain pour les entreprises de 6 à 15 Md€ par an si la charge baisse de 10 à 25 %, la baisse obtenue par les Pays-Bas en 2003-2007. Ce n’est pas une recette publique : l’effet sur le budget passe par la productivité et n’est pas additionné. Sénat, rapport n° 743 ; calcul du site

    Couper à la source
    • Coût de chaque nouvelle norme mesuré avant son adoption, une norme ancienne supprimée pour chaque nouvelle
    • Interdiction de redemander une pièce que l’administration détient déjà (« Dites-le-nous une fois »), avec sanction
    • Facture électronique achevée en 2027 : les saisies disparaissent, et le gain réel des PME est mesuré
  16. Passer en revue les 465 niches fiscales : en supprimer 167, en réduire 73, garder les utiles

    Rendement2,1 à 9,3 Md€ par an

    QuiMénages aisés qui cumulent réductions et exonérations (investissement locatif, outre-mer, épargne salariale, heures supplémentaires), secteurs à taux réduit de TVA ou d’accise, entreprises aidées sans évaluation. Fiabilité moyenne

    Le problème

    88,3 Md€ par anCoût, 2026, 465 dépenses fiscales (91,8 Md€ en 2025). Voies et moyens, tome II, projet de loi de finances pour 2026

    Base du calcul

    Gain des 147 niches supprimées ou réduites qui ne sont pas déjà chiffrées ailleurs dans le plan (30,7 Md€ de coût) : 6,5 à 13,7 Md€ par an après réactions des contribuables et montée en charge, dont 4,1 à 7,7 sur les ménages et 2,4 à 6,0 sur les entreprises, la TVA et l’énergie. On retire 4,4 Md€ rendus à tous par une baisse de 0,3 point de chaque taux du barème. Ni la TVA de la restauration, ni le crédit d’impôt recherche, ni le pacte Dutreil, ni l’abattement sur les pensions ne sont comptés deux fois. Calcul du site sur le tome II du PLF 2026 ; évaluations de la Cour des comptes, du CPO et de l’IGF

    Couper à la source
    • Chaque niche gardée est inscrite dans la loi avec son coût et ses bénéficiaires, publiés chaque année
    • Évaluation publique avant toute prolongation d’une niche de plus de 50 M€ par an, extinction automatique au bout de quatre ans sans évaluation
    • Plafond global des avantages fiscaux de 10 000 € par foyer, sans nouvelle exception
    • Interdiction de recréer l’avantage par un régime voisin sans évaluation

    Lire le dossier détaillé

Les 465 niches fiscales, une par une

Une niche fiscale est une recette à laquelle l’État renonce : exonération, abattement, réduction ou crédit d’impôt. En 2026, il y en a 465, pour 88,3 Md€. Chacune complique l’impôt et ouvre une porte à l’optimisation, parfois à la fraude. Le plan les passe toutes en revue : il supprime celles dont l’utilité n’est pas démontrée, réduit celles qui profitent surtout aux plus aisés, et garde celles qui servent vraiment, comme les dons, le handicap ou la garde des jeunes enfants. Le gain atteint 2,1 à 9,3 Md€ par an, après avoir rendu une partie à tous les contribuables par une baisse de 0,3 point de chaque taux du barème : environ 78 € de moins par an à 30 000 € brut, 168 € à 60 000 €.

Niches fiscales en 202646588,3 Md€ de recettes auxquelles l’État renonce
Supprimées16716,4 Md€ de coût en 2026
Réduites7337,6 Md€ de coût en 2026
Conservées16131,8 Md€ de coût en 2026
À évaluer642,5 Md€ de coût en 2026
Ce que coûtent les niches, impôt par impôt (2026)

Coûts estimés par l’administration, sans tenir compte des réactions des contribuables. Dont 8,7 Md€ repris du dernier chiffrage connu pour des niches devenues non chiffrables. Source : Évaluation des voies et moyens, tome II « Dépenses fiscales », annexe au projet de loi de finances pour 2026.

Voir les données
ImpôtCoût en 2026
Impôt sur le revenu41,3 Md€
Impôt sur le revenu et sur les sociétés14,4 Md€
TVA12,4 Md€
Accises sur l’énergie7,5 Md€
Successions, donations, enregistrement4,5 Md€
Impôt sur les sociétés3,7 Md€
Autres impôts2,9 Md€
Impôts locaux1,5 Md€

Les 30 niches les plus coûteuses et ce que le plan en fait

NicheCoût en 2026VerdictPourquoi
Crédit d'impôt en faveur de la recherche
n° 200302, IR et IS
8 Md€RéduiteUtile à la R&D privée (l'IGF ne propose pas de réforme de fond) mais 201 grandes entreprises, 1 % des bénéficiaires, touchent 36 % de la créance : réduire le taux des grandes entreprises, garder les PME.
Crédit d'impôt au titre de l'emploi d'un salarié à domicile
n° 110246, IR
7,2 Md€ConservéeRetenu par le plan (impôt unique). Peu efficient : environ 70 000 emplois créés depuis 2005, recours supérieur à 50 % chez les 3 % de foyers les plus aisés. Option non retenue ici : taux de 40 % et plafond de 3 000 € (0,9 à 1,1 Md€).
Abattement de 10 % sur le montant des pensions (y compris les pensions alimentaires) et des retraites
n° 120401, IR
4,7 Md€Supprimée30 % du coût au dernier dixième, 0,3 % aux 30 % les plus modestes. Supprimé par l'impôt unique. Le PLF 2027 propose déjà un sous-plafond de 3 000 € (1,4 Md€ en 2027).
Exonération partielle, sous certaines conditions, de droits de mutation à titre gratuit lors de la…
n° 520110, Droits de succession et de donation
4 Md€Réduite1 % des donataires (110 personnes) captent 65 % de l'avantage, sans effet visible sur l'investissement ni l'emploi. Plan : exonération de 75 % à 50 % et plafond par transmission.
Exonération des sommes versées au titre de la participation, de l'intéressement, de l'abondement, d'un…
n° 120108, IR
2,9 Md€RéduiteParticipation, intéressement et épargne salariale : coût de l'ensemble en hausse de 93 % depuis 2011 (CPO), bénéficiaires non déterminés (Cour), avantage qui croît avec le salaire. Plafonner l'exonération.
Taux de 10 % pour les travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien, autres que les…
n° 730213, TVA
2,5 Md€RéduiteCoût par emploi élevé (40 000 à 170 000 € selon les évaluations), avantage concentré sur les ménages aisés. Recentrer sur les travaux utiles ; la supprimer d'un coup pénaliserait le bâtiment. Renumérotée 730502 au PLF 2027.
Taux de 10% pour la restauration commerciale (consommation sur place et vente à emporter en vue d'une…
n° 730221, TVA
2,3 Md€SuppriméeRépercussion de 20 % sur les prix, 6 500 à 9 000 emplois par an contre 40 000 espérés ; supprimer rapporte environ 1,5 Md€ avant effet sur la demande (IGF). Pénaliserait la restauration.
Exonération de l’impôt sur le revenu, sous certaines conditions et limites, des rémunérations versées à…
n° 120146, IR
2,3 Md€SuppriméeLe CPO juge l'exonération inefficace sur les heures travaillées et recommande de la supprimer ; la Cour note qu'aucune évaluation n'existe et que les bénéficiaires restent inconnus. Pénaliserait les salariés qui font des heures supplémentaires.
Réduction d'impôt au titre des dons
n° 110201, IR
2,2 Md€ConservéeDons : utilité sociale, retenue par le plan. 29 % du coût au dernier dixième des bénéficiaires. Option non retenue ici : plafond de 2 000 € (+360 M€, IGF).
Crédit d'impôt pour frais de garde des enfants âgés de moins de 6 ans
n° 110203, IR
1,8 Md€ConservéeGarde des enfants de moins de 6 ans : retenue par le plan. Crédit remboursable peu concentré (indice de Gini 0,15).
Réduction d'impôt au titre des dons faits par les entreprises à des œuvres ou organismes d'intérêt général
n° 210309, IR et IS
1,7 Md€ConservéeMécénat des entreprises : utilité sociale (associations), note 2 en 2011. Option non retenue ici : passer en déduction (+523 M€, IGF).
Tarif réduit (remboursement ou application dès la facturation) pour les gazoles, les fiouls lourds et les gaz…
n° 800229, Accise sur les carburants et combustibles
1,7 Md€RéduiteClassé défavorable à l'environnement (1,7 Md€ au PLF 2027). L'IGF et l'IGEDD proposent de le supprimer progressivement au profit d'aides au revenu. Pénaliserait les agriculteurs : remplacer par une aide ciblée.
Exonération des prestations familiales et de l'allocation aux adultes handicapés
n° 120202, IR
1,6 Md€ConservéePrestations familiales et allocation aux adultes handicapés : solidarité et handicap. Note 0 en 2011 car l'exonération ne profite qu'aux imposables, mais la supprimer taxerait des aides de solidarité.
Réduction du champ de l'accise sur les produits énergétiques à usage carburants, dans les collectivités…
n° 800401, Accise sur les carburants et combustibles
1,5 Md€ConservéeAccise sur les carburants outre-mer : protège le prix des carburants dans des territoires à vie chère. Pénaliserait l'outre-mer. Montant de 1,5 à 1,6 Md€ selon la source.
Réductions d'impôt sur le revenu en faveur de l'investissement locatif intermédiaire (dispositifs Duflot et…
n° 110261, IR
1,3 Md€ConservéeÉteinte (fait générateur 2024), coût résiduel jusqu'en 2038. Cour 2024 : environ 70 % des investisseurs dans le dernier dixième, effet sur l'offre mal mesuré. Ne pas rouvrir ; aucun gain à supprimer.
Niveau des taux en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion (8,5 % pour le taux normal et 2,1 % pour le taux…
n° 710103, TVA
1,3 Md€ConservéeTaux de TVA ultramarins (8,5 % et 2,1 %) : maintiennent le pouvoir d'achat outre-mer. Note 1 en 2011 (peu efficient). Pénaliserait des territoires à forte vie chère.
Tarif réduit (remboursement) pour les gazoles utilisés comme carburant par les véhicules routiers de…
n° 800221, Accise sur les carburants et combustibles
1,2 Md€RéduiteGazole routier des transporteurs : défavorable à l'environnement (1,3 Md€ au PLF 2027), à supprimer progressivement selon l'IGF et l'IGEDD. Pénaliserait le transport routier face à ses concurrents.
Taux de 5,5% pour les travaux d'amélioration de la qualité énergétique des locaux à usage d'habitation…
n° 730223, TVA
1,1 Md€RéduiteAide la plus utilisée pour les travaux énergétiques (environ 0,05 € par kWh évité) mais effet incitatif jugé réduit par l'IGF et le CGEDD en 2017. À recentrer. Renumérotée 730501 au PLF 2027.
Demi-part supplémentaire, ou quart de part supplémentaire en cas de résidence alternée des enfants à charge…
n° 110110, IR
865 M€ConservéeDemi-part des parents qui élèvent seuls des enfants : solidarité envers des familles. L'impôt unique la remplace par un crédit de 700 € par enfant : à vérifier.
Crédits d'impôt "Prêt à taux zéro" et "Prêt à taux zéro renforcé PTZ+"
n° 210313, IR et IS
838 M€RéduitePrêt à taux zéro : coût en hausse (0,7 Md€ en 2025, 1,2 Md€ en 2027), 38 % de ménages modestes en 2025. Recentrer sur les zones tendues. Échéance 2027 : gain non compté.
Réduction d'impôt sur le revenu à raison des investissements productifs réalisés dans les départements et…
n° 110224, IR
831 M€Réduite84 % des bénéficiaires dans le dernier dixième, deux monteurs captent près de 70 % de l'avantage. Préférer le crédit d'impôt versé aux sociétés exploitantes : environ 0,3 Md€ selon le CPO.
Exonération des intérêts des livrets A
n° 140102, IR
793 M€ConservéeLivret A : finance le logement social, note 3 en 2011 (efficient).
Taux de 10 % pour les prestations d’hébergement fournies dans le cadre du secteur hôtelier ou de secteurs…
n° 730205, TVA
780 M€SuppriméeHôtellerie : fait partie des taux réduits que l'IGF juge sans effet suffisant ; à supprimer avec la restauration. Pénaliserait l'hôtellerie.
Demi-part supplémentaire pour les contribuables vivant seuls ayant eu à titre exclusif ou principal, en…
n° 110102, IR
684 M€SuppriméeNe soutient pas des familles ayant des enfants à charge ; 85 % de l'avantage va aux déciles 6 à 10. L'IGF et l'Igas proposent de la supprimer (690 M€). Absente du barème de l'impôt unique.
Exonération des revenus provenant de l'épargne salariale (participation, plan d'épargne salariale et…
n° 140109, IR
652 M€RéduiteExonération des revenus de l'épargne salariale : avantage qui croît avec l'épargne, note 1 en 2011. À plafonner avec l'exonération de la participation et de l'intéressement.
Détermination du résultat imposable des entreprises de transport maritime en fonction du tonnage de leurs…
n° 320119, IS
620 M€ConservéeTaxation au tonnage : régime forfaitaire des armateurs, note 3 en 2011. Coût très volatil (0,6 à 1,4 Md€ selon l'année).
Taux de 10 % dans le secteur du logement locatif social pour les opérations qui ne sont pas éligibles au taux…
n° 730210, TVA
620 M€ConservéeTVA à 10 % du logement social : note 3 en 2011. Option IGF 2026 (aligner : 323 M€) non retenue, elle renchérit le logement social.
Tarif réduit pour l’électricité consommée par les entreprises électro-intensives pour les besoins des…
n° 820203, Accise sur l'électricité
613 M€RéduiteÉlectricité des entreprises électro-intensives : l'IGF propose de recentrer sur les installations vraiment exposées (environ 100 M€). Pénaliserait l'industrie.
Exonération ou imposition réduite des produits attachés aux bons ou contrats de capitalisation et…
n° 140119, IR
569 M€RéduiteAssurance-vie après huit ans : avantage qui croît avec le capital placé, note 1 en 2011. À plafonner ; la transmission relève de la mesure assurance-vie du plan.
Taux de 5,5 % dans le secteur de l’accession sociale à la propriété et dans le secteur du logement locatif…
n° 730216, TVA
565 M€ConservéeAccession sociale à la propriété (TVA 5,5 %) : note 3 en 2011 (efficient).

Qui en profite

  • Abattement de 10 % sur les pensions : Le dernier dixième capte 30 % du coût, les 30 % les plus modestes 0,3 % (revenus 2023, 15,1 millions de foyers comptés). Le CPO donne 0 pour les quatre premiers dixièmes et 1,3 Md€ sur 4,6 au dernier. (source)
  • Réduction d'impôt pour dons : Le dernier dixième des bénéficiaires capte 29 % du coût (5,6 millions de foyers) ; aucun avantage pour les non-imposables. Part des contribuables qui déclarent des dons : 5 % au 5e dixième, 30 % au dernier (CPO). (source)
  • Crédit d'impôt emploi à domicile : La moitié basse des 4,9 millions de bénéficiaires reçoit 39 % du coût (Gini 0,17). Consommation concentrée sur les 20 % de foyers les plus aisés, recours supérieur à 50 % chez les 3 % les plus aisés ; montant moyen déclaré inférieur à 400 € du 1er au 9e dixième, supérieur à 1 200 € au dernier. (source)
  • Investissement locatif Pinel : Environ 70 % des investisseurs sont dans le dernier dixième de revenu ; 54 % de cadres, 86 % propriétaires de leur résidence principale. (source)
  • Demi-part des anciens parents isolés : 85 % de l'avantage va aux déciles 6 à 10 et 51 % aux déciles 8 à 10 (1,3 million de ménages). (source)
  • Réduction d'impôt pour investissements productifs outre-mer : 84 % des 28 935 bénéficiaires de 2020 sont dans le dernier dixième ; deux monteurs captent près de 70 % de la dépense de plein droit. (source)
  • Pacte Dutreil : 1 % des donataires (110 personnes) reçoivent 65 % de l'avantage, 30 M€ chacun en moyenne contre 500 000 € pour l'ensemble. Les groupes de plus de 5 000 salariés captent 18 % de l'avantage. (source)
  • Crédit d'impôt recherche : 201 grandes entreprises (1 % des bénéficiaires) touchent 36 % de la créance de 2021 ; effets plus nets pour les PME que pour les grandes entreprises (CNEPI 2021). (source)

La liste complète des 465 niches

Supprimées : 167 niches
  1. 120401 Abattement de 10 % sur le montant des pensions (y compris les pensions alimentaires) et des retraites 4 665 M€
  2. 730221 Taux de 10% pour la restauration commerciale (consommation sur place et vente à emporter en vue d'une consommation immédiate) 2 275 M€
  3. 120146 Exonération de l’impôt sur le revenu, sous certaines conditions et limites, des rémunérations versées à raison des heures supplémentaires… 2 250 M€
  4. 730205 Taux de 10 % pour les prestations d’hébergement fournies dans le cadre du secteur hôtelier ou de secteurs ayant une fonction similaire et… 780 M€
  5. 110102 Demi-part supplémentaire pour les contribuables vivant seuls ayant eu à titre exclusif ou principal, en vivant seuls, la charge d'enfants… 684 M€
  6. 730222 Taux de 10 % pour les ventes et livraisons à soi-même, à des investisseurs dotés de la personnalité morale, de logements locatifs… 385 M€
  7. 120508 Imposition au taux forfaitaire des prestations de retraite versées sous forme de capital : 12,8 % pour la part correspondant aux produits… 379 M€
  8. 800216 Tarif particulier pour le superéthanol E85, carburant essence comprenant au moins 65 % d'éthanol 360 M€
  9. 120138 Exonération sous plafond des indemnités reçues par les salariés en cas de rupture conventionnelle du contrat de travail (ou dispositifs… 285 M€
  10. 210321 Crédit d'impôt "Eco prêt à taux zéro" 255 M€
  11. 120402 Abattements des articles 150-0 D ou 150-0 D ter du CGI au gain d'acquisition d'actions gratuites dont l'autorisation d'attribution par… 245 M€
  12. 140101 Exonération des intérêts et primes versés dans le cadre de l'épargne logement 237 M€
  13. 210308 Crédit d'impôt famille 223 M€
  14. 730306 Taux particuliers applicables à divers produits et services consommés ou utilisés en Corse 221 M€
  15. 800212 Tarif particulier pour l'E10, carburant essence pouvant contenir jusqu’à 10 % d’éthanol 213 M€
  16. 730207 Taux de 10% pour les recettes provenant de la fourniture des repas par les cantines d'entreprises ou d'administrations 195 M€
  17. 800222 Tarif réduit (remboursement) pour les gazoles utilisés comme carburant des véhicules de transport public collectif de voyageurs 183 M€
  18. 730233 Taux de 10 % applicable aux abonnements souscrits pour recevoir des services de télévision 175 M€
  19. 730206 Taux de 10% applicable à la fourniture de logements dans les terrains de camping classés 172 M€
  20. 150518 Abattement majoré appliqué aux plus-values sur cessions de titres acquis moins de dix ans après la création d'une PME 152 M€
  21. 320140 Crédit d'impôt pour dépenses de production exécutive d'œuvres cinématographiques et audiovisuelles étrangères 125 M€
  22. 730228 Taux de 5,5 % applicable aux livraisons d'œuvres d'art ou d'objets de collection ou d'antiquité, sauf lorsqu’elles sont soumises au régime… 94 M€
  23. 730224 Taux de 5,5 % pour les droits d’entrée aux réunions sportives 91 M€
  24. 120112 Exonération de la contribution patronale et de la participation financière du comité d'entreprise et des organismes à caractère social au… 90 M€
  25. 730226 Taux de 5,5 % applicable aux prestations de collecte séparée, de collecte en déchetterie, de tri et de valorisation matière des déchets des… 88 M€
  26. 210305 Crédit d'impôt pour investissement en Corse 83 M€
  27. 150515 Abattement fixe applicable aux cessions de titres ou droits par les dirigeants de PME partant à la retraite 75 M€
  28. 160302 Déduction forfaitaire de 3 % déclarée par les médecins conventionnés 73 M€
  29. 220109 Exonération d’impôt sur les bénéfices pour les entreprises créées ou reprises dans les zones France Ruralités Revitalisation (FRR), ainsi… 60 M€
  30. 800220 Tarif réduit (remboursement) pour les carburants utilisés par les taxis 59 M€
  31. 110223 Réduction d'impôt au titre de la prestation compensatoire versée en tout ou partie sous forme d'argent ou d'attributions de biens ou de… 56 M€
  32. 800117 Tarif réduit (nul) pour les produits énergétiques (hors gaz naturels et charbons) utilisés pour la navigation intérieure à des fins… 53 M€
  33. 110218 Réduction d'impôt au titre de la souscription de parts de fonds communs de placement dans l'innovation (FCPI) 50 M€
  34. 120134 Exonération de l'aide financière versée par l'employeur ou par le comité d'entreprise en faveur des salariés afin de financer des services… 50 M€
  35. 320149 Crédit d'impôt au titre des dépenses d’achat de carburants d’aviation durables 50 M€
  36. 160204 Exonération d'impôt sur le revenu, à hauteur de 60 jours par an, de la rémunération perçue au titre de la permanence des soins par les… 47 M€
  37. 320142 Crédit d'impôt pour dépenses de production de spectacles vivants 47 M€
  38. 730301 Taux de 2,10 % applicable aux droits d'entrée des 140 premières représentations de certains spectacles 47 M€
  39. 120128 Exonération de la rente viagère lorsqu'un PEA se dénoue après 5 ans ou un PEP après 8 ans 44 M€
  40. 230602 Exonération totale ou partielle des bénéfices réalisés par les entreprises nouvelles qui se créent dans les zones d’aide à finalité… 42 M€
  41. 150120 Exonération des plus-values immobilières au titre de la première cession d'un logement sous condition de remploi par le cédant d'une… 40 M€
  42. 110240 Crédit d'impôt au titre des dépenses engagées par les exploitants agricoles pour assurer leur remplacement 36 M€
  43. 320128 Crédit d'impôt pour la production phonographique 31 M€
  44. 800119 Tarif réduit (nul) pour les produits énergétiques (hors gaz naturels et charbons) destinés aux moteurs d'aéronefs et de navires lorsqu'ils… 28 M€
  45. 820206 Tarif réduit pour l’électricité consommée par les centres de stockage de données numériques performants sur le plan énergétique 28 M€
  46. 110262 Crédit d'impôt au titre d’investissements et travaux forestiers et cotisations d'assurance de bois et forêts 22 M€
  47. 970104 Réduction des émissions, ou de la puissance administrative, prises en compte dans le barème du malus à hauteur de 20 grammes par kilomètre… 22 M€
  48. 990202 Tarifs réduits de la composante « déchets » de la TGAP pour les collectivités d'outre-mer relevant de l'article 73 de la Constitution 22 M€
  49. 110271 Réduction d’impôt sur le revenu au titre des souscriptions au capital de jeunes entreprises innovantes qui réalisent un pourcentage de… 20 M€
  50. 520112 Exonération temporaire des mutations par décès portant sur des immeubles et des droits immobiliers situés en Corse 20 M€
  51. 800120 Tarif réduit (nul) pour les gazoles et essences consommés pour les besoins de la propulsion des véhicules d’incendie et de secours 20 M€
  52. 710109 Exclusion de la base d'imposition des marges commerciales sur la distribution de tabac en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion 18 M€
  53. 800226 Tarif réduit pour les gazoles utilisés pour réaliser des travaux statiques ou de terrassement pour les besoins de certaines activités… 18 M€
  54. 200402 Déduction exceptionnelle en faveur des acquisitions de véhicules de 2,6 tonnes et plus fonctionnant exclusivement au gaz naturel, ou au… 17 M€
  55. 800227 Tarif réduit pour les gazoles utilisés pour réaliser des travaux statiques ou de terrassement pour les besoins de l'activité de manutention… 11 M€
  56. 110245 Réduction d'impôt au titre de la souscription de parts de fonds d'investissement de proximité (FIP) investis dans les entreprises corses 10 M€
  57. 110266 Réduction d'impôt accordée au titre des souscriptions en numéraire au capital initial ou aux augmentations de capital d'une société… 10 M€
  58. 110269 Réduction d’impôt sur le revenu en faveur des logements donnés en location dans le cadre d’une convention ANAH (dispositif Loc’Avantages) 10 M€
  59. 110270 Réduction d’impôt sur le revenu au titre des souscriptions au capital de jeunes entreprises innovantes 10 M€
  60. 130304 Doublement du plafond du déficit foncier imputable sur le revenu global pour les propriétaires bailleurs réalisant des travaux de… 10 M€
  61. 800224 Tarif réduit (remboursement) pour les gazoles utilisés dans les massifs montagneux pour le damage des pistes et le déneigement des voies… 10 M€
  62. 900101 Crédit d’impôt (prélèvement sur le produit brut des jeux dans les casinos) au titre des manifestations artistiques de qualité organisées… 10 M€
  63. 970103 Réduction des émissions de CO2, ou de la puissance administrative, prises en compte dans le barème du malus à hauteur de 40 %, ou de deux… 9 M€
  64. 090104 Réduction de 25 % des bases imposées en Corse au profit des communes et des EPCI. Suppression des parts départementales et régionales. 8 M€
  65. 110265 Réduction d'impôt en faveur de l'investissement locatif intermédiaire rénové (Dispositif Denormandie) 7 M€
  66. 140309 Mécanisme d’imputation de la perte en capital subie en cas de non-remboursement de prêts participatifs, ou de minibons souscrits jusqu’au… 7 M€
  67. 150405 Exonération de la taxe forfaitaire pour les cessions et exportations de métaux précieux, bijoux, objets d'art, de collection et d'antiquité… 7 M€
  68. 160205 Exonération, dans la limite de 14,5 % d'un plafond révisable chaque année, des sommes perçues par les arbitres et juges sportifs 7 M€
  69. 830101 Tarif particulier (nul) de l'usage combustible du biogaz non injecté dans le réseau de gaz naturel 7 M€
  70. 140126 Exonération temporaire à hauteur de 50 % des revenus de capitaux mobiliers perçus à l'étranger par des personnes physiques impatriées 6 M€
  71. 150712 Exonération temporaire à hauteur de 50 % des gains nets de cession de valeurs mobilières et de droits sociaux détenus à l'étranger par des… 6 M€
  72. 320147 Créance à l’impôt sur les sociétés en faveur des investisseurs institutionnels qui détiennent des logements locatifs intermédiaires 6 M€
  73. 840201 Tarif réduit pour les charbons consommés dans les installations grandes consommatrices d’énergie et soumises au régime des quotas… 6 M€
  74. 090110 Exonération en faveur des entreprises dont les établissements vendent au public des écrits périodiques en qualité de mandataires inscrits à… 5 M€
  75. 120139 Exonération des sommes correspondant à des jours de congés non-pris ou prélevées sur un compte épargne- temps (CET) pour alimenter un PERCO… 5 M€
  76. 180309 Imputation sur le revenu global des déficits commerciaux supportés par les loueurs en meublé qui réalisent un montant de recettes annuelles… 5 M€
  77. 730234 Taux de 5,5 % pour les prestations de pose, d’installation et d’entretien d’infrastructures de recharge pour véhicules électriques 5 M€
  78. 990301 Exonération des réceptions de déchets non dangereux par les installations de co-incinération 5 M€
  79. 150403 Exonération de la taxe forfaitaire sur les bijoux, objets d'art, de collection et d'antiquité en cas de vente aux musées bénéficiaires de… 4 M€
  80. 230409 Provision pour investissement des sommes excédant l'obligation légale de la participation et portées à la réserve spéciale de participation 4 M€
  81. 230606 Exonération d’impôt sur les bénéfices pour les entreprises qui exercent ou créent une activité dans les bassins d’emploi à redynamiser (BER) 4 M€
  82. 320143 Réduction d'impôt pour mise à disposition d'une flotte de vélos 4 M€
  83. 320145 Crédit d'impôt en faveur des représentations théâtrales d'œuvres dramatiques ou de cirques 4 M€
  84. 720201 Exonération de la partie du trajet effectué à l'intérieur de l'espace maritime national pour les transports aériens ou maritimes de… 4 M€
  85. 800228 Minoration de tarif d’accise normal pour les essences et les gazoles commercialisés en Corse 4 M€
  86. 230105 Déduction exceptionnelle en faveur de l’investissement des entreprises utilisatrices d’engins fonctionnant au GNR dans l’acquisition de… 3 M€
  87. 320141 Imposition au taux réduit de 19 % des plus-values de cession de locaux professionnels ou de terrains à bâtir, situés dans les zones les… 3 M€
  88. 820208 Tarif réduit pour l'électricité consommée pour les besoins de l'activité de manutention portuaire dans les ports maritimes et certains… 3 M€
  89. 990201 Tarif réduit de la composante "déchets" pour la réception de résidus à haut pouvoir calorifique issus des opérations de tri performantes… 3 M€
  90. 140120 Exonération des produits attachés à certains contrats d'assurance investis en actions ouverts avant le 1er janvier 2014 2 M€
  91. 230608 Exonération d’impôt sur les bénéfices pour les entreprises créées dans les bassins urbains à dynamiser (BUD) 2 M€
  92. 320148 Crédit d’impôt pour dépenses d’édition d’œuvres musicales 2 M€
  93. 720207 Exonération de TVA sur les objets d'art, de collection et d'antiquité, importés par les établissements agréés par le ministre chargé des… 2 M€
  94. 800214 Tarif particulier pour le carburant ED95, carburant diesel comportant entre 90 % et 95 % d’éthanol 2 M€
  95. 820205 Tarif réduit pour l’électricité consommée par les exploitants d'aérodromes électro-intensifs ouverts à la circulation aérienne publique… 2 M€
  96. 840101 Tarif réduit (nul) pour les charbons consommés pour les besoins de la valorisation de la biomasse par les entreprises soumises au régime… 2 M€
  97. 940201 Réduction de la masse en ordre de marche, prise en compte dans le tarif de la taxe, à hauteur de 200 kg par enfant à charge ou accueilli au… 2 M€
  98. 990203 Tarif réduit de la composante « déchets » de la TGAP en Corse 2 M€
  99. 040110 Exonération de cotisation sur la valeur ajoutée en faveur des entreprises dont les établissements vendent au public des écrits périodiques… 1 M€
  100. 060106 Exonération en faveur des parcelles NATURA 2000 1 M€
  101. 130213 Déduction des dépenses d'amélioration afférentes aux propriétés non bâties 1 M€
  102. 140308 Prélèvement libératoire à taux réduit sur les produits de placement à revenus fixes abandonnés dans le cadre d'un mécanisme d'épargne… 1 M€
  103. 160406 Abattement de 50 % sur le bénéfice imposable des jeunes artistes de la création plastique 1 M€
  104. 230403 Déduction spéciale prévue en faveur des entreprises de presse 1 M€
  105. 230605 Exonération du bénéfice réalisé par les entreprises créées en zones de restructuration de la défense (ZRD) 1 M€
  106. 310206 Amortissement exceptionnel sur cinq ans des investissements réalisés dans les petites et moyennes entreprises innovantes 1 M€
  107. 040111 Exonération en faveur des établissements créés dans un bassin urbain à dynamiser (BUD) pouvant bénéficier de l’exonération de CFE 0 M€
  108. 040112 Exonération en faveur des établissements dans une zone de développement prioritaire (ZDP) pouvant bénéficier de l’exonération de CFE 0 M€
  109. 050111 Exonération des immeubles situés dans un bassin urbain à dynamiser (BUD) et rattachés à un établissement implanté dans un BUD pouvant… 0 M€
  110. 050112 Exonération des immeubles situés dans une zone de développement prioritaire (ZDP) et rattachés à un établissement implanté dans une ZDP… 0 M€
  111. 050203 Dépenses engagées à raison de travaux dans le cadre de la prévention des risques technologiques 0 M€
  112. 060105 Exonération en faveur des zones humides 0 M€
  113. 060202 Association foncière pastorale 0 M€
  114. 070201 Dégrèvement d'office en faveur des gestionnaires de foyers et des organismes sans but lucratif agréés pour les logements loués à des… 0 M€
  115. 090111 Exonération en faveur des établissements créés dans un bassin urbain à dynamiser (BUD) 0 M€
  116. 090113 Exonération en faveur des établissements créés dans une zone de développement prioritaire (ZDP) 0 M€
  117. 110211 Réduction d'impôt pour frais de comptabilité et d'adhésion à un centre de gestion ou une association agréés 0 M€
  118. 110215 Réduction d'impôt pour frais de scolarité dans l'enseignement secondaire 0 M€
  119. 110228 Réduction d'impôt au titre de la souscription de parts de fonds d'investissement de proximité (FIP) 0 M€
  120. 110242 Réduction d'impôt pour frais de scolarité dans l'enseignement supérieur 0 M€
  121. 110263 Réduction d'impôt accordée au titre des souscriptions en numéraire au capital d'entreprises de presse 0 M€
  122. 120104 Exonération du traitement attaché à la légion d'honneur et à la médaille militaire 0 M€
  123. 120116 Exonération des gratifications allouées à l'occasion de la remise de la médaille d'honneur du travail 0 M€
  124. 120129 Exonération de l'aide financière versée par l'Etat aux créateurs ou repreneurs d'entreprises (art. L. 5141-2 du code du travail) 0 M€
  125. 120204 Exonération des indemnités journalières de sécurité sociale servies au titre des maladies "longues et coûteuses" 0 M€
  126. 150706 Exonération des plus-values réalisées à l'occasion de la cession ou du rachat de parts de fonds communs de placement à risques sous… 0 M€
  127. 150710 Exonération, sous certaines conditions, des gains nets réalisés lors des cessions à titre onéreux de titres de sociétés de capital-risque… 0 M€
  128. 160201 Exonération des sommes perçues dans le cadre de l'attribution du prix Nobel ou de récompenses internationales de niveau équivalent au prix… 0 M€
  129. 160303 Déduction des dépenses exposées par les sportifs en vue de l'obtention d'un diplôme ou d'une qualification pour leur insertion ou… 0 M€
  130. 170307 Report d'imposition de l'indemnité destinée à couvrir les dommages causés aux récoltes par des évènements climatiques à l'exercice de… 0 M€
  131. 180310 Régime micro-BIC - Abattement supplémentaire de 21% pour les activités de locations meublées touristiques classées, lorsque celles-ci sont… 0 M€
  132. 190212 Exonérations des indemnités journalières de sécurité sociale servies au titre des maladies "longues et coûteuses" 0 M€
  133. 210307 Exonération des dons reçus par une entreprise ayant subi un sinistre survenu à la suite d'une catastrophe naturelle ou d'un événement ayant… 0 M€
  134. 210334 Crédit d'impôt au titre des prêts avance mutation ne portant pas intérêt 0 M€
  135. 230103 Déduction exceptionnelle en faveur des navires, bateaux ou équipements répondant à des enjeux écologiques 0 M€
  136. 230510 Exonération des plus-values de cession de bateaux affectés au transport fluvial de marchandises 0 M€
  137. 230607 Exonération des bénéfices réalisés en France et des revenus de source française perçus par des organismes chargés de l'organisation en… 0 M€
  138. 230609 Exonération d’impôt sur les bénéfices pour les entreprises créées dans les zones de développement prioritaire (ZDP) 0 M€
  139. 300106 Exonération des sociétés immobilières pour le commerce et l'industrie et des sociétés agréées pour le financement des télécommunications 0 M€
  140. 300109 Exonération des syndicats professionnels et de leurs unions pour leurs activités portant sur l'étude et la défense des droits et des… 0 M€
  141. 320118 Réduction d'impôt sur les sociétés pour les entreprises ayant effectué des versements en faveur de l'achat de Trésors Nationaux et autres… 0 M€
  142. 320122 Déduction pour les groupements d'employeurs des sommes inscrites à un compte d'affectation spéciale et destinées à couvrir leur… 0 M€
  143. 320138 Déduction de la part des excédents mis en réserves impartageables par les sociétés coopératives d'intérêt collectif 0 M€
  144. 430101 Exonération des retenues à la source prévues aux c et b du I de l'article 182 B du CGI et à l'article 119 bis du CGI à raison des bénéfices… 0 M€
  145. 510101 Exonération des mutations à titre gratuit ou onéreux portant sur des œuvres d'art, livres, objets de collection ou documents de haute… 0 M€
  146. 550102 Exonération du droit de 2,50% sur les actes de partage des copropriétés 0 M€
  147. 710101 Exonération des transports maritimes de personnes et de marchandises en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion 0 M€
  148. 710107 Exonération de TVA des ventes et importations de riz à La Réunion 0 M€
  149. 800209 Tarif réduit (remboursement) pour les gazoles utilisés pour les engins à l’arrêt équipant les véhicules de transport de marchandises et les… 0 M€
  150. 800215 Tarif particulier pour le B100, carburant diesel synthétisé à partir d'acides gras 0 M€
  151. 820207 Tarif réduit pour l’électricité directement fournie, lors de leur stationnement à quai dans les ports, aux navires utilisés à des fins… 0 M€
  152. 930102 Exonération pour les véhicules de collection 0 M€
  153. 120504 Imposition aux taux forfaitaires de 19 % puis de 12,8 %, après application le cas échéant de l’abattement de l’article 150-0 D ter, des… non chiffré
  154. 140127 Exonération d’impôt sur le revenu des dividendes capitalisés sur un plan d’épargne avenir climat (PEAC) Orienter l’épargne des ménages vers… non chiffré
  155. 150210 Abattement exceptionnel de 60 %, 75 % ou 85 % applicable, sous conditions, aux plus-values de cessions réalisées jusqu’au 31 décembre 2027… non chiffré
  156. 150714 Exonération d’impôt sur le revenu des gains de cession de valeurs mobilières réalisés dans le cadre d’un plan d’épargne avenir climat… non chiffré
  157. 170108 Provision pour augmentation de la valeur des stocks de vaches laitières et allaitantes non chiffré
  158. 180102 Exonération accordée sous certaines conditions, aux personnes louant ou sous-louant en meublé, une partie de leur habitation principale… non chiffré
  159. 230411 Provision pour risque d’intervention du fonds de garantie des dépôts et de résolution non chiffré
  160. 300204 Exonération d'impôt sur les sociétés de la valeur nette de l'avantage en nature consenti par les personnes morales qui ont pour objet de… non chiffré
  161. 300208 Exonération des établissements publics de recherche, des établissements publics d'enseignement supérieur, des personnes morales créées pour… non chiffré
  162. 520104 Exonération des mutations en faveur de certaines collectivités locales, de certains organismes, établissements publics ou d'utilité… non chiffré
  163. 520129 Exonération temporaire de droits de mutation à titre gratuit (DMTG) dans la limite de 300 000 € des dons de sommes d’argent consentis dans… non chiffré
  164. 530206 Exonération du droit budgétaire de 2 % de mutation pour les acquisitions de fonds de commerce dans certaines zones prioritaires… non chiffré
  165. 550104 Exonération du droit de partage de 2,5 % pour les actes de partage de succession et les licitations de biens héréditaires survenus entre le… non chiffré
  166. 730236 Taux de 5,5 % pour la livraison et l’installation, dans les logements, d’équipements de production d’électricité utilisant l’énergie… non chiffré
  167. 940203 Minoration du montant de la taxe de manière à ce que, cumulé avec le malus CO2, il n’excède pas le montant maximal dudit malus non chiffré
Réduites : 73 niches
  1. 200302 Crédit d'impôt en faveur de la recherche 8 041 M€
  2. 520110 Exonération partielle, sous certaines conditions, de droits de mutation à titre gratuit lors de la transmission d'entreprises exploitées… 4 000 M€
  3. 120108 Exonération des sommes versées au titre de la participation, de l'intéressement, de l'abondement, d'un partage de plus-value, des primes de… 2 890 M€
  4. 730213 Taux de 10 % pour les travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien, autres que les travaux de rénovation… 2 465 M€
  5. 800229 Tarif réduit (remboursement ou application dès la facturation) pour les gazoles, les fiouls lourds et les gaz de pétrole liquéfiés utilisés… 1 693 M€
  6. 800221 Tarif réduit (remboursement) pour les gazoles utilisés comme carburant par les véhicules routiers de transport de marchandises d'au moins… 1 178 M€
  7. 730223 Taux de 5,5% pour les travaux d'amélioration de la qualité énergétique des locaux à usage d'habitation achevés depuis plus de deux ans… 1 050 M€
  8. 210313 Crédits d'impôt "Prêt à taux zéro" et "Prêt à taux zéro renforcé PTZ+" 838 M€
  9. 110224 Réduction d'impôt sur le revenu à raison des investissements productifs réalisés dans les départements et collectivités d'outre-mer 831 M€
  10. 140109 Exonération des revenus provenant de l'épargne salariale (participation, plan d'épargne salariale et compartiment épargne salariale des… 652 M€
  11. 820203 Tarif réduit pour l’électricité consommée par les entreprises électro-intensives pour les besoins des activités industrielles 613 M€
  12. 140119 Exonération ou imposition réduite des produits attachés aux bons ou contrats de capitalisation et d'assurance-vie 569 M€
  13. 120111 Exonération de la participation des employeurs au financement des titres-restaurant 555 M€
  14. 120109 Exonération du salaire des apprentis et des gratifications versées aux stagiaires versées à compter du 12 juillet 2014 526 M€
  15. 830201 Tarif réduit pour les gaz naturels consommés comme combustible dans les installations grandes consommatrices d’énergie et soumises au… 507 M€
  16. 110103 Demi-part supplémentaire pour les contribuables (et leurs conjoints survivants) de plus de 74 ans titulaires de la carte du combattant et… 475 M€
  17. 800201 Tarif réduit des gazoles non routiers autres que celui utilisé pour les usages agricoles 466 M€
  18. 110302 Réduction, dans la limite d’un certain montant, pour les contribuables des départements d’outre-mer de la cotisation résultant du barème… 426 M€
  19. 120131 Exonération temporaire des suppléments de rémunération versés aux salariés et mandataires sociaux au titre de l'exercice d'une activité… 405 M€
  20. 220104 Exonération d’impôt sur les bénéfices pour les entreprises créées ou reprises dans les ZRR 376 M€
  21. 730231 Taux de 5,5 % applicable aux droits d’entrée dans les théâtres, les cirques, les concerts, les spectacles de variété, les salles de cinéma… 355 M€
  22. 120132 Exonération d'impôt sur le revenu (sur option) des salaires perçus par les jeunes au titre d'une activité exercée pendant leurs études… 320 M€
  23. 320129 Crédit d'impôt pour dépenses de production d'œuvres audiovisuelles 263 M€
  24. 730230 Taux de 10 % applicable aux droits d’admission aux expositions, sites et installations à caractère culturel, ludique, éducatif et… 255 M€
  25. 200310 Crédit d'impôt en faveur de l'innovation 230 M€
  26. 820201 Tarifs réduits pour l'électricité consommée par les entreprises particulièrement exposée au prix de l’électricité dont les produits… 201 M€
  27. 110202 Crédit d'impôt au titre des cotisations versées aux organisations syndicales représentatives de salariés et aux associations… 156 M€
  28. 320121 Crédit d'impôt pour dépenses de production d'œuvres cinématographiques 156 M€
  29. 060102 Exonération de la part communale et intercommunale en faveur des terres agricoles à concurrence de 30 % 150 M€
  30. 050204 Dégrèvement égal au quart des dépenses à raison des travaux d'économie d'énergie, sur la cotisation de taxe foncière sur les propriétés… 148 M€
  31. 050106 Abattement en faveur des immeubles en ZUS (jusqu'en 2015) puis situés dans les quartiers prioritaires de la ville (à compter de 2016) 141 M€
  32. 210322 Abattement applicable aux bénéfices des entreprises provenant d'exploitations situées dans les départements d'outre-mer 130 M€
  33. 730232 Taux de 10 % applicable aux livraisons de bois de chauffage et produits de bois assimilés 122 M€
  34. 830202 Tarif réduit pour les gaz naturels consommés comme combustible dans les installations grandes consommatrices d'énergie exerçant une… 117 M€
  35. 190208 Exonération des plus-values professionnelles en cas de cession à titre onéreux d'une entreprise individuelle ou d'une activité par une… 85 M€
  36. 320135 Crédit d'impôt pour les entreprises de création de jeux vidéos 78 M€
  37. 730218 Taux de 5,5% pour la fourniture par réseaux d'énergie calorifique d'origine renouvelable 62 M€
  38. 730305 Taux de 2,10 % applicable aux publications de presse 62 M€
  39. 730235 Taux de 5,5 % pour l'enseignement et la pratique de l’équitation, les animations et les activités de démonstration aux fins de découverte… 61 M€
  40. 170201 Abattement sur les bénéfices réalisés par les jeunes agriculteurs 57 M€
  41. 130302 Imputation sur le revenu global sans limitation de montant des déficits fonciers supportés par les propriétaires d’immeubles classés ou… 55 M€
  42. 710102 Exonération de certains produits et matières premières ainsi que des produits pétroliers en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion 55 M€
  43. 110216 Réduction d'impôt au titre des souscriptions en numéraire au capital initial ou aux augmentations de capital de PME [européennes] 53 M€
  44. 440102 Exonération partielle des bois et forêts, des parts de groupement forestier, des biens ruraux loués par bail à long terme et des parts de… 52 M€
  45. 520109 Exonération partielle de droits de mutation des bois et forêts, des sommes déposées sur un compte d'investissement forestier et d'assurance… 50 M€
  46. 110249 Réduction d’impôt sur le revenu au titre des dépenses de restauration d’immeubles bâtis situés dans les sites patrimoniaux remarquables… 45 M€
  47. 320146 Réduction d’impôt sur les sociétés à raison des investissements productifs neufs et des investissements dans le secteur du logement… 31 M€
  48. 100102 Déduction du revenu global des charges foncières supportées par les propriétaires d’immeubles classés ou inscrits au titre des monuments… 30 M€
  49. 090108 Abattement sur la base nette imposable des établissements situés dans les départements d'outre-mer 22 M€
  50. 110210 Réduction d’impôt au titre des investissements locatifs et de la souscription au capital de certaines sociétés réalisés jusqu’au 31/12/2017… 21 M€
  51. 740107 Remboursement forfaitaire pour les exploitants agricoles dispensés du paiement de la TVA 15 M€
  52. 050109 Abattement sur la base d'imposition des établissements situés dans les départements d'outre-mer 13 M€
  53. 320113 Déduction des investissements productifs réalisés dans les départements et collectivités d'outre-mer et des souscriptions au capital de… 12 M€
  54. 060108 Exonération partielle des terres agricoles situées dans les départements d'outre-mer 11 M€
  55. 100201 Abattement en faveur des personnes âgées ou invalides de condition modeste 11 M€
  56. 730212 Taux de 10% applicable aux engrais, aux amendements calcaires et produits phytopharmaceutiques utilisables en agriculture biologique et aux… 11 M€
  57. 060203 Dégrèvement d'office jeunes agriculteurs 8 M€
  58. 500102 Réduction de 50 % des tarifs des droits d'enregistrement et de timbre en Guyane 8 M€
  59. 830204 Tarif réduit (remboursement) pour les gaz naturels utilisés comme carburants ou combustibles pour les travaux agricoles et forestiers 8 M€
  60. 110260 Réduction d’impôt au titre de la souscription de parts de fonds d’investissement de proximité investis dans des sociétés qui exercent leurs… 5 M€
  61. 730302 Taux de 2,10 % applicable aux ventes d'animaux de boucherie et de charcuterie à des personnes non assujetties à la TVA 4 M€
  62. 120147 Exonération partielle des indemnités journalières versées aux exploitants agricoles au titre d'un régime d'assurance obligatoire contre les… 3 M€
  63. 060104 Exonération totale en faveur des terres agricoles situées en Corse 2 M€
  64. 530208 Exonération des acquisitions et des cessions réalisées par les SAFER. 2 M€
  65. 830203 Tarif réduit sur les gaz naturels consommés comme combustibles pour les besoins de la déshydratation de légumes et plantes aromatiques 2 M€
  66. 110248 Réduction d'impôt sur le revenu au titre des travaux de conservation ou de restauration d'objets mobiliers classés monuments historiques 1 M€
  67. 520105 Exonération des monuments historiques classés ou inscrits et des parts de SCI familiales détenant des biens de cette nature 1 M€
  68. 130201 Déduction des dépenses de réparations et d'amélioration non chiffré
  69. 140117 Exonération des dividendes capitalisés sur un plan d'épargne en actions non chiffré
  70. 150701 Exonération des gains réalisés lors des cessions à titre onéreux de titres acquis dans le cadre des dispositifs d'épargne salariale… non chiffré
  71. 150708 Exonération des gains de cession de valeurs mobilières réalisés dans le cadre d'un plan d'épargne en actions non chiffré
  72. 210326 Taxation au taux de 10% des revenus issus de certains actifs de propriété industrielle non chiffré
  73. 940102 Exonération pour les véhicules dont la source d’énergie est exclusivement l'électricité, l'hydrogène ou une combinaison des deux non chiffré
Conservées : 161 niches
  1. 110246 Crédit d'impôt au titre de l'emploi d'un salarié à domicile 7 208 M€
  2. 110201 Réduction d'impôt au titre des dons 2 204 M€
  3. 110203 Crédit d'impôt pour frais de garde des enfants âgés de moins de 6 ans 1 799 M€
  4. 210309 Réduction d'impôt au titre des dons faits par les entreprises à des œuvres ou organismes d'intérêt général 1 730 M€
  5. 120202 Exonération des prestations familiales et de l'allocation aux adultes handicapés 1 558 M€
  6. 800401 Réduction du champ de l'accise sur les produits énergétiques à usage carburants, dans les collectivités régies par l'article 73 de la… 1 466 M€
  7. 110261 Réductions d'impôt sur le revenu en faveur de l'investissement locatif intermédiaire (dispositifs Duflot et Pinel) 1 349 M€
  8. 710103 Niveau des taux en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion (8,5 % pour le taux normal et 2,1 % pour le taux réduit) 1 300 M€
  9. 110110 Demi-part supplémentaire, ou quart de part supplémentaire en cas de résidence alternée des enfants à charge, accordée aux parents isolés 865 M€
  10. 140102 Exonération des intérêts des livrets A 793 M€
  11. 320119 Détermination du résultat imposable des entreprises de transport maritime en fonction du tonnage de leurs navires 620 M€
  12. 730210 Taux de 10 % dans le secteur du logement locatif social pour les opérations qui ne sont pas éligibles au taux réduit de 5,5 % 620 M€
  13. 730216 Taux de 5,5 % dans le secteur de l’accession sociale à la propriété et dans le secteur du logement locatif social pour les logements… 565 M€
  14. 110104 Demi-part supplémentaire pour les contribuables invalides 538 M€
  15. 120117 Exonération totale pour les prestations et rentes viagères servies aux victimes d'accidents du travail et de maladies professionnelles et à… 533 M€
  16. 120501 Régime spécial d'imposition des assistants maternels et des assistants familiaux régis par les articles L. 421-1 et suivants et L. 423-1 et… 427 M€
  17. 300102 Exonération des organismes d'HLM et des offices publics d'aménagement et de construction (OPAC) 340 M€
  18. 090112 Exonération de la cotisation minimum de CFE des redevables réalisant un très faible chiffre d'affaires 339 M€
  19. 110213 Réduction d'impôt au titre des frais de dépendance et d'hébergement pour les personnes dépendantes accueillies en établissement spécialisé 339 M€
  20. 140104 Exonération des intérêts des livrets de développement durable 326 M€
  21. 720107 Exonération des services rendus aux personnes physiques par les associations agréées en application de l'article L. 7232-1 du code du… 275 M€
  22. 320136 Crédit d’impôt à raison des investissements effectués dans le secteur du logement social dans les départements d’outre-mer 258 M€
  23. 120113 Exonération partielle de la prise en charge par l'employeur, une collectivité territoriale ou l’opérateur France Travail, des frais de… 250 M€
  24. 300101 Exonération sous certaines conditions : - des coopératives agricoles et de leurs unions ; - des coopératives artisanales et de leurs unions… 218 M€
  25. 820204 Tarif réduit pour l’électricité consommée par les transports collectifs ferroviaires et routiers (train, métro, tramway, câble, autobus… 209 M€
  26. 200401 Déduction exceptionnelle de 40% du prix de revient de certains biens limitativement énumérés, pratiquée sur la durée normale d'utilisation… 200 M€
  27. 710105 Non applicabilité provisoire de la TVA en Guyane et à Mayotte 185 M€
  28. 110109 Demi-part supplémentaire ou quart de part supplémentaire en cas de résidence alternée, par enfant à charge titulaire de la carte… 177 M€
  29. 110252 Réduction d'impôt sur le revenu majorée en faveur de l'investissement locatif du 1er janvier 2009 au 31 décembre 2012 et, sous conditions… 176 M€
  30. 440201 Réduction d'impôt au titre de certains dons 160 M€
  31. 300211 Exonération en matière d'impôt sur les sociétés des revenus patrimoniaux perçus par les fondations reconnues d'utilité publique et les… 151 M€
  32. 120203 Exonération des allocations, indemnités et prestations d'assistance et d'assurance et de la prime d'activité 140 M€
  33. 210333 Crédit d'impôt au titre des investissements dans l'industrie verte (C3IV) 140 M€
  34. 120205 Exonération de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) 137 M€
  35. 120127 Exonération des indemnités versées aux réservistes en période d'instruction, aux personnes accomplissant un service civique ou une autre… 126 M€
  36. 140123 Exonération des produits des plans d'épargne populaire 121 M€
  37. 580102 Suppression du prélèvement de 20 % sur les capitaux décès lorsque le bénéficiaire est exonéré de droit de mutation à titre gratuit 120 M€
  38. 110107 Maintien du quotient conjugal pour les contribuables veufs ayant des enfants à charge 115 M€
  39. 520121 Exonération au bénéfice du donataire des dons ouvrant droit, pour le donateur, à la réduction d'impôt sur la fortune immobilière 110 M€
  40. 140105 Exonération des intérêts des livrets d'épargne populaire 108 M€
  41. 120206 Exonération de la prestation de compensation servie aux personnes handicapées en application de l'article L. 245-1 du code de l'action… 100 M€
  42. 520201 Abattement effectué sur l'actif taxable aux droits de mutation revenant à tout héritier, légataire ou donataire handicapé physique ou mental 100 M€
  43. 730214 Taux de 10% pour les services d'aide à la personne fournis par des associations, des entreprises ou des organismes déclarés en application… 94 M€
  44. 220102 Exonération du bénéfice réalisé par les entreprises qui exercent une activité dans une zone urbaine de 3e génération ou qui créent une… 89 M€
  45. 740105 Franchise en base pour les activités lucratives accessoires des associations sans but lucratif lorsque les recettes correspondantes… 87 M€
  46. 320105 Taxation à taux réduit de certains revenus mobiliers perçus par des organismes sans but lucratif 81 M€
  47. 120123 Exonération des vacations horaires et des avantages retraite servis aux sapeurs-pompiers volontaires 79 M€
  48. 160207 Exonération des sommes perçues à titre de dédommagement par les aidants familiaux dans le cadre de la prestation de compensation handicap 72 M€
  49. 720108 Exonération des prestations de services et des livraisons de biens qui leur sont étroitement liées, effectuées dans le cadre de la garde… 70 M€
  50. 050102 Exonération en faveur des immeubles à caractère social 66 M€
  51. 120126 Exonération des pensions servies en vertu des dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, de la… 65 M€
  52. 140103 Exonération des intérêts des livrets bleus 62 M€
  53. 120201 Exonération de l'aide personnalisée au logement, de l'allocation de logement familiale et de l'allocation de logement sociale 61 M€
  54. 800225 Tarif réduit pour les gazoles utilisés pour le transport ferroviaire de personnes ou de marchandises sur le réseau ferré national ou sur… 60 M€
  55. 720106 Exonération des associations intermédiaires conventionnées, visées à l'article L. 5132-7 du code du travail dont la gestion est… 42 M€
  56. 130215 Déduction spécifique sur les revenus des logements donnés en location dans le cadre d'une convention ANAH : Dispositif BORLOO ancien 41 M€
  57. 110251 Réduction d'impôt sur le revenu en faveur de l'investissement locatif du 1er janvier 2009 au 31 décembre 2012 et, sous conditions, jusqu'au… 38 M€
  58. 110250 Réduction d'impôt sur le revenu au titre des investissements locatifs réalisés dans le secteur de la location meublée non professionnelle… 37 M€
  59. 110259 Réduction d'impôt sur le revenu en faveur des investissements locatifs réalisés outre-mer dans le secteur intermédiaire jusqu'au 31… 37 M€
  60. 160301 Déduction forfaitaire au titre du groupe III déclarée par les médecins conventionnés 37 M€
  61. 210324 Crédit d'impôt en faveur de la compétitivité et de l'emploi 35 M€
  62. 210331 Réduction d’impôt « Prêt à taux zéro » pour l’acquisition de véhicules légers peu polluants 32 M€
  63. 050101 Exonération en faveur des personnes âgées ou de condition modeste 31 M€
  64. 050201 Dégrèvement d'office en faveur des personnes de condition modeste 65-75 ans 30 M€
  65. 320115 Non-assujettissement à l'impôt sur les sociétés des résultats des activités des associations conventionnées (art. L. 5132-7 du code du… 24 M€
  66. 100101 Déduction des versements effectués en vue de la retraite mutualiste du combattant 23 M€
  67. 110268 Crédit d’impôt destiné à l’acquisition et à la pose de systèmes de charge pour véhicule électrique 23 M€
  68. 710110 Taux de 2,10 % applicable à certaines opérations relatives au logement social outre-mer qui sont éligibles soit aux prêts locatifs sociaux… 23 M€
  69. 990101 Déductibilité de la composante "émissions dans l'air" des contributions ou dons de toute nature versés aux associations agréées de… 22 M€
  70. 120142 Exonération de la prise en charge directe à titre de pensions alimentaires des dépenses d'hospitalisation ou d'hébergement en établissement… 17 M€
  71. 130218 Déduction spécifique sur les revenus fonciers des logements donnés en location dans le cadre d’une convention ANAH : dispositif COSSE 17 M€
  72. 130214 Déduction spécifique sur les revenus des logements neufs à usage d'habitation principale (sous conditions de loyer et de ressources du… 16 M€
  73. 120145 Exonération de l’impôt sur le revenu de l’indemnité journalière d’absence temporaire versée aux personnels des compagnies républicaines de… 15 M€
  74. 150114 Exonération de la première cession d'un logement en France par des personnes physiques non résidentes de France, ressortissantes d'un Etat… 15 M€
  75. 150117 Exonération des plus-values de cession réalisées par des titulaires de pensions de vieillesse ou de la carte « mobilité inclusion » portant… 15 M€
  76. 210332 Faculté temporaire de déduction fiscale de l’amortissement du fonds commercial 15 M€
  77. 200311 Crédit d’impôt en faveur de la recherche collaborative 14 M€
  78. 210330 Crédit d’impôt en faveur des entreprises agricoles disposant d’une certification d’exploitation à haute valeur environnementale en cours de… 13 M€
  79. 820202 Tarif réduit pour l’électricité consommée par les installations hyperélectro-intensives (niveau d'électro- intensité au moins égal à 13,5 %) 13 M€
  80. 110256 Réduction d'impôt au titre des investissements effectués dans le secteur du logement social dans les collectivités d'outre-mer et en… 12 M€
  81. 130204 Déduction dégressive sur les revenus des logements neufs loués à usage d'habitation principale : Dispositif PERISSOL 12 M€
  82. 520118 Exonération, sous certaines conditions, de droits de mutation à titre gratuit, à concurrence des trois quarts de leur montant, en faveur… 12 M€
  83. 730208 Taux de 10% pour les prestations de soins dispensées par les établissements thermaux autorisés 12 M€
  84. 140106 Exonération des intérêts des livrets jeune 11 M€
  85. 130208 Déduction dégressive sur les revenus des logements loués à usage d'habitation principale pour les investissements réalisés entre le 3 avril… 10 M€
  86. 150118 Exonération des plus-values immobilières au titre des cessions d’immeubles effectuées jusqu’au 31 décembre 2025, sous conditions, au profit… 10 M€
  87. 120133 Exonération des indemnités versées aux victimes de l'amiante 9 M€
  88. 230604 Exonération totale ou partielle des bénéfices réalisés par les jeunes entreprises innovantes et les jeunes entreprises universitaires… 9 M€
  89. 440103 Limitation de l'imposition à l'IFI à raison des seuls biens situés en France des personnes qui n'ont pas été fiscalement domiciliées en… 9 M€
  90. 100202 Abattement en faveur des contribuables ayant des enfants mariés ou chargés de famille rattachés à leur foyer fiscal 8 M€
  91. 120144 Exonération de l’impôt sur le revenu des indemnités versées aux militaires au titre de leur participation aux opérations visant à la… 8 M€
  92. 110205 Réduction d'impôt au titre des primes des contrats de rente survie et des contrats d'épargne handicap 6 M€
  93. 180105 Exonération des produits de la vente d'électricité issue de l'énergie radiative du soleil 6 M€
  94. 530207 Application du droit d’enregistrement de 0,1 % pour les actes constatant les cessions d’actions de sociétés d’économie mixte exerçant une… 6 M€
  95. 130211 Déduction sur les revenus des logements loués à usage d'habitation principale dans les zones de revitalisation rurale : Dispositif ROBIEN… 5 M€
  96. 200403 Déduction exceptionnelle de 40% en faveur des entreprises investissant dans des équipements de réfrigération et de traitement de l’air… 4 M€
  97. 210203 Déduction sur cinq ans du prix d’acquisition des œuvres originales d’artistes vivants et d’instruments de musique 4 M€
  98. 040108 Abattement en faveur des entreprises dont les établissements situés dans les départements d’outre-mer peuvent bénéficier d’un abattement… 3 M€
  99. 100105 Déduction des avantages en nature consentis en l'absence d'obligation alimentaire à des personnes âgées de plus de 75 ans, de condition… 3 M€
  100. 120140 Exonération du pécule modulable d'incitation au départ des militaires 3 M€
  101. 130217 Déduction des intérêts d'emprunt supportés par les nus-propriétaires de logements dont l'usufruit est détenu temporairement par un bailleur… 3 M€
  102. 040107 Exonération en faveur des entreprises dont les établissements existants au 1er janvier 2006 dans les ZFU de troisième génération ou créés… 2 M€
  103. 120101 Exonération du salaire différé de l'héritier d'un exploitant agricole ayant cessé de participer directement et gratuitement à… 2 M€
  104. 720206 Exonération avec droit à déduction de la vente des produits de leur pêche par les pêcheurs et armateurs à la pêche, à l'exception des… 2 M€
  105. 040101 Exonération en faveur des entreprises réalisant certaines opérations en ZRR pouvant ouvrir droit à une exonération de CFE en l’absence de… 1 M€
  106. 060103 Exonération en faveur des terrains plantés en bois 1 M€
  107. 090109 Exonération en faveur des établissements existants au 1er janvier 2015 dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) ou… 1 M€
  108. 100114 Déduction des travaux de grosses réparations supportés par les nus-propriétaires dans le cas de démembrements de propriété consécutifs à… 1 M€
  109. 110241 Réduction d'impôt au titre des cotisations versées aux associations syndicales autorisées ayant pour objet la réalisation de travaux de… 1 M€
  110. 120143 Exonération des indemnités versées aux victimes des essais nucléaires français et à leurs ayants-droit 1 M€
  111. 130209 Déduction dégressive sur les revenus des logements neufs loués à usage d'habitation principale (sous conditions de loyer et de ressources… 1 M€
  112. 230303 Majoration de la base de calcul des amortissements des immobilisations acquises au moyen de primes de développement régional, de… 1 M€
  113. 520111 Exonération des dons et legs consentis à des associations d'utilité publique de protection de l'environnement et de défense des animaux 1 M€
  114. 520114 Abattement sur la part nette de l'héritier à concurrence du montant des dons effectués au profit de fondations, de certaines associations… 1 M€
  115. 040109 Exonération en faveur des entreprises dont les établissements existants au 1er janvier 2015 dans un quartier prioritaire de la politique de… 0 M€
  116. 040113 Exonération en faveur des établissements exerçant une activité commerciale dans une zone de revitalisation des commerces en milieu rural… 0 M€
  117. 050107 Abattement en faveur des immeubles antisismiques des départements d'outre-mer 0 M€
  118. 050110 Exonération des immeubles situés dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) et rattachés à un établissement implanté… 0 M€
  119. 050113 Exonération des immeubles situés dans une zone de revitalisation des commerces en milieu rural (ZoRCoMiR) et rattachés à un établissement… 0 M€
  120. 090101 Exonération en faveur de certaines opérations réalisées dans les ZRR 0 M€
  121. 090107 Exonération en faveur des établissements existants au 1er janvier 2006 dans les zones franches urbaines (ZFU) de troisième génération ou… 0 M€
  122. 090114 Exonération en faveur des établissements exerçant une activité commerciale dans une zone de revitalisation des commerces en milieu rural… 0 M€
  123. 110229 Réduction d'impôt au titre des intérêts d'emprunts souscrits par une personne physique en vue de financer la reprise d'une entreprise… 0 M€
  124. 110258 Réduction d'impôt sur le revenu en faveur des investissements locatifs réalisés outre-mer jusqu'au 31 décembre 2012 ou, sous conditions… 0 M€
  125. 120141 Exonération de l'indemnité de départ volontaire versée dans le cadre d'une restructuration ou d'une réorganisation du ministère de la… 0 M€
  126. 120509 Etalement sur quatre ans de l'imposition du montant des primes versées par l'Etat aux sportifs médaillés aux Jeux olympiques et… 0 M€
  127. 150119 Exonération des plus-values immobilières au titre des cessions d'immeubles au profit des collectivités territoriales ou de certains… 0 M€
  128. 160103 Imputation sur le revenu global du déficit provenant des frais de prise de brevet et de maintenance 0 M€
  129. 170107 Déduction fiscale pour valorisation du cheptel Limiter les effets de l’inflation sur la détermination du résultat imposable des méthodes de… 0 M€
  130. 210315 Crédit d'impôt au titre des dépenses engagées pour la formation du chef d'entreprise 0 M€
  131. 210327 Exonération des aides reçues par les lauréats du concours "French Tech Tremplin" 0 M€
  132. 210328 Crédit d’impôt au titre des dépenses engagées par les PME pour la rénovation énergétique de leurs bâtiments à usage tertiaire 0 M€
  133. 210329 Crédit d’impôt en faveur des entreprises agricoles qui n’utilisent pas de produits phytopharmaceutiques contenant la substance active du… 0 M€
  134. 220108 Exonération de l’aide aux entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques résultant de la situation hydrique de… 0 M€
  135. 230102 Déduction exceptionnelle en faveur de l’investissement des PME dans la robotique et la digitalisation industrielles 0 M€
  136. 230104 Déduction exceptionnelle en faveur des simulateurs d'apprentissage de la conduite 0 M€
  137. 230106 Déduction exceptionnelle en faveur de l’investissement des PME de commerce de détail de gazole non routier dans des installations de… 0 M€
  138. 300201 Exonération des revenus patrimoniaux des établissements publics scientifiques, d'enseignement et d'assistance pour leurs revenus fonciers… 0 M€
  139. 300303 Exonération, sur agrément, des bénéfices réinvestis dans l'entreprise pour les sociétés de recherche et d'exploitation minière dans les… 0 M€
  140. 320131 Réduction d’impôt pour souscription au capital des sociétés de presse 0 M€
  141. 520116 Exonération de droits de mutation des successions des sapeurs-pompiers décédés en opération de secours et des personnes décédées dans… 0 M€
  142. 520122 Exonération de droits de mutation des successions des policiers, des gendarmes et des agents des douanes décédés dans l'accomplissement de… 0 M€
  143. 520302 Réduction de droits en raison de la qualité du donataire ou de l'héritier (mutilé, etc.) 0 M€
  144. 580103 Application d'un abattement d'assiette proportionnel de 20% aux contrats d'assurance-vie en unités de compte dénommés "vie-génération" dont… 0 M€
  145. 710108 Exonération des livraisons de biens dans certaines communes de Guadeloupe ou de Martinique réalisées auprès des touristes effectuant une… 0 M€
  146. 740102 Franchise en base pour les avocats et les avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation dont le chiffre d'affaires n'excède pas la… 0 M€
  147. 740103 Franchise en base pour les auteurs et les interprètes des œuvres de l'esprit dont le chiffre d'affaires n'excède pas la limite fixée au III… 0 M€
  148. 940101 Exonération pour les véhicules accessibles en fauteuil roulant et pour les véhicules acquis par les personnes titulaires d'une carte… 0 M€
  149. 970102 Exonération pour les véhicules accessibles en fauteuil roulant et pour les véhicules acquis par les personnes titulaires d'une carte… 0 M€
  150. 050202 Dépenses pour faciliter l'accessibilité pour personnes handicapées non chiffré
  151. 060201 Pertes de récoltes ou de bétail non chiffré
  152. 110308 Décharge de paiement d'impôt sur le revenu en cas de décès du fait d'actes de terrorisme, de la participation à une opération extérieure ou… non chiffré
  153. 120503 Imposition, sous certaines conditions, aux taux forfaitaires de 41%, 30 % ou 18 % des gains de levée d'options de souscription ou d'achat… non chiffré
  154. 120506 Imposition au taux forfaitaire de 30 % de l'avantage (« gain d'acquisition ») résultant de l'attribution d'actions gratuites avant le 28… non chiffré
  155. 170106 Déduction de précaution non chiffré
  156. 170306 Rattachement du revenu exceptionnel d'un exploitant agricole soumis à un régime réel d'imposition par fractions égales, aux résultats de… non chiffré
  157. 210325 Crédit d'impôt à raison des investissements productifs réalisés dans les départements d'outre-mer non chiffré
  158. 300203 Exonération des sociétés de capital-risque (SCR) non chiffré
  159. 300206 Exonérations des produits retirés par les sociétés d'investissements immobiliers cotées, ainsi que par leurs filiales ou des filiales de… non chiffré
  160. 520107 Exonération sous certaines conditions et dans certaines limites des immeubles neufs acquis entre le 1er juin 1993 et le 31 décembre 1994 ou… non chiffré
  161. 520128 Exonération temporaire de certaines mutations portant sur les immeubles et les droits immobiliers situés à Mayotte réalisées entre le 1er… non chiffré
À évaluer : 64 niches
  1. 300210 Exonération des sociétés de placement à prépondérance immobilière à capital variable (SPPICAV) 556 M€
  2. 210316 Crédit d'impôt en faveur des entreprises agricoles utilisant le mode de production biologique 168 M€
  3. 210318 Crédit d'impôt en faveur des métiers d'art 100 M€
  4. 530203 Exonération des cessions de parts de fonds communs de placement à risques, de certains fonds professionnels spécialisés, de fonds… 47 M€
  5. 110244 Réduction d’impôt au titre des souscriptions en numéraire, réalisées entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2026, au capital de… 35 M€
  6. 110236 Crédit d'impôt pour dépenses d'équipements de l'habitation principale en faveur de l'aide aux personnes 16 M€
  7. 140122 Exonération, sous certaines conditions, des revenus des parts de fonds communs de placement à risques (FCPR) et des produits distribués des… 13 M€
  8. 300110 Exonération des unions d'économie sociale 4 M€
  9. 300209 Exonération des droits d'adhésion perçus par les sociétés d'assurance mutuelles 3 M€
  10. 070205 Dégrèvement au bénéfice des non-résidents au titre de l’année de leur retour en France d’un pays pour lequel un appel à quitter la zone ou… non chiffré
  11. 110307 Imposition des salaires ou des bénéfices des écrivains, des artistes et des sportifs selon une moyenne triennale ou quinquennale non chiffré
  12. 120124 Exonération totale ou partielle des sommes versées aux salariés détachés à l'étranger non chiffré
  13. 120510 Imposition au taux forfaitaire de 12,8 % des gains nets de cession acquis en contrepartie de l’exercice de leurs fonctions par des salariés… non chiffré
  14. 130101 Exonération d’impôt sur le revenu au titre des revenus fonciers pour les associés personnes physiques des SCI d’accession progressive à la… non chiffré
  15. 150121 Exonération des plus-values immobilières réalisées par les personnes âgées ou handicapées à l'occasion de la cession de leur ancienne… non chiffré
  16. 150211 Dispense de reprise des amortissements admis en déduction dans le calcul de la plus-value de cession de locaux d’habitation loués meublés à… non chiffré
  17. 150406 Exonération temporaire des plus-values de cession d'un droit de surélévation réalisées par les particuliers en vue de la réalisation par le… non chiffré
  18. 150704 Exonération des gains retirés d'opérations de bourse effectuées par les clubs d'investissement durant leur existence. Création d'un régime… non chiffré
  19. 150705 Exonération conditionnelle des gains réalisés par les fonds communs de placement dans le cadre de leur gestion non chiffré
  20. 150707 Exonération des gains de cessions de valeurs mobilières et des profits réalisés par les non-résidents sur les marchés à terme d’instruments… non chiffré
  21. 200307 Application du taux réduit d'imposition aux répartitions d'actifs effectuées par des fonds communs de placement à risques (FCPR) dont le… non chiffré
  22. 230101 Déduction des versements à fonds perdus effectués en faveur de certains organismes de construction non chiffré
  23. 230410 Provision pour charges exceptionnelles ou pour risques afférents aux opérations d'assurance crédit des entreprises d'assurance et de… non chiffré
  24. 230601 Application du taux réduit d'imposition aux distributions d'actifs effectués, directement ou indirectement, par certaines sociétés de… non chiffré
  25. 320116 Franchise d'impôt sur les sociétés pour les activités lucratives accessoires de certains organismes sans but lucratif lorsque les recettes… non chiffré
  26. 440101 Exonération des immeubles affectés à l'activité professionnelle principale du redevable ou à l’activité opérationnelle de l’entreprise dans… non chiffré
  27. 440104 Exonération en faveur des petits porteurs détenant moins de 5% du capital ou des droits de vote d'une société d'investissements immobiliers… non chiffré
  28. 500101 Exonération de droits d'enregistrement et de timbre des sociétés coopératives agricoles de céréales, d'insémination artificielle et… non chiffré
  29. 520108 Exonération de droits de mutation pour les successions des victimes d'opérations militaires ou d'actes de terrorisme non chiffré
  30. 520123 Exonération de droits de succession sur les immeubles non bâtis ou les droits portant sur ces immeubles, de faible valeur et indivis au… non chiffré
  31. 520126 Exonération partielle de droits de mutation à titre gratuit des immeubles et droits immobiliers, à concurrence de 50 % de leur valeur, à… non chiffré
  32. 520127 Exonération de droits de mutation des dons en numéraires reçus par les victimes d'actes terroristes ou, en cas de décès, par leurs proches… non chiffré
  33. 520130 Exonération de droits de mutation par décès de la transmission résultant des restitutions aux ayants-droit du défunt des biens qui lui ont… non chiffré
  34. 520209 Abattement de 500 000 € sur la valeur du fonds ou de la clientèle d’une entreprise individuelle ou de parts ou actions de société pour la… non chiffré
  35. 520401 Déduction de l'actif successoral des rentes ou indemnités versées ou dues en réparation de dommages corporels liés à un accident ou une… non chiffré
  36. 520402 Déduction de l'actif successoral des frais de reconstitution de titres de propriété d'immeubles ou de droits immobiliers pour lesquels le… non chiffré
  37. 520403 Déduction de la valeur déclarée d'immeubles ou de droits immobiliers transmis par donation, des frais de reconstitution des titres de… non chiffré
  38. 530101 Application d’un droit fixe de 125 € pour les transferts de biens de toute nature opérés entre organismes HLM, sociétés de crédit… non chiffré
  39. 530102 Application d'un droit fixe au lieu de la taxe de publicité foncière sur la transmission de biens appartenant à un organisme d'intérêt… non chiffré
  40. 530202 Exonération des acquisitions d'actions de sociétés d'économie mixte et de fonds de commerce par les collectivités locales ou certains… non chiffré
  41. 530212 Application d’un abattement de 500 000 € sur la valeur du fonds ou de la clientèle en cas de cession en pleine propriété de fonds… non chiffré
  42. 530213 Exonération des cessions de droits sociaux résultant des opérations de pension portant sur des titres financiers non chiffré
  43. 530214 Exonération des acquisitions de droits sociaux réalisées dans le cadre du rachat de ses propres titres par une société destinés à être… non chiffré
  44. 530215 Exonération des acquisitions de droits sociaux de sociétés en difficulté ou entre sociétés d’un même groupe non chiffré
  45. 530216 Régimes spéciaux bénéficiant aux groupements et sociétés à objet agricole non chiffré
  46. 530217 Exonération des cessions de fonds agricoles non chiffré
  47. 530218 Exonération des cessions de parts ou d’actions des organismes de placement collectif immobilier et des organismes professionnels de… non chiffré
  48. 550105 Exonération du droit de partage de 2,5% à hauteur de la valeur des immeubles situés dans les collectivités régies par l'article 73 de la… non chiffré
  49. 550106 Exonération des rachats de parts de fonds communs de placement et de parts de fonds de placement immobilier non chiffré
  50. 570202 Gratuité de l’enregistrement applicable à certaines opérations concernant les sociétés transparentes et les sociétés civiles immobilières… non chiffré
  51. 590101 Exonérations de taxe d’archéologie préventive non chiffré
  52. 730227 Taux de 5,5 % dans le secteur social et médico-social non chiffré
  53. 800118 Tarif particulier (nul) pour divers gaz à usage combustible (gaz de houille, gaz à l'eau, gaz pauvres et gaz similaires) non chiffré
  54. 820209 Tarif réduit pour l'électricité fournie aux aéronefs lors de leur stationnement dans les aérodromes ouverts à la circulation aérienne… non chiffré
  55. 820210 Tarif particulier d’accise sur l’électricité d’origine renouvelable produite par de petites installations pour la part consommée par le… non chiffré
  56. 930101 Exonération pour les véhicules utilisés pour certains services publiques et missions d'intérêt général (la défense nationale, la protection… non chiffré
  57. 930103 Exonération pour les véhicules utilisés pour les besoins des jeux et manèges forains, des cirques, des centres équestres et des activités… non chiffré
  58. 940103 Exonération pour les véhicules de tourisme pour les véhicules hybrides électriques présentant une autonomie en mode tout électrique… non chiffré
  59. 940104 Exonération pour les véhicules exclusivement affectés aux missions de protection des services d’incendie et de secours et des associations… non chiffré
  60. 940202 Réduction de la masse en ordre de marche, prise en compte dans le tarif de la taxe, à hauteur de 500 kg pour les véhicules comportant au… non chiffré
  61. 940204 Abattement de malus masse au profit des véhicules hybrides non rechargeables non chiffré
  62. 940205 Abattement pour les véhicules dont la source d’énergie est exclusivement l'électricité qui ne sont pas à faible empreinte carbone non chiffré
  63. 970105 Réduction des émissions, ou de la puissance administrative, prises en compte dans le barème du malus à hauteur de 80 grammes par kilomètre… non chiffré
  64. 970107 Exonération pour les véhicules exclusivement affectés aux missions de protection des services d’incendie et de secours et des associations… non chiffré

Télécharger la liste complète avec les motifs et les sources (CSV). Pour aller plus loin : Observatoire des inégalités, « Niches fiscales : une perte de 100 milliards d’euros par an », septembre 2026 ; Wikipédia, « Niche fiscale » ; Cour des comptes, analyse de l’exécution budgétaire 2025, dépenses fiscales (avril 2026).

Les enquêtes vidéo

CICE : où sont passés les emplois ? - Cash Investigation

France Télévisions, Cash Investigation · Publication : · 31 min 51 s

Première diffusion : . Les chiffres restent rattachés à cette période.

Extrait de « Qui profite de nos impôts ? » (France 2, 19/11/2019) : CICE d'environ 100 Md€ sur six ans, usage non contrôlé (Carrefour), emplois selon France Stratégie et l'OFCE, interview de François Hollande, financement par la taxe carbone.

Passages clés et minutage
  1. 0:00 Du pacte de confiance de 2012 au CICE
  2. 1:11 100 Md€ en six ans ; le mécanisme : 6 % de la masse salariale sous le plafond
  3. 2:09 Les plus gros bénéficiaires : Carrefour (755 M€) et les suppressions de postes
  4. 3:57 Hypermarché près d'Avignon : caisses automatiques, 1,2 M€ de modernisation
  5. 5:56 Usages permis, deux interdits (dividendes, dirigeants) ; opacité
  6. 6:32 Syndicats sans réponse : 755 M€ « non ventilés » ; réponse écrite de Carrefour
  7. 9:15 Qui contrôle ? Marie-France Beaufils et le secret fiscal
  8. 10:58 Coût du CICE ; note DGFiP de juillet 2013 : pas de redressement
  9. 12:27 Emplois : environ 100 000 (France Stratégie) ; effet sur les salaires des cadres
  10. 14:28 Étude OFCE : emplois créés puis détruits par le financement
  11. 16:43 Bilan : 100 Md€ pour environ 130 000 emplois nets
  12. 17:07 Interview de François Hollande : 300 000 / 700 000 emplois, abus et confiance
  13. 22:48 La note DGFiP opposée à l'ancien président : des contrôles, pas de sanction
  14. 24:57 Le financement par la taxe carbone (Delphine Batho)
  15. 27:36 Taxe carbone : 3,8 Md€ en 2016, dont 3 Md€ pour le CICE
  16. 28:36 Retour chez François Hollande : une taxe écologique pour l'emploi
Ce que montre l’enquête, et ce qui en est vérifié
  • [VÉRIFIÉ, ordre de grandeur] « 100 milliards en 6 ans » (00:01:11) : créances ministérielles 2013-2018 de 11,3 + 18,1 + 18,7 + 19,2 + 19,7 + 20,4 = 107,4 Md€ (projection de 2016, Sénat n° 789, p. 21) ; « près de 20 milliards d'euros par an » pendant six ans (Sénat n° 808, p. 46).
  • [VÉRIFIÉ, avec nuance] Taux « 6 % » sous « 3 000 € bruts » (00:01:39) : le taux a été de 4 % (salaires 2013), 6 % (2014-2016), 7 % (2017), 6 % (2018) et le plafond est 2,5 Smic, soit environ 3 600 à 3 750 € bruts par mois (calcul DDF), pas 3 000 € (Sénat n° 808, p. 243).
  • [COHÉRENT] Carrefour « 755 millions d'euros depuis 2013 » (00:02:16) : Carrefour a perçu en moyenne 125 M€ par an de CICE de 2013 à 2018, soit environ 750 M€ (Sénat n° 808, p. 247). Le chiffre par entreprise vient du Sénat et de l'émission, pas d'un état publié par la DGFiP.
  • [VÉRIFIÉ] Interdiction légale d'utiliser le CICE pour les dividendes et les rémunérations de dirigeants (00:06:09), mais la note DGFiP du 9 juillet 2013 exclut tout rappel fondé sur l'usage (00:11:39) ; le site du ministère annonçait « l'administration fiscale ne contrôlera pas l'utilisation du CICE » (Sénat n° 789, p. 43-44).
  • [PARTIEL] « 11,8 Md€ en 2013 à plus de 20 Md€ en 2018 » (00:11:01) : créance 2013 de 11,343 Md€ (au 31/05/2016) ou 11,4 Md€ (OFCE) ; 22,8 Md€ « selon le PLF 2018 » (OFCE). Écart de 0,4 à 0,5 Md€ sur 2013 non expliqué.
  • [VÉRIFIÉ] « Effet net proche de 100 000 emplois créés ou sauvegardés » 2013-2015 (00:12:54) : estimation du comité de suivi, reprise par France Stratégie en 2020 (micro 100 000 sur 2013-2016 ; macro OFCE 160 000 après financement et 400 000 hors financement sur 2013-2017) (Banque de France, bulletin 231/6).
  • [PARTIEL] Le CICE « est passé dans les salaires des cadres » (00:13:30) : le comité de suivi retient bien un effet à la hausse sur les salaires (Banque de France, encadré 1) ; la répartition par catégorie n'a pas été rouverte.
  • [NON RETROUVÉ] OFCE : « 260 000 emplois » créés puis « 230 000 destructions » dues au financement, soit « 130 000 » nets (00:15:28-00:16:07) : les trois chiffres sont incohérents entre eux (260 - 230 ne font pas 130). Publié par l'OFCE : 111 000 à 281 000 emplois sur 2013-2015 avec financement partiel, le financement réduisant l'effet de 10 à 20 % (working paper 2018-30) ; 160 000 après financement et 400 000 hors financement sur 2013-2017 (France Stratégie 2020).
Sources et bibliographie

Comment corrompre un fonctionnaire ?

Micode · Publication : · 40 min 17 s

Enquête de Micode (20/12/2025) : logements sociaux contre espèces, promoteur et maires, marchés publics et « cartel de corruption », Odebrecht, frères Gupta. Partenariat commercial Trade Republic déclaré ; plusieurs chiffres non sourcés.

Passages clés et minutage
  1. 0:01 Accroche : faits divers de corruption et affirmation que « tout le monde est victime »
  2. 0:41 Définition et chiffres d'ambiance (eurodéputés, élus poursuivis) non sourcés dans la vidéo
  3. 2:04 « L'iceberg de la corruption » : responsables politiques condamnés, affaire des SMS
  4. 2:46 Enquête sur Telegram : annonces de logements sociaux contre espèces (4 000 €)
  5. 3:53 Logement social : rabatteur, chargé de clientèle d'un bailleur, commission d'attribution
  6. 6:11 Journaliste qui filme un rabatteur (3 700 €, 4 500 €) ; rapports de l'ANCOLS cités
  7. 7:36 Passage à une corruption « d'une autre envergure » : promoteur immobilier et maires (urbanisme)
  8. 7:53 Message publicitaire (partenariat Trade Republic)
  9. 9:04 Plans locaux d'urbanisme, travaux offerts, verger de 50 000 € devenu 11 M€, enquête, procès
  10. 14:44 Marchés publics : payer celui qui organise les appels d'offres (offre unique ou concurrents écartés)
  11. 16:15 Le « cartel de corruption » : pacte entre concurrents, hausse illégale des prix, pourcentage au maire
  12. 18:27 « Les cartels n'existent pas en France ? » : affaire des marchés publics d'Île-de-France (2 % par contrat)
  13. 20:10 Odebrecht : division des pots-de-vin, sociétés écrans, dénonciations récompensées au Brésil
  14. 28:43 Frères Gupta en Afrique du Sud (hors France)
  15. 38:12 Et en France : défiscalisation historique des commissions, 1 % de plaintes, appel aux lanceurs d'alerte
Ce que montre l’enquête, et ce qui en est vérifié
  • VERDICT SUR LE RÉSUMÉ DE L'ÉDITEUR : il fusionne trois séquences. (1) Les rabatteurs (00:03:18 à 00:07:30) vendent des logements sociaux contre 3 700 à 4 500 € : le paiement vise un chargé de clientèle de bailleur, et la commission d'attribution est dite « dans le coup » ; ce ne sont pas des personnes qui gèrent des appels d'offres, et il n'y a aucun lien avec un marché public. (2) Pour les marchés (00:15:44 à 00:16:14), le corrupteur paie l'organisateur de l'appel d'offres pour être seul soumissionnaire ou voir les autres écartés. (3) Le « cartel de corruption » (00:16:25 à 00:17:30) : le corrupteur propose à ses concurrents de gagner chacun son tour et de se partager le marché, puis le cartel augmente illégalement les prix ; c'est au maire qu'on offre un pourcentage sur chaque facture, en échange de sa discrétion. Les concurrents ne reçoivent pas « une part pour gonfler les prix » : ils entrent dans l'entente. Source : transcription [ouvert].
  • Affaire réelle ? Le cartel de corruption est présenté comme un modèle général, sans affaire, lieu, période ni condamnation. L'affaire citée juste après (00:18:27) est celle des marchés publics d'Île-de-France : 2 % de commissions sur les marchés des lycées (1988-1997), dénoncée par les Verts ; 47 prévenus jugés à Paris à partir du 21/03/2005, jugement du 26/10/2005 ; Conseil de la concurrence : 47,3 M€ d'amendes sur 12 sociétés (mai 2007) ; cassation du 20/02/2008 selon le site. C'est d'abord un financement de partis avec trucage d'appels d'offres, pas un cartel monté pour enrichir un maire. Sources : Wikipédia [ouvert, secondaire] ; base de dossiers du site (arrêt du 20/02/2008, non rouvert).
  • 00:17:41 à 00:18:02 : « 20 ou 30 % » de hausse « sans complexe » et « le BTP, c'est 2/3 des marchés des collectivités » sont des affirmations du narrateur, sans source dans sa bibliographie. Ordres de grandeur proches des surcoûts mesurés (13 à 27,5 % en France, 20 % ou plus selon l'OCDE) mais non vérifiés pour le BTP. Sources : Conseil d'État 27/04/2021 [ouvert] ; CMA [ouvert].
  • 00:03:18 à 00:04:00 : « 4 000 € » pour un logement social ; 70 % de Français éligibles, 4 millions en attente et 400 000 nouveaux logements par an (propos du narrateur). La bibliographie de la vidéo cite plutôt 2,7 millions de demandes en 2024 (BFM) ; les 400 000 sont vraisemblablement des attributions annuelles, à vérifier. Source : bibliographie Micode [ouvert].
  • 00:07:03 : « 50 % des bailleurs audités ont des pratiques irrégulières » d'après l'ANCOLS : la bibliographie ne cite qu'un « rapport ANCOLS 2017 » sans lien ; non vérifié.
  • 00:07:36 à 00:14:26 : promoteur « Antonio De Sousa », maires corrompus par des travaux offerts, verger acheté 50 000 € (3 € le m²) valant 11 M€, 250 M€ de chiffre d'affaires, compte en Californie, virement de 500 000 € pour une villa en Corse, emploi fictif de sa fille, quatre maires condamnés à 6 mois à 3 ans. Affaire immobilière (PLU), pas de marchés publics. La bibliographie la relie à l'« affaire France Pierre » (Le Parisien 07/03/2022 ; verdict de fin octobre 2024 selon Mediapart du 24/10/2024). Articles non ouverts (accès payant) ; peines non vérifiées ; les sous-titres écrivent « 50 prisons » (probablement 5 ans).
  • 00:15:55 à 00:16:11 : extrait sur le « SIAP » (probablement le SIAAP, assainissement de l'agglomération parisienne). La bibliographie rattache le « cartel de l'eau » du SIAAP à un témoignage de Cash Investigation (2018) et à un article de Mediapart du 15/12/2024 ; statut judiciaire non vérifié.
  • 00:20:57 à 00:28:40 : Odebrecht. Vérifié auprès du ministère américain de la Justice (Information du 21/12/2016) : environ 788 M$ de pots-de-vin pour plus de 100 projets dans 12 pays entre 2001 et 2016, bénéfices illicites de 3,336 Md$ (4,2 fois), division des opérations structurées créée vers 2006, messagerie parallèle « Drousys », sociétés écrans. Source : DOJ [ouvert]. Le reste (19 ans de prison de Marcelo Odebrecht, 77 cadres, 415 politiciens, présidents péruviens, faillite) n'a pas été vérifié.
Sources et bibliographie

Marchés publics : le grand dérapage - Cash Investigation

France Télévisions, Cash Investigation · Publication : · 1 h 51 min

Première diffusion : . Les chiffres restent rattachés à cette période.

Cash Investigation, diffusé le 18 octobre 2016 et mis en ligne le 1er octobre 2026 : PPP du stade de Nice (Vinci), contrat Défense-Microsoft, sous-traitance Pôle emploi. Chiffres de 2015-2016 issus du reportage, à recouper.

La lecture démarre à 24:22, au passage cité sur cette page.

Passages clés et minutage
  1. 0:00 Introduction : l'État « Marianne » et « le privé » ; annonce du stade de Nice, du contrat Défense-Microsoft et de Pôle emploi
  2. 3:36 PPP du stade de Nice : inauguration (22/09/2013) puis rapport de la chambre régionale des comptes (début de la séquence PPP)
  3. 3:36 Début de la séquence sur le partenariat public-privé du stade de Nice
  4. 6:16 Conseil municipal : l'opposition attaque le PPP, Christian Estrosi défend le choix (204 M€ à la livraison)
  5. 7:13 Explication : maîtrise d'ouvrage publique contre PPP ; Vinci finance, construit, exploite ; 12 M€ par an pendant 27 ans, propriété en 2041
  6. 8:28 CRC PACA : coût à la place, 358 M€ de redevances, 14 M€ de subvention, total annoncé 372 M€
  7. 11:17 Contrat de 100 pages et 1 000 pages d'annexes : consultation refusée au nom du secret des affaires
  8. 13:04 Analyse du contrat avec Frédéric Marty (CNRS) : le PPP comme « commodité budgétaire »
  9. 17:00 Enjeu électoral ; rapport non publié de Bercy sur PPP et cycle électoral
  10. 19:20 Promesse de 40 % de PME locales ; 30 % au contrat ; environ 20 % selon Vinci
  11. 23:42 Fiscalité du PPP : annexe 18, taxes refacturées à la Ville (72 M€ selon le reportage) ; le lien t=1462 s (24:22) tombe ici, 40 s après le début
  12. 26:13 Ce que le stade pèse sur les autres dépenses : écoles, logement social, travaux du Magnan
  13. 29:04 Stade à moitié vide, visite, locations et naming Allianz
  14. 34:44 Assemblée générale de Vinci : question sur la rentabilité du PPP
  15. 36:55 Enquête du parquet national financier, perquisitions, interview de Christian Estrosi
  16. 39:56 Fin de la séquence PPP
  17. 40:39 Contrat Défense-Microsoft : accord-cadre (hors PPP), signature via Microsoft Irlande, risques de dépendance et de sécurité
  18. 1:26:35 Pôle emploi : programme « Active emploi » et opérateurs privés de placement
  19. 1:42:47 Interview du directeur général de Pôle emploi
  20. 1:50:20 Conclusion : « les mariages publics privés ont de beaux jours devant eux »
Ce que montre l’enquête, et ce qui en est vérifié
  • Date : la description YouTube indique une première diffusion le 18/10/2016 ; la mise en ligne du 01/10/2026 ne date pas les faits (Pôle emploi est devenu France Travail). Source : description YouTube [ouvert, fichier videos_descriptions.txt].
  • Séquence PPP : de 00:03:36 à 00:39:56 (216 à 2396 s). Le lien t=1462 s (00:24:22) tombe dans le sous-chapitre fiscal (annexe 18), pas au début. Meilleur départ : 216 s (enquête complète) ou 433 s (explication du mécanisme). Source : transcription [ouvert].
  • 00:08:14 : la Ville rembourse à Vinci en moyenne 12 M€ par an pendant 27 ans et ne devient propriétaire qu'en 2041. Recoupement : redevance annoncée de 8,3 M€/an en 2010 (Wikipédia, secondaire [ouvert]) ; la moyenne de 12 M€ n'a pas été confrontée au contrat.
  • 00:09:07 à 00:10:27 : selon le président de la CRC PACA, coût à la place d'environ 6 000 € contre 3 000 € à Valenciennes et au Havre ; 358 M€ de redevances + 14 M€ de subvention = 372 M€. Recoupement : 204 M€ / 35 000 places = environ 5 800 € ; la presse du 23/06/2015 rapporte, pour le rapport provisoire de la CRC, un coût net de 400 M€ sur 27 ans contre 54 M€ annoncés (Journal des Entreprises [ouvert]). Rapport définitif de la CRC non rouvert.
  • 00:06:36 et 00:38:58 : Christian Estrosi avance 204 M€ à la livraison puis 230 M€. Pas de source primaire rouverte.
  • 00:13:42 à 00:16:08 : Frédéric Marty (CNRS) estime qu'un PPP choisi comme « commodité budgétaire » n'est pas un bon usage des deniers publics. Cohérent avec le Sénat 2014 (motivation principale budgétaire et financière) [ouvert].
  • 00:18:49 : un rapport non publié du ministère des Finances relierait recours au PPP et cycle électoral municipal. Non vérifiable.
  • 00:19:20 à 00:22:45 : 40 % de PME locales promis ; contrat : 30 % des coûts de construction à des PME, sans mention « locales » ; Vinci : environ 20 % en emplois locaux. Chiffres invérifiables (secret des affaires).
Sources et bibliographie

Pourquoi notre système de santé ne tient plus debout

France Télévisions, Cash Investigation · Publication : · 34 min 21 s

Première diffusion : . Les chiffres restent rattachés à cette période.

Extrait de l’enquête « Santé : la loi du marché » (Cash Investigation, diffusée le 14 septembre 2015), remis en ligne en 2026 : tarification à l’activité, actes que des soignants jugent évitables, témoignages anonymes. Ce n’est pas une enquête sur la fraude sociale.

Passages clés et minutage
  1. 0:04 00:00:04 Prologue : « trou de la Sécu » et annonce de l’enquête (teasers sur les hôpitaux, des sociétés d’optimisation et des médicaments à l’utilité contestée ; ces deux derniers sujets ne sont pas traités dans l’extrait)
  2. 3:37 00:03:37 Du budget global à la tarification à l’activité (T2A) : trois tarifs en exemple (00:05:02-00:05:17) et promesse d’une « tarification de justice » (00:05:23)
  3. 6:07 00:06:07 Témoignage anonyme d’une infirmière de réanimation : heure de décès décalée, maintien en vie, produits vasopresseurs, « 800 € » par jour (00:06:43-00:08:12)
  4. 8:42 00:08:42 Le chef de service du même hôpital reconnaît des actes « dont on pourrait se passer » pour des raisons de rentabilité (00:09:35-00:10:24)
  5. 12:07 00:12:07 Déficit des hôpitaux en 2014 (196 M€ selon l’émission) et analyse de la base nationale d’hospitalisations avec un chercheur du CNRS (00:12:32-00:13:30)
  6. 13:36 00:13:36 Classement « H50 » : prostatectomies après 75 ans (un CHU à 50 %), réponse d’un urologue (00:14:58-00:15:50)
  7. 15:51 00:15:51 « H50 » : chirurgie de l’obésité à IMC inférieur à 40, propos d’un chirurgien anonyme (00:16:54-00:17:34)
  8. 17:52 00:17:52 Analyse du chercheur : la T2A « abat le mur entre la médecine et l’argent » ; perdants : l’Assurance maladie et les patients
  9. 18:24 00:18:24 La ministre de la Santé de 2015 : pas d’interview ; réponse de quelques secondes (00:20:42-00:22:03)
  10. 22:49 00:22:49 Entretien avec le directeur général de l’AP-HP : conteste la généralité, évoque l’article 40 (00:24:36-00:25:11)
  11. 26:06 00:26:06 Cas d’une patiente opérée (expertise CCI : « aucune indication » à 00:28:40) et projet stratégique d’un hôpital parlant de « part de marché » (00:29:22)
  12. 30:02 00:30:02 Entretien avec le directeur de cet hôpital (dément toute consigne) puis représentant du personnel anonyme (00:33:15-00:33:53)
  13. 34:00 00:34:00 Conclusion et parodie musicale « Docteur Maboule » (jusqu’à 00:34:21)
Ce que montre l’enquête, et ce qui en est vérifié
  • L’extrait traite de la T2A et de la pertinence des actes à l’hôpital, pas de fraude à la Sécurité sociale ni de prestations « inventées » : aucune facturation fictive caractérisée n’y est montrée, source : transcription intégrale lue, 00:00:04 à 00:34:21 ; description YouTube (« Date de première diffusion : 14 septembre 2015 »).
  • Mécanisme décrit : à la T2A, l’hôpital est payé par séjour ou acte, d’où une incitation à produire de l’activité (00:03:37-00:05:17 ; chercheur du CNRS à 00:17:52). Qualification : pertinence des soins (acte évitable), distincte de la fraude et de l’erreur, repère : OCDE 2017, environ un cinquième des dépenses de santé n’apporte rien ou presque (document ouvert).
  • Allégation d’une infirmière anonyme (réanimation, hôpital public) : l’heure de décès serait notée 0h15 au lieu de 23h55 pour facturer un jour de plus (00:06:50-00:07:09) et des vasopresseurs seraient injectés en fin de vie « uniquement pour générer de l’argent » (00:07:34-00:07:45). Statut : témoignage anonyme non vérifié ; aucune enquête, sanction ni décision de justice citée ; si avérée, falsification de dossier et facturation indue.
  • Le chef de service du même hôpital admet des actes « dont on pourrait se passer » et dit que « le système nous pousse à ça » (00:09:35-00:10:24). Statut : propos d’un praticien, sans suite judiciaire mentionnée ; ne vaut pas condamnation.
  • Chiffres cités par l’émission (non vérifiés auprès d’une source primaire dans cette session) : 800 € par jour de réanimation (00:08:02 et 00:21:24) ; tarifs de 2 800 € (césarienne programmée), 5 400 € (fémur), 6 000 € (prostate) (00:05:02-00:05:17) ; déficit des hôpitaux 2014 de 196 M€ (00:12:14) ; 27 millions d’hospitalisations codées (00:12:39) ; +20 % d’interventions sur l’utérus à un hôpital (00:33:02).
  • Le classement « H50 » est un calcul de l’émission sur une base nationale de 2013 : un CHU à 50 % de prostatectomies après 75 ans (00:14:11-00:14:19) et un centre hospitalier à plus de patients à IMC inférieur à 40 qu’à IMC supérieur ou égal à 40 (00:16:23-00:16:47). Il ne prouve pas de fraude ; aucune sanction n’est citée.
  • Réponse de la ministre de la Santé de l’époque (00:20:42-00:22:03) : « si cette situation existe, elle n’est pas acceptable » ; la T2A n’est plus le mode de financement exclusif ; réflexion sur un financement mixte pour la fin de vie et la radiothérapie. Statut : déclaration politique de 2015.
  • Pour les prestations réellement fictives, la source primaire pertinente est la Cnam : 246 M€ des 416 M€ de fraudes de professionnels libéraux détectées en 2024 proviennent d’actes non réalisés ou de produits non délivrés (C&P 2026, synthèse p. 26/32, document ouvert).
Sources et bibliographie

Lecteurs YouTube en mode de confidentialité renforcée, chargés seulement à l’approche de la vidéo ; la lecture transmet des données à YouTube. Les chiffres retenus sur cette page sont ceux recoupés par une source primaire.

Qui fraude, combien : la carte détaillée

Chaque domaine où une estimation publiée existe, du plus gros au plus petit, avec ceux qui en profitent, l’année et la source. Les domaines sans estimation figurent plus bas, dans ce qui reste mal mesuré.

Fraude et évasion fiscales

Domaine et quiMontant estimé par anPériode et source
Bénéfices des multinationales transférés hors de France
Groupes logeant leurs profits en Irlande, au Luxembourg, aux Pays-Bas
13,6 Md€2022, impôt sur les sociétés perdu. EU Tax Observatory
Avoirs offshore des ménages
Ménages fortunés, comptes et sociétés à l’étranger
3,4 à 10,7 Md€2016 et extrapolation récente. Commission européenne, via le Sénat
TVA : carrousels entre pays européens
Réseaux de sociétés éphémères
3 Md€2023 (autre méthode que la DGFiP). Commission européenne et CASE
CumCum : dividendes « prêtés » le jour du détachement
Actionnaires étrangers et banques intermédiaires
0,4 à 3 Md€Annuel, 2000-2021. Sénat, rapport n° 72 ; AMF
TVA : commerce de gros et de détail
Ventes non déclarées, caisses
2,4 Md€2019. DGFiP Analyses n° 7
TVA : agriculture, transports, industrie, autres
Secteurs restants
1,6 Md€2019 (0,4 + 0,3 + 0,3 + 0,4 + 0,2). DGFiP Analyses n° 7
TVA : construction
Travaux non facturés, sous-traitance
1,2 Md€2019. DGFiP Analyses n° 7
TVA : services aux entreprises
Prestataires
1 Md€2019. DGFiP Analyses n° 7
TVA : activités immobilières
Régimes spéciaux
800 M€2019. DGFiP Analyses n° 7
TVA : enseignement, santé, action sociale
Prestataires assujettis
500 M€2019. DGFiP Analyses n° 7
TVA : hébergement et restauration
Ventes en espèces non déclarées
400 M€2019. DGFiP Analyses n° 7

Fraude sociale

Domaine et quiMontant estimé par anPériode et source
Cotisations éludées : secteur privé
Employeurs en travail dissimulé
4,9 à 6,3 Md€2024. HCFiPS, janvier 2026
Cotisations éludées : micro-entrepreneurs
Chiffre d’affaires sous-déclaré, dont plateformes (0,27)
1,4 à 1,8 Md€2024. HCFiPS, janvier 2026
RSA
Allocataires (ressources ou situation non déclarées)
1,5 Md€2023. HCFiPS, rapport 2024
Prime d’activité
Allocataires
1,1 Md€2023. HCFiPS, rapport 2024
Aides au logement
Allocataires et bailleurs
740 M€2023. HCFiPS, rapport 2024
Prestations familiales d’entretien, AAH, PAJE
Allocataires
560 M€2023 (0,35 + 0,18 + 0,03). HCFiPS, rapport 2024
Infirmiers libéraux
Actes facturés non réalisés ou surfacturés
410 à 480 M€Dépenses 2022. Assurance maladie, Charges et produits pour 2026
Arrêts de travail
Faux arrêts, sites de vente d’arrêts
230 M€évaluation 2024-2025. HCFiPS, janvier 2026
Kinésithérapeutes
Actes fictifs ou surfacturés
170 à 230 M€Dépenses 2018-2019. Assurance maladie, Charges et produits pour 2026
Médecins généralistes
Facturation atypique
190 à 220 M€Dépenses 2018-2019. Assurance maladie, Charges et produits pour 2026
Médecins spécialistes
Facturation atypique
140 à 210 M€Dépenses 2018-2019. Assurance maladie, Charges et produits pour 2026
Transports sanitaires et taxis
Trajets fictifs ou gonflés
150 à 180 M€Dépenses 2018-2019. Assurance maladie, Charges et produits pour 2026
Chômage
Allocataires (résidence, reprise d’activité non déclarée)
110 M€2023, évaluation partielle. HCFiPS, rapport 2024
Pharmacies
Médicaments sensibles délivrés sans prescription valable
90 à 110 M€Dépenses 2018-2019. Assurance maladie, Charges et produits pour 2026
Retraites versées à l’étranger
Pensions de personnes décédées non signalées
40 à 76 M€2023. Assurance retraite
Audioprothèses, matériel médical, fauteuils
Fournisseurs facturant des équipements non livrés
40 à 60 M€Dépenses 2018-2019. Assurance maladie, Charges et produits pour 2026

Marchés publics et ménages

Domaine et quiMontant estimé par anPériode et source
Ententes dans les marchés publics
Entreprises membres d’ententes (décisions publiées)
0,4 à 3,2 Md€Calcul sur les marchés 2023-2024. Régulateur britannique (CMA), Conseil d’État, Sénat
Frais de rejet de prélèvement, payés par les ménages
Banques de détail
1,8 Md€2020. UFC-Que Choisir, via franceinfo
Frais d’incidents des clients fragiles
Banques de détail (seule mesure officielle)
430 à 510 M€2025. Banque de France, Observatoire de l’inclusion bancaire

Estimations de natures, d’années et de méthodes différentes : elles situent les ordres de grandeur et ne s’additionnent pas. Une ligne et ses sous-lignes ne sont jamais comptées deux fois.

Transition écologique : prévenir coûte moins cher que réparer

Canicules, sécheresses, incendies et inondations coûtent déjà chaque année aux finances publiques, aux assureurs et aux ménages. Un euro de prévention bien placé en évite plusieurs de dégâts. Ces investissements ne sont pas ajoutés au total du plan : ils coûtent d’abord, puis évitent des dépenses plus lourdes.

Prévenir coûte moins cher que réparer

Unités et périodes propres à chaque ligne : un coût annuel n’est comparé qu’à un coût annuel. Voir les données.

Voir les sources et périodes
RisqueCoût des dégâtsCoût de la prévention
Été 2026 : canicules, sécheresse et incendies15,5 à 16 Md€ en un été (été 2026, estimation provisoire : agriculture, croissance, dépenses publiques, ménages, Mission flash de la commission des finances de l’Assemblée (5 octobre 2026))non chiffré
Pertes agricoles8,7 à 10 Md€ en 2026 (été 2026, nettes d’aides (8,7) ou selon les syndicats (10) ; les 0,7 Md€ prévus en 2027 indemnisent, ils ne préviennent pas, Mission flash, via franceinfo)non chiffré
Incendies de forêt860 M€ au moins, en 2026 (563 M€ assurés et au moins 0,3 Md€ de dépenses publiques, France Assureurs ; mission flash)125 à 150 M€ par an (pacte des pompiers proposé pour 2027-2030, Mission flash, via Départements de France)
Chaleur et santé560 à 820 M€ en 2026 (dépenses de santé supplémentaires, 7 919 décès en excès, Mission flash, via franceinfo)non chiffré
Inondations180 à 220 M€ en 2025 (dommages assurés liés aux crues, Caisse centrale de réassurance, via la Cour des comptes)62 M€ par an (rétablissement des crédits retirés au fonds Barnier, Reporterre)
Rail : chaleur et incendies80 M€ en deux mois (SNCF, juillet et août 2026, Déclarations de la SNCF, via franceinfo)non chiffré
  1. Financer le pacte des pompiers et renouveler les avions bombardiers d’eau

    Coût évité ou financementNon chiffré

    QuiServices départementaux d’incendie, flotte d’État vieillissante, forêts du Sud-Ouest et du pourtour méditerranéen. Fiabilité faible

    Le problème

    860 M€ en 2026Coût, été 2026 : 563 M€ de dommages assurés et au moins 0,3 Md€ de dépenses publiques, 98 000 ha brûlés. France Assureurs, 16 octobre 2026 ; mission flash de l’Assemblée nationale

    Base du calcul

    Coût : 125 à 150 M€ par an pour le pacte des pompiers, 0,64 à 1,2 Md€ une fois pour 12 avions. Coût évité non chiffré par une source publique : la seule saison 2026 a coûté au moins 0,86 Md€. Mission flash de l’Assemblée nationale, via Départements de France

    Couper à la source
    • Débroussaillement obligatoire contrôlé (30 % des parcelles seulement en règle), aidé par un crédit d’impôt pour les ménages modestes
    • Commande européenne commune des appareils manquants et base dans le Sud-Ouest
    • Engagement des pompiers volontaires reconnu (trimestres de retraite)

    Lire le dossier détaillé

  2. Rétablir les 62 M€ retirés au fonds Barnier de prévention des inondations

    Coût évité ou financement0 à 186 M€ par an

    QuiCommunes exposées aux crues ; habitants et entreprises en zone inondable. Fiabilité faible

    Le problème

    180 à 220 M€ par anCoût, 2025, dommages assurés liés aux crues ; 0,64 Md€ pour le seul épisode des Hauts-de-France de 2023-2024. Caisse centrale de réassurance ; Cour des comptes

    Base du calcul

    Coût : 62 M€ par an. Coût évité : jusqu’à 3 € de dommages par euro de prévention des inondations selon la Cour des comptes, soit au plus 186 M€ par an. Cour des comptes, septembre 2025, via Reporterre

    Couper à la source
    • Fonds fléché vers les travaux qui réduisent la vulnérabilité des bâtiments
    • Programmes d’action de prévention des inondations et plans de prévention à jour

    Lire le dossier détaillé

  3. Protéger logements sociaux et écoles de la chaleur : volets, brasseurs d’air, ombrage

    Coût évité ou financementNon chiffré

    QuiHabitants du parc social et élèves ; 7 919 décès en excès pendant les canicules de 2026 (bilan provisoire). Fiabilité faible

    Le problème

    560 à 820 M€ en 2026Coût, été 2026, dépenses de santé supplémentaires. Mission flash de l’Assemblée nationale, via franceinfo

    Base du calcul

    Coût : 2,8 à 8,6 Md€ une fois pour le parc social (Union sociale pour l’habitat), environ 50 Md€ d’ici 2050 pour les écoles. Bénéfice sanitaire non chiffré dans les sources publiques. Union sociale pour l’habitat, via franceinfo

    Couper à la source
    • Solutions passives d’abord : occultations, ventilation nocturne, végétalisation
    • Climatisation seulement là où le calcul coût-bénéfice la justifie (Conseil d’analyse économique)
    • Zones sud et grandes villes équipées avant l’été 2027
  4. Affecter les recettes du marché carbone européen (5,3 à 7 Md€ par an) aux ménages modestes

    Coût évité ou financement5,3 à 7 Md€ par an

    QuiConsommateurs de carburants et de chauffage fossiles, à partir de 2028. Fiabilité moyenne

    Le problème

    11,4 points de PIB perdus en 2050 si rien ne change, contre environ 7 points en agissantCour des comptes, rapport sur la transition écologique (16 septembre 2025)

    Base du calcul

    Recette attendue vers 2030 à 60 € la tonne (Conseil des prélèvements obligatoires, cité par le CAE), 45 € en bas. Recette déjà décidée au niveau européen et à recycler : non comptée dans le total. Conseil d’analyse économique, Focus n° 148

    Couper à la source
    • Chèques versés en amont aux ménages vulnérables
    • Priorité aux investissements les moins coûteux par tonne de CO2 évitée

Levier 5 : une contribution de solidarité nationale, sur le modèle de 1945

À la Libération, l’ordonnance du 15 août 1945 a institué un impôt de solidarité nationale : un prélèvement unique sur les patrimoines et une taxe sur l’enrichissement acquis pendant la guerre, pour reconstruire le pays et assainir ses finances. Le plan reprend ce principe pour les plus grands patrimoines, avec un versement étalé et affecté directement au remboursement de la dette.

L’impôt de solidarité nationale de 1945, en bref

  1. Deux volets, payés une seule fois : un prélèvement de 3 à 20 % sur le patrimoine net au 4 juin 1945, et une contribution de 5 à 100 % sur l’enrichissement acquis de 1940 à 1945.
  2. Un recensement massif : environ 2,4 millions de déclarations, 15 % des foyers, couvrant 85 % du patrimoine privé.
  3. Un rendement réel modeste : environ 12 % du revenu national engagés, mais des encaissements de 2,1 %, puis 1,2 % et 0,3 % du revenu national de 1946 à 1948, rongés par une inflation proche de 50 % par an. Il n’a pas épongé la dette.

Source : Brassac, « Taxing Wealth and Enrichment: Lessons from the 1945 French National Solidarity Levy », World Inequality Lab, mai 2026. La leçon retenue par le plan : un prélèvement unique réussit s’il est rapide, fixé à une date antérieure à l’annonce, évalué tout de suite et affecté à un usage unique et crédible, comme au Japon en 1946 (Eichengreen, NBER 1989).

Voir les deux barèmes de 1945
Patrimoine au 4 juin 1945, à partir deTaux marginalMultiple du patrimoine moyen de 1945
200 000 F3 %1,7
500 000 F4 %4,2
2 000 000 F5 %16,7
5 000 000 F7,5 %41,7
10 000 000 F10 %83
25 000 000 F12,5 %208
75 000 000 F15 %625
150 000 000 F17,5 %1 250
300 000 000 F20 %2 500
Enrichissement de 1940 à 1945, à partir deTaux marginal
50 000 F5 %
150 000 F10 %
300 000 F20 %
500 000 F25 %
1 000 000 F40 %
2 000 000 F60 %
3 000 000 F80 %
5 000 000 F100 %

Barèmes reconstitués par Brassac (2026) d’après l’ordonnance n° 45-1820 du 15 août 1945. Le multiple du patrimoine moyen situe chaque seuil : 200 000 F valaient 1,7 fois le patrimoine moyen de l’époque.

Ce que rapporterait une contribution aujourd’hui

  1. Prélever une contribution exceptionnelle sur les patrimoines nets de plus de 100 M€

    Versé une fois11 à 60 Md€ une fois

    QuiFoyers dont le patrimoine net dépasse 100 M€ : environ 830 à 3 500 foyers, 915 à 1 506 Md€ de patrimoine (biens professionnels compris). Fiabilité moyenne

    Le problème

    915 à 1 506 Md€ de patrimoine taxableStock, valorisation 2026. Calcul à partir du classement Challenges 2026 (1 076 Md€ pour 500 fortunes)

    Base du calcul

    Barème marginal de 2 % (100 à 500 M€), 4 % (500 M€ à 1 Md€) et 6 % au-delà : 30 à 72 Md€ bruts, puis décotes de valorisation, d’optimisation, de départs et d’impayés. Brassac, WID, 2026 (leçons de 1945) ; calcul du site

    Couper à la source
    • Date de valorisation fixée avant l’annonce, comme le 4 juin 1945
    • Solde exigible en cas de départ de France (modèle allemand de 1952) et exit tax prolongée
    • Aucune exonération générale des biens professionnels ; paiement possible en titres via un fonds public
    • Produit affecté à un fonds de désendettement, séparé du budget courant

    Lire le dossier détaillé

  2. Variante : taxer à 30 % l’enrichissement réel des plus grandes fortunes depuis 2020

    Versé une fois8 à 56 Md€ une fois

    Non additionné au total : variante de la ligne précédente.

    QuiMêmes foyers, sur l’accroissement réel de leur patrimoine depuis le 1er janvier 2020 (500 fortunes : 731 Md€ en 2020, 1 076 Md€ en 2026). Fiabilité faible

    Le problème

    85 à 235 Md€ d’enrichissement réelEstimation, 2020-2026. Classements Challenges 2020 et 2026 ; calcul du site

    Base du calcul

    30 % de 85 à 235 Md€ d’enrichissement réel, puis décotes. Analogue du second volet de 1945, qui taxait l’enrichissement de 1940 à 1945. Brassac, WID, 2026

    Couper à la source
    • Enrichissement mesuré par différence de patrimoine entre deux dates, donations comprises
    • Plafond global de charge avec la contribution sur le patrimoine

    Lire le dossier détaillé

Option, versée une seule foisRecette netteDette en moins
Patrimoines de plus de 100 M€, 2 à 6 % (retenue par le plan)11 à 60 Md€0,4 à 2 points de PIB
Variante : 30 % de l’enrichissement réel depuis 20208 à 56 Md€0,3 à 1,9 point
Variante large : patrimoines de plus de 5 M€, 0,5 à 2 %1,6 à 31 Md€0,05 à 1 point
Repère : un prélèvement à l’échelle de 1945, touchant environ 15 % des foyers300 à 575 Md€9 à 17 % de la dette

Montant retenu : 11 à 60 Md€, versé une seule fois, soit environ 0,4 à 2 points de PIB de dette en moins. Viser seulement les plus grandes fortunes ne change pas l’ordre de grandeur de la dette ; seul un prélèvement aussi large qu’en 1945 le ferait, en touchant une large part de la population.

Calculs du site à partir du classement Challenges 2026 (1 076 Md€ pour 500 fortunes), du patrimoine des ménages de la Banque de France et du rapport sénatorial n° 760 (juin 2026), après décotes pour la valorisation, l’optimisation, les départs et les impayés. Le FMI avait illustré en 2013 un prélèvement de 10 % sur le patrimoine net de tous les ménages, sans le recommander.

Mobiliser l’épargne : ce qui rapporte, ce qui ne rapporte pas

On entend souvent que les Français ont « 6 600 milliards d’euros d’épargne » et qu’il suffirait de les mobiliser. Le chiffre est réel mais trompeur : c’est un patrimoine brut, en grande partie déjà investi, et faire porter la dette par les Français ne la réduit pas. Ce qui rapporte, c’est l’euro supplémentaire dépensé ou investi en France.

Patrimoine financier brut des ménages6 551 Md€fin mars 2026 : c’est le chiffre souvent arrondi à 6 600 Md€ (Banque de France)
Après déduction de leurs dettes4 986 Md€fin 2024 (Insee et Banque de France)
Disponible ou garanti3 701 Md€billets, dépôts, livrets et assurance-vie en euros ; 1 444 Md€ sont des titres d’entreprises non cotées (Banque de France, calcul du site)

55,9 % des titres publics de long terme sont détenus par des investisseurs étrangers (mars 2026). Les ménages ne détiennent en direct que 2 % de la dette de l’État : leur épargne la finance surtout par l’assurance-vie et les livrets. (Banque de France, détention des titres français)

Faire porter la dette par les Français ne la réduit pas

Rapatrier 10 points de la dette de l’État (280 Md€) chez des épargnants français garde en France 6,1 Md€ d’intérêts par an, dont l’impôt rapporte au plus 1,9 Md€. Si ces épargnants exigent un taux supérieur de 0,4 à 0,7 point à celui des marchés, l’opération coûte plus qu’elle ne rapporte. (Sénat, rapport n° 902 sur la détention de la dette ; calcul du site)

Ce qui rapporte : un euro de plus dépensé ou investi en France

Chaque euro d’épargne réellement ajouté à l’activité en France rapporte 9 à 44 centimes de recettes publiques la première année (effet multiplicateur de 0,2 à 1, prélèvements de 43,6 % du PIB). Déplacer une épargne déjà investie en France ne rapporte rien. (Banque de France, document de travail n° 469 ; calcul du site)

Du plus incitatif au plus contraignant

MécanismeEffet observéEffet sur le budgetVerdict
Épargne salariale et retraite par défaut, sortie libre en un clicParticipation de 37 % à 86 % aux États-Unis, de 55 % à 87 % au Royaume-Uni
Source : NBER, Madrian et Shea
Indirect, par l’investissementRetenu, avec des fonds investis en France
Engagement d’épargne qui monte à chaque augmentation de salaireÉpargne des participants de 3,5 % à 13,6 % du salaire
Source : NBER, Benartzi et Thaler
IndirectRetenu, à évaluer
Bon d’État citoyen, sans frais ni publicité, au taux de marchéBelgique 2023 : 21,9 Md€ souscrits par 542 671 épargnants
Source : Agence belge de la dette
-0,1 à +0,2 Md€ par an ; la dette ne baisse pasRetenu pour des investissements précis, sans avantage fiscal
Livret à lots, sans perte en capitalRoyaume-Uni : environ 22 millions de détenteurs
Source : Sénat, rapport n° 902
IndirectPossible, si les lots sont publiés et le taux moyen affiché
Emprunt obligatoire remboursable, comme en 198313,4 milliards de francs prélevés, remboursés avec 11 % d’intérêt
Source : Sénat, rapport n° 549
Dette inchangée, intérêts coûteuxÉcarté, sauf crise grave
Prélèvement sur les dépôts bancairesItalie 1992 : fuite des capitaux ; Chypre 2013 : contrôle des capitaux pendant deux ans
Source : FMI, Chypre 2013
8 à 13 Md€ une fois, puis fuite de l’épargneÉcarté
Les emprunts nationaux d’hier : ce qu’ils ont coûté
  • Emprunt Pinay, 1952 et 1958 : Indexé sur l’or : converti en 1973, coût final non chiffré.
  • Emprunt Giscard, 1973 : 6,5 milliards de francs empruntés, environ 90 remboursés à cause de l’indexation sur l’or.
  • Emprunt Balladur, 1993 : 110 milliards de francs souscrits par 1,4 million de particuliers en quinze jours, à 6 %, sans taux prohibitif.
  • Bon d’État belge, 2023 : 21,9 Md€ ; coût net inférieur de 0,5 point aux emprunts de marché, avec une retenue à la source réduite de moitié.

Source : Sénat, rapport n° 549 (emprunts nationaux)

Des incitations à visage découvert

  • Chaque incitation est nommée sur cette page, avec son but, son mécanisme et son coût.
  • Un placement par défaut est annoncé comme tel ; on en sort gratuitement, en un clic.
  • Ni compte à rebours, ni rareté artificielle, ni bonus d’entrée, ni « tout le monde le fait » invérifiable : ces procédés sont des pratiques commerciales trompeuses ou agressives.
  • Le rendement net pour l’épargnant et le coût pour l’État sont publiés ; les résultats sont évalués et rendus publics.

Repère : OCDE, principes pour l’usage éthique des sciences comportementales (2022).

Des mesures qui ne se contredisent pas

Taxer davantage le capital, mobiliser l’épargne, vérifier les comptes, préserver les entreprises françaises : certaines mesures tirent en sens contraire. Voici comment le plan les concilie, sans renoncer à la justice fiscale.

Deux mesures qui pourraient se contredireComment le plan tranche
Impôt unique et contribution sur les hauts revenus (CDHR)La CDHR disparaît : le barème fait déjà payer plus de 20 % au-delà de 250 000 €. Elle n’est pas comptée dans le total.
Impôt unique et impôt plancher des très grandes fortunesL’impôt sur le revenu payé s’impute sur l’impôt plancher : personne ne paie deux fois. L’impôt plancher reste chiffré au bas de la DG Trésor.
Impôt plancher annuel et contribution unique de 1945Un plafond commun par le revenu et un paiement étalé sur dix ans pour les titres non cotés : aucune entreprise n’est démembrée pour payer.
Taxer les transmissions sans livrer les entreprises à des acheteurs étrangersDroits payables sur quinze ans (paiement différé puis fractionné) ou en titres apportés à un fonds public ; le contrôle des investissements étrangers s’applique à tout acheteur, sans faveur ni pénalité.
Dividendes au barème et actionnaires étrangersAvec l’abattement de 40 %, un dividende est moins taxé qu’aujourd’hui sous 100 000 € de revenus et davantage au-delà de 250 000 € : l’écart avec un actionnaire étranger ne change que pour les plus hauts revenus.
Faire reculer les espèces sans enrichir les banques ni exclureCompte et carte de base gratuits pour tous, paiement électronique gratuit pour le client, frais d’encaissement plafonnés pour les petits commerçants ; les frais d’incidents restent plafonnés (ménages, ci-dessous).
Paiement scindé de la TVA et trésorerie des PMEFournisseurs fiables exemptés d’office, TVA débloquée sous dix jours, intérêts dus par l’État en cas de retard.
Mobiliser l’épargne et supprimer les niches fiscalesAucune nouvelle exonération : le bon d’État citoyen paie le taux de marché et ses intérêts entrent dans le barème.
Vérifier l’épargne des allocataires et protéger la vie privéeLa banque répond oui ou non, sans transmettre de relevé ; aucun refus automatique ; contrôleur indépendant.
Supprimer des niches sans pénaliser les ménages modestesLe gain est en partie rendu à tous par une baisse de 0,3 point de chaque taux du barème ; les niches liées au handicap, à la garde des jeunes enfants et aux dons sont gardées ; bâtiment et transport routier ont deux ans de transition.

Ce que le plan rend aussi aux ménages

Certaines dépenses ne passent pas par le budget public mais pèsent sur les ménages et, par ricochet, sur l’État : frais bancaires qui précipitent des personnes fragiles dans le surendettement, factures d’eau gonflées par des contrats mal négociés. Ces gains, 0,7 à 2,1 Md€ par an, ne sont pas ajoutés au total budgétaire.

« Tout le monde sait que l’argent attire souvent l’argent, mais tout le monde ne sait pas que la pauvreté attire souvent la pauvreté. »

Auteur du site
  1. Plafonner à 8 € tout compris le rejet d’un prélèvement, contre 20 € aujourd’hui

    Rendement0,4 à 1,1 Md€ par an

    QuiBanques de détail ; les personnes à faible trésorerie paient l’essentiel des frais d’incidents. Fiabilité faible

    Le problème

    1,8 Md€ par anEstimation, 2020, frais de rejet de prélèvement. UFC-Que Choisir, via franceinfo (7 juin 2022)

    Base du calcul

    Haut : 1,8 Md€ × (20 − 8) / 20, calcul de l’UFC. Bas : hors doublons déjà interdits et en supposant que la moitié du gain est reprise par d’autres tarifs. UFC-Que Choisir, via franceinfo

    Couper à la source
    • Refuser gratuitement l’opération sans provision au lieu de la facturer : aux États-Unis, les grandes banques ont ainsi supprimé l’essentiel de ces frais (régulateur CFPB)
    • Alerte de solde gratuite la veille du prélèvement et date de prélèvement choisie par le client
    • Faire appliquer l’interdiction de facturer deux fois un même prélèvement représenté (en vigueur depuis le 1er février 2023), avec contrôle publié
    • Publication annuelle du produit des frais d’incidents par banque
  2. Inscrire d’office les clients fragiles à l’offre bancaire protégée (frais plafonnés)

    Rendement130 à 330 M€ par an

    Qui4,8 millions de clients détectés fragiles fin 2025, dont seulement 1,2 million (25 %) équipés de l’offre spécifique. Fiabilité moyenne

    Le problème

    430 à 510 M€ par anEstimation, 2025, frais d’incidents des clients fragiles (106 € par compte en moyenne). Banque de France, Observatoire de l’inclusion bancaire 2025

    Base du calcul

    Écart entre les frais des comptes fragiles non équipés et ceux des bénéficiaires de l’offre (37 €), appliqué aux 3,6 millions de comptes non équipés. Banque de France, OIB 2025

    Couper à la source
    • Carte à autorisation systématique : le paiement est refusé, pas facturé
    • Contact du conseiller et orientation vers un point conseil budget
  3. Aligner tous les frais d’incidents bancaires sur leur coût réel audité

    Rendement0,4 à 4 Md€ par an

    Non additionné au total : recoupe le plafond de 8 € et l’offre fragiles.

    QuiBanques de détail ; produit total des frais d’incidents jamais publié. Sanction datée : Société Générale, 4,5 M€ (commissions injustifiées). Fiabilité faible

    Le problème

    0,4 à 6,7 Md€ par anEstimation, 2025 (clients fragiles, mesure officielle) à 2017-2018 (tous clients, estimations d’associations). Banque de France ; UFC-Que Choisir et UNAF

    Base du calcul

    Marge de 86 % estimée par l’UFC appliquée aux frais mesurés : fourchette trop large, faute de chiffre officiel tous clients. UFC-Que Choisir

    Couper à la source
    • Audit annuel du coût unitaire de chaque incident, publié par l’ACPR
    • Contrôles annuels de la DGCCRF avec publication des banques en anomalie
  4. Imposer une vraie mise en concurrence à chaque fin de contrat d’eau délégué

    Rendement200 à 700 M€ par an

    QuiDélégataires privés de l’eau (Veolia, Saur, Suez) : 52 % des usagers d’eau potable en délégation en 2024. Prix moyen : 4,89 €/m³. Fiabilité moyenne

    Le problème

    230 à 710 M€ par anEstimation, factures au 1er janvier 2025 : 7,54 Md€ payés aux services délégués × 3 à 9,4 %. Observatoire des services d’eau (Sispea), 16e rapport, juin 2026 ; calcul du site

    Base du calcul

    Baisse de prix de 3 % (écart régie et délégation en 2024) à 9,4 % (Nîmes, remise en concurrence de 2019), appliquée aux factures des services délégués. Gain pour la facture, pas pour l’État. Sispea 2021 (rapport national)

    Couper à la source
    • Comptes de chaque contrat publiés et audités ; frais de siège plafonnés
    • Contrats limités à 12 ans avec clauses de résultat (fuites, renouvellement)
    • Option de retour en régie étudiée et financée à chaque échéance

    Lire le dossier détaillé

Les enquêtes vidéo

Nos très chères banques - Cash investigation

France Télévisions, Cash Investigation · Publication : · 1 h 42 min

Première diffusion : . Les chiffres restent rattachés à cette période.

Enquête de Cash Investigation (France 2, diffusée le 4 février 2021) : frais d'incidents bancaires (rejets de prélèvement, commissions d'intervention), lobbying contre leur plafonnement, sociétés de recouvrement de créances et objectifs de vente des conseillers.

Passages clés et minutage
  1. 0:10 Introduction : les « petits ruisseaux » des frais bancaires, agios et frais d'incident
  2. 3:44 Combien coûte votre banque ? Les relevés de frais de l'équipe
  3. 5:33 Tatiana : perte d'emploi, crédits, découvert et mécanique des frais
  4. 9:36 Frais de rejet de prélèvement et nouvelle présentation du même prélèvement
  5. 11:05 Offre clientèle fragile et directeur d'agence : « tarification faite pour sanctionner »
  6. 14:12 Les banques refusent de répondre : l'estimation de 6,5 Md€
  7. 16:38 2012-2013 : projet de plafonnement, lobbying, frais de tenue de compte
  8. 22:33 Décembre 2018 : engagement des banques à l'Élysée (25 € par mois)
  9. 24:06 Entretien avec Bruno Le Maire
  10. 30:19 Portes tournantes entre Bercy et le secteur bancaire
  11. 33:50 Le Maire face à ses déclarations ; propos de Frédéric Oudéa
  12. 39:11 Banque Info Recours et délai de grâce
  13. 41:26 Sociétés de recouvrement : créances achetées à prix cassé, dettes prescrites
  14. 1:09:54 Conseillers bancaires, objectifs de vente et benchmark (Crédit Agricole)
  15. 1:35:19 Dossier familial : abonnement précoché
  16. 1:41:25 Conclusion : regarder ses relevés de compte
Ce que montre l’enquête, et ce qui en est vérifié
  • Frais de rejet « jusqu'à 20 € » sur des dépenses courantes, par exemple un forfait téléphone de 19,99 € (00:09:36-00:10:10). Vérifié : plafond égal au montant rejeté et 20 € au plus, toutes sommes comprises (CMF D133-6, Légifrance).
  • L'opérateur présente à nouveau le prélèvement : nouveau rejet et nouveaux frais du même montant (00:10:37-00:10:57). Vérifié pour 2018-2021 (CCSF juillet 2018 : représentation sous 4 à 10 jours, 25 % de nouveaux impayés) ; depuis le 01/02/2023 le remboursement des frais au-delà du premier rejet est obligatoire (CMF L133-26 II bis).
  • Un directeur d'agence déclare en caméra cachée que la tarification est « faite pour sanctionner » (00:12:45-00:12:57). Propos d'un salarié, pas une position de la profession ; la loi plafonne ces frais (D133-6, R312-4-1) sans exiger qu'ils reflètent un coût mesuré.
  • 3,4 M de clients fragiles, 15 % équipés de l'offre clientèle fragile (00:13:45-00:14:02). Chiffres de 2020 ; OIB 2025 : 4,8 M de clients fragiles et 1,2 M de bénéficiaires (25 % d'équipement).
  • Estimation de 6,5 Md€ par an de frais d'incidents, « jamais démentie » (00:15:45-00:16:07 ; 00:27:33-00:27:46). Origine : étude UNAF/60 Millions de consommateurs d'octobre 2017 (chiffre d'affaires estimé) ; aucun chiffre officiel (CCSF 2018 : montants non fournis) ; UFC-Que Choisir : 6,7 Md€ (2018) puis 1,8 Md€ pour les seuls rejets (2020).
  • Commissions d'intervention plafonnées à 8 €, dix fois par mois au plus (00:21:29-00:21:38). Vérifié : 8 € par opération et 80 € par mois (CMF R312-4-1, décret n° 2013-931, en vigueur le 01/01/2014).
  • Amendement Rossignol incluant les frais de rejet dans le plafond, adopté puis écarté après l'intervention de Pierre Moscovici (2013, 00:19:17-00:21:29). Rapporté par l'émission ; débats parlementaires non relus dans ce lot.
  • Engagement du 11/12/2018 : plafond de 25 € par mois (00:22:33-00:23:46). Vérifié : Sénat QE 13849 (réponse du 27/02/2020) ; charte homologuée par arrêté du 16/09/2020 (25 € par mois pour les clients détectés fragiles ; 20 € par mois et 200 € par an pour l'OCF).
Sources et bibliographie

L’eau : scandale dans nos tuyaux - Cash Investigation

France Télévisions, Cash Investigation · Publication : · 2 h 1 min

Première diffusion : . Les chiffres restent rattachés à cette période.

Numéro diffusé le 13/03/2018, remis en ligne le 13/08/2026 : fuites et marge de la Saur à Nîmes, coupures d’eau, soupçons d’ententes sur les marchés du SIAAP. Les chiffres datent de 2016-2018.

Passages clés et minutage
  1. 0:16 Ouverture parodique (marque « Cachalo ») et annonce de l’enquête : marché de l’eau, trois groupes
  2. 7:16 Fuites : 1 000 milliards de litres perdus par an, rendement moyen et classement des 50 villes
  3. 10:16 Nîmes, dernière du classement : une fuite sur branchement expertisée sur le terrain
  4. 15:59 Régie ou délégation ? La Saur, numéro 3 français, et son contrat nîmois
  5. 17:51 Nîmes : contrat sans mise en concurrence, association d’usagers, réseau vétuste
  6. 23:10 Retour à Nîmes quatre mois plus tard : fuite non réparée, interview du président de l’agglomération
  7. 29:09 La marge de la Saur à Nîmes : 12 % contre 4 à 5 % ailleurs selon un expert
  8. 32:19 Contrôle absent : pas de commission de contrôle financier avant le 04/12/2017, baisse de prix de 5 %
  9. 39:08 Réponse de la Saur : rendement, marge « officielle » de 4 %
  10. 46:40 Coupures d’eau : une usagère des Pyrénées-Orientales, loi de 2013, condamnations
  11. 1:00:05 SIAAP : le « corbeau », 250 M€ de marchés soupçonnés d’entente, information judiciaire de 2013
  12. 1:06:00 Le déjeuner de 2010 : un cadre du SIAAP aurait évoqué une répartition des marchés
  13. 1:18:34 Interview du vice-président du SIAAP (Ville de Paris) : déontologie, repas à 4 778 €
  14. 1:26:02 Seine Aval et Clichy : marchés partagés entre Veolia et Suez, plainte d’un groupe italien
  15. 1:49:17 Conséquences sur la redevance (+60 %), dénonciation au parquet, enquête préliminaire du PNF
  16. 1:55:38 Au siège du SIAAP : questions sans réponse, énigme du corbeau
Ce que montre l’enquête, et ce qui en est vérifié
  • Diffusion d’origine le 13/03/2018 à 21 h sur France 2 (saison 6, épisode 7) ; la mise en ligne du 13/08/2026 ne date pas les faits, qui relèvent de 2016-2018. Source : Wikipédia, Cash Investigation, et description YouTube.
  • Pertes : environ 1 Md m³ par an, soit un litre sur cinq. Confirmé devant le Sénat le 31/05/2023 (audition de l’UIE). Rendement moyen national de 79,2 % en 2024 (Sispea, éd. juin 2026) contre 79,3 % cité pour 2016, ce dernier non vérifié.
  • Nombre de services : 12 685 collectivités organisatrices en 2024 contre 13 071 en 2023 (Voiries et Réseaux, 27/07/2026, d’après Sispea) ; l’émission cite 12 800.
  • Part de la population en délégation : 57 % en 2021 (Sispea), 57,8 % en 2020 et 60 % en 2010 (Sénat, 06/04/2023), 52 % en 2024 (extrait Sispea). Le « deux tiers des Français » de l’émission n’est pas retenu.
  • Nîmes sous la Saur : 70,5 % de rendement en 2016 selon l’émission, 11,9 M€ de chiffre d’affaires et 1,4 M€ de résultat avant impôt, soit 12 % de marge contre 4,4 à 4,9 % ailleurs ; la Saur répond 4 %. Aucun document primaire consulté : à présenter comme « selon l’émission ».
  • Après la Saur : Veolia gère l’eau de Nîmes Métropole depuis le 01/01/2020 (ici.fr, 02/02/2020) ; rendement de 73,7 % en 2023 et 74,0 % en 2024, renouvellement de 0,67 % en 2024 (RPQS Nîmes Métropole, exercice 2024, délibéré le 22/09/2025). La remise en concurrence a donc baissé le prix mais pas encore réglé les fuites.
  • Fuite signalée à la Saur le 06/08/2017 et toujours là le 29/11/2017 (115 jours) : constat journalistique. Les 9,4 M€ de pertes pour 5,16 Mm³ valorisent l’eau au prix facturé (1,82 €/m³), pas au coût évité. Les « 137 piscines olympiques » sont incohérentes (5,16 Mm³ ÷ 2 500 m³ ≈ 2 060) : probable erreur de transcription.
  • Coupures : la Saur reconnaît dans l’émission neuf condamnations, qu’elle rattache à des limitations de débit ; le chiffre de 216 coupures signalées sur 263 signalements vient d’un rapport que l’émission ne publie pas (non vérifié).
Sources et bibliographie

Lecteurs YouTube en mode de confidentialité renforcée, chargés seulement à l’approche de la vidéo ; la lecture transmet des données à YouTube. Les chiffres retenus sur cette page sont ceux recoupés par une source primaire.

La dette sur dix ans, avec et sans le plan

Sans changement, la dette passerait de 120 % à 171 % du PIB en 2036. Avec le plan, elle continue de monter, mais moins vite : 163 % dans la fourchette basse, 150 % dans la fourchette haute. Le point de départ, la croissance et les taux suivent les données du site et se mettent à jour seuls.

Cour des comptes, juin 2026 : il faut réduire le déficit de 89,6 Md€ pour que la dette cesse de monter plus vite que l’économie. Le plan en couvre 33 à 79 % chaque année. Le reste dépend de choix qu’il ne tranche pas : croissance et emploi, retraites, périmètre des services publics.

La dette sur 10 ans, avec et sans le plan
Dette publique en % du PIB, 2026-2036Sans plan : 171 % en 2036. Avec le plan : 163 % (fourchette basse) à 150 % (fourchette haute).110 %130 %150 %170 %202620312036171 % sans plan163 % plan bas150 % plan haut

Simulation comptable, pas une prévision. Départ : dette projetée au 31 décembre 2026 (3 672 Md€). Croissance nominale de 1,9 % par an ; taux apparent passant de 1,8 % au taux à 10 ans de 4,4 % en 8,5 ans, le temps de renouveler la dette ; déficit hors intérêts constant en part du PIB sans plan (2,8 %). Le rendement du plan monte en charge sur 4 ans puis suit le PIB ; la contribution de solidarité est versée en 10 annuités. Hypothèse prudente : chaque euro de consolidation retire 0,5 € d’activité, sans rebond ensuite.

Voir les valeurs année par année
AnnéeSans planPlan basPlan haut
2026120,4 %120,4 %120,4 %
2027123,5 %123,4 %123,1 %
2028127 %126,5 %125,6 %
2029130,9 %129,8 %127,9 %
2030135,2 %133,2 %130,1 %
2031140 %137 %132,3 %
2032145,3 %141,2 %135 %
2033151,1 %145,9 %138,1 %
2034157,4 %151,1 %141,7 %
2035164,2 %156,7 %145,6 %
2036171,1 %162,5 %149,6 %

Le plan en une phrase

Fraudes encaissées, paradis fiscaux fermés, dépenses sans résultat supprimées : 29,9 à 70,4 Md€ par an, plus une contribution de solidarité unique inspirée de 1945. Chaque mesure est chiffrée et sourcée.

Ce qui reste mal mesuré

Un plan honnête dit aussi ce qu’il ne sait pas. Ces domaines n’ont pas d’estimation publiée fiable ; ils ne sont pas comptés dans le total, ce qui rend le plan plutôt prudent.

DomaineCe qui manquePourquoi, et comment le mesurer
Fraude à l’impôt sur le revenu, sur les sociétés et aux successionsAucune estimation officielle : seule la TVA est chiffrée.La Cour des comptes juge les estimations globales trop incertaines. Le plan publie un écart fiscal par impôt dès 2027, à partir de contrôles aléatoires, comme les administrations fiscales américaine et britannique. Cour des comptes, décembre 2025
Encaissé réel des grands dossiersCumCum, Panama Papers et autres fuites : seul le montant notifié ou mis en recouvrement est publié.4,5 Md€ notifiés pour CumCum, au plus 0,7 Md€ encaissé ou engagé ; 271 M€ mis en recouvrement pour Panama, encaissement inconnu. Le plan impose une publication annuelle de l’encaissé. Réponse ministérielle du 15 octobre 2026
CorruptionAucun coût national fiable.Les estimations européennes reposent sur des sondages de perception ; seules les affaires jugées donnent des montants, et elles ne s’extrapolent pas. Agence française anticorruption
Frais bancaires de tous les clientsProduit total des frais d’incidents jamais publié par les banques.Seuls les clients fragiles sont mesurés (0,43 à 0,51 Md€). Les 6,5 Md€ souvent cités viennent d’une estimation d’associations de 2017 (UNAF et 60 Millions de consommateurs). Le plan impose une déclaration annuelle à la Banque de France. Banque de France, OIB 2025
Rôle des frais bancaires dans le surendettementAucune statistique ne l’isole.148 013 dossiers déposés en 2025 (+9,8 %) et 1,26 Md€ de dettes effacées ; les découverts figurent dans 45 % des dossiers mais ne pèsent que 1,8 % des dettes. Banque de France, enquête typologique 2025
Impôt minimum mondialMontant réellement encaissé en 2026 introuvable.0,5 Md€ prévus ; la date de paiement a été reportée au 1er septembre 2026 et aucune exécution n’est publiée. Ministère des Finances
Très grandes fortunesNombre exact de foyers au-delà de 100 M€ et valeur de leurs biens professionnels.Le Sénat constate que ce nombre n’a jamais été connu ; les estimations vont de 830 à 3 500 foyers. Le plan fait mesurer ces patrimoines par la loi avant de voter un taux. Sénat, rapport n° 760 (juin 2026)
Partenariats public-privé en coursTotal des loyers payés chaque année introuvable.Les contrats et leurs annexes financières ne sont pas publiés ; le plan l’impose. Sénat, rapport n° 733
Coût évité par la prévention climatiqueRarement chiffré, sauf pour les inondations (1 € pour 3 €).Le ratio de 1 pour 29 avancé pour les incendies inclut vies humaines et carbone : il ne se convertit pas en euros budgétaires. Reporterre, d’après la Cour des comptes
Économie souterrainePas d’estimation fiable de l’activité totalement occulte.Les modèles qui l’évaluent à plus de 14 % du PIB mesurent une activité, pas un impôt perdu, et sont très contestés. Commission européenne, fiche France

Méthode, comparaisons et limites

Ce qui fait vraiment monter ou baisser la dette

Le ratio dette/PIB bouge sous l’effet de trois forces : le solde primaire (recettes moins dépenses hors intérêts), l’écart entre le taux d’intérêt payé et la croissance nominale, et les autres opérations (achats d’actifs, prêts). Exemple sans prévision : avec une dette de 100 % du PIB, un déficit primaire de 1 point, un taux apparent de 3 % et une croissance nominale de 2 %, le ratio augmente d’environ 1,98 point par an.

Voir la formuleΔ dette/PIB = déficit primaire/PIB + [(taux apparent − croissance nominale) ÷ (1 + croissance nominale)] × ratio initial + ajustements

Dans l’exemple : 1 + [(0,03 − 0,02) ÷ 1,02] × 100 = 1,98 point. Source : BCE, dynamique de la dette et écart intérêt-croissance.

Trois pays qui ont réduit leur dette

Baisse du ratio dette/PIB, en points

Sources : base AMECO, millésime 2026 (Suède, Allemagne) ; OCDE, Perspectives économiques n° 116 (Canada, concept de dette différent de Maastricht).

Voir les données
Pays et périodeBaisse
Canada 1996-2007−39,3 points (110,6 % à 71,3 %, dette brute au sens OCDE)
Suède 1996-2008−31,3 points (69,3 % à 38,0 %)
Allemagne 2010-2019−22,4 points (81,0 % à 58,7 %)
Ce qui a vraiment fait baisser la dette dans ces pays
Contribution, en points de PIBSuède 1996-2008Allemagne 2010-2019
Solde primaire−44,1−20,1
Croissance réelle−19,1−11,0
Inflation−10,1−10,6
Charge d’intérêts+31,4+13,1
Ajustement stock-flux+10,7+6,3
Variation du ratio−31,3−22,4

La Suède a pu laisser sa monnaie se déprécier (−23 % contre l’écu entre 1992 et 1993), un levier qu’un pays de la zone euro n’a pas. Le point de départ allemand de 2010 était gonflé de 7,61 points par le reclassement d’actifs bancaires. Le Canada a réduit ses dépenses de programmes fédérales de 15,8 % à 13,1 % du PIB entre 1994-95 et 1996-97. Ce qui se transpose : un plan chiffré sur plusieurs années, une règle budgétaire et un consensus large.

Sources : DG Trésor, « Trésor-Éco » n° 105, septembre 2012 ; base AMECO, millésime 2026, séries UDGGL, UBLGIE, UYIGE et UDGGS, décomposition calculée pour ce dossier ; ministère des Finances du Canada, « Budget Plan 1995 » ; OCDE, « Perspectives économiques » n° 116.

Ce que la recherche dit d’une consolidation trop rapide

Alesina et Ardagna (2010) concluent que les ajustements par la dépense sont souvent expansionnistes ; le FMI (octobre 2010) montre que leur méthode d’identification biaise ce résultat ; Blanchard et Leigh (FMI, 2013) mesurent qu’un point de consolidation supplémentaire s’est accompagné d’environ 1 % de PIB en moins que prévu. La question n’est pas tranchée : c’est pourquoi la simulation du plan applique une perte d’activité prudente à chaque euro d’effort et étale sa montée en charge.

Suivre l’argent : neuf chaînes de coûts à surveiller

Ces montants ont des unités incompatibles. Ils ne sont pas additionnés et ne figurent pas dans le total du plan : ils indiquent où chercher les prochaines économies.

ChaîneMontant connuCe qu’il ne mesure pas
Intérêts versés par les entreprises180,2 Md€ en 2024 (Insee, tableau 7.101)Ni un coût répercuté en entier sur les prix, ni le bénéfice des banques.
Retards de paiement13 Md€ de trésorerie immobilisée en 2024 (Banque de France)Pas une perte annuelle : un besoin de crédit des fournisseurs.
Accords de non-débauchage29,5 M€ de sanctions en 2025 (Autorité de la concurrence)Pas le salaire perdu par les personnes concernées.
Frais de gestion des complémentaires santé8,8 Md€ en 2024, 18,8 % des cotisations (Drees)Une part rémunère un vrai service.
Péages autoroutiers12,8 Md€ de chiffre d’affaires, 4,3 Md€ de résultat net en 2024 (ART)Le résultat n’est pas tout entier une rente : entretien et risque comptent.
Foncier95 000 € le terrain moyen pour une maison en 2024 (SDES)Viabilisation et localisation pèsent aussi : pas une rente entière.
Carburants en Corse187,5 M€ de sanctions en 2025 (Autorité de la concurrence)L’amende ne mesure pas le surcoût payé à la pompe.
Frais de carte des commerçantsHausse de frais de certains réseaux signalée (Banque de France)Le volume des paiements ne mesure pas les commissions.
Achats publicsVoir le levier 4 et les ententes prouvéesLe volume des marchés n’est pas un surcoût.
Simplifier les 243 petites taxes sans perdre leurs recettes

La Cour des comptes recense 243 taxes à faible rendement en 2024 : 126 rapportent ensemble 5 978 M€, les 117 autres n’ont pas de montant publié. Ce produit n’est pas une économie : supprimer une taxe supprime sa recette. Le gain réel est le coût de collecte, de 0,10 à 0,28 % du produit à la DGFiP, jusqu’à 3 à 30 fois plus chez certains collecteurs spécialisés.

AssietteTaxes recenséesMontant chiffréSans montant publié
Production1112 223 M€ sur 5457
Consommation711 958 M€ sur 3932
Capital421 146 M€ sur 2220
Masse salariale17651 M€ sur 116
Bénéfices2aucun montant détaillé2
Total2435 978 M€ sur 126117

Source : tableau n° 4 du rapport de la Cour des comptes, avril 2025, p. 24 et 52-53. La taxe spéciale d’équipement du Grand Projet du Sud-Ouest, sans montant dans ce rapport, a produit 29,5 M€ en 2024 selon le rapport d’activité de la société. Le plan fusionne les déclarations, supprime les champs saisis plusieurs fois et ne remplace une taxe que par une recette équivalente.

Un crédit presque sans intérêt : possible, mais qui paie ?

Prêter à 2 % suppose de financer quatre postes : les fonds prêtés, la gestion des dossiers, les pertes sur défauts et le capital qui les absorbe. Dans un portefeuille fictif de 1 000 prêts de 5 000 € à 2 %, les intérêts reçus (54 000 €) ne couvrent pas les coûts et pertes (221 000 €) : 167 000 € restent à financer. Hypothèses : 40 défauts après six échéances, moitié récupérée, 80 € de gestion par prêt, financement à 92 % par emprunt à 3 % et 8 % de fonds propres rémunérés à 8 %. Ce ne sont pas des statistiques françaises.

La piste souvent moins chère : supprimer le besoin d’emprunter. Payer à temps une facture publique validée coûte moins qu’un prêt ; l’OCDE décrit une expérience de l’UGAP où des fournisseurs volontaires étaient payés en cinq jours en moyenne. Le non-paiement volontaire ne doit procurer aucun avantage, mais les protections des personnes surendettées restent indispensables (Banque mondiale, Service-Public).

Cyberattaques : prévenir une facture

L’ANSSI a eu connaissance de 1 366 incidents en 2025. La Cour des comptes documente 2,36 M€ de coûts directs à l’hôpital de Dax (2021) et plus de 5,5 M€ à l’hôpital Sud-Francilien (2022). Deux cas ne donnent pas un coût national ; multiplier ces montants par le nombre d’incidents serait une extrapolation non fondée. Le plan impose aux services essentiels un socle auditable : inventaire, authentification forte, correctifs rapides et sauvegardes isolées testées. Voir l’analyse détaillée.

Pourquoi l’inflation et la monétisation ne sont pas dans le plan

Une inflation imprévue réduit la valeur réelle d’une dette non indexée, mais elle pénalise les ménages modestes, renchérit les nouveaux emprunts et augmente le coût des titres indexés (OATi et OAT€i). La France ne décide pas seule de la politique monétaire, et le financement direct du Trésor par la banque centrale est interdit par l’article 123 du traité. Ce levier n’est donc pas compté.

« Le port du pantalon était officiellement interdit en France pour les femmes avant janvier 2013. Une loi n'est pas forcément respectable et à respecter. Ce sont les gens qu'il faut respecter. »

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Questions fréquentes

Combien ce plan rapporte-t-il chaque année ?

Entre 29,9 à 70,4 Md€ par an une fois les mesures en place, contre un déficit public de 151,6 Md€. Le total additionne seulement des recettes et des économies qui ne se recoupent pas ; chaque ligne a sa source et sa base de calcul.

S’y ajoutent 11 à 60 Md€ versés une seule fois par la contribution de solidarité, et 0,7 à 2,1 Md€ par an rendus aux ménages, comptés à part.

Qu’est-ce que l’impôt de solidarité nationale de 1945 ?

Créé par l’ordonnance du 15 août 1945, il prélevait une fois pour toutes une part des patrimoines et taxait l’enrichissement acquis pendant l’Occupation, pour aider à reconstruire et à assainir les finances publiques. Le plan en reprend le principe pour les plus grandes fortunes, versé directement contre la dette : voir le levier 5.

La taxe Zucman rapporterait-elle 15 à 25 milliards d’euros par an ?

C’est l’estimation de ses promoteurs, sans réaction des contribuables. La DG Trésor, citée par le Sénat, l’évalue à 3,5 à 5,5 Md€ après comportements, et un autre chiffrage tombe à 2 à 3 Md€ si l’impôt sur les sociétés déjà payé est déduit. Le plan retient la fourchette de la DG Trésor. Le Sénat a rejeté la proposition le 12 juin 2025.

L’impôt unique fait-il payer plus les classes moyennes ?

Un salarié seul paie moins qu’aujourd’hui jusqu’à environ 38 500 € brut par an, et 16 % de moins au SMIC. Au-delà, l’effort augmente avec le revenu : 5 % de plus à 60 000 €, 21 % à 120 000 €. Chaque famille reçoit 700 € par enfant, et les retraités modestes gardent leurs exonérations actuelles. Voir le barème.

Combien coûtent les niches fiscales, et lesquelles le plan supprime-t-il ?

En 2026, 465 niches fiscales coûtent 88,3 Md€ de recettes. Le plan en supprime 167, en réduit 73 et en garde 161, comme les dons, le handicap ou la garde des jeunes enfants. Le gain atteint 2,1 à 9,3 Md€ par an, après une baisse de tous les taux du barème qui en rend une partie à chacun. Voir la liste complète.

Peut-on supprimer les espèces pour lutter contre la fraude ?

Pas les supprimer : le cours légal des billets en euros relève de l’Union, et la Cour de justice exige qu’on puisse en règle générale payer en espèces. Un État peut en revanche abaisser le plafond des paiements aux professionnels, après avis de la Banque centrale européenne. Le plan le ramène de 1 000 à 500 € en 2028, puis à 200 € en 2030 sous conditions, avec un paiement électronique gratuit partout. Voir la mesure.

Peut-on toucher le RSA en ayant beaucoup d’épargne ?

Oui, c’est possible aujourd’hui : aucun plafond d’épargne n’existe pour le RSA. Un capital ne compte que pour un revenu fictif de 3 % par an, et le Conseil d’État a annulé en 2024 la suppression du RSA d’un allocataire qui avait environ 78 000 € sur son compte courant. Le plan fixe un plafond par la loi et fait vérifier l’épargne par la banque, qui répond seulement oui ou non : voir le levier 2.

Est-il vrai que des ultra-riches touchent des aides sociales ?

Aux États-Unis, Jeff Bezos a touché un crédit d’impôt pour enfant en 2011. En France, 13 324 foyers soumis à l’impôt sur la fortune immobilière ne payaient aucun impôt sur le revenu en 2024, mais aucun cas de très grande fortune percevant le RSA n’est documenté : patrimoine et prestations ne sont pas croisés dans les statistiques publiques.

Pourquoi les frais bancaires et l’eau ne sont-ils pas dans le total ?

Parce que ces sommes sont payées par les ménages à des entreprises, pas par l’État. Les supprimer rend du pouvoir d’achat et évite des surendettements, mais ne réduit pas directement le déficit. Les additionner au total gonflerait artificiellement le plan.

Récupérer la fraude suffirait-il à rembourser la dette ?

Non. Même encaissée en grande partie, la fraude ne couvre qu’une part du déficit annuel, et le stock de dette dépasse 3 649 Md€. C’est pourquoi le plan combine cinq leviers, dont la suppression de dépenses sans résultat et une contribution exceptionnelle sur le stock.

Peut-on utiliser les 6 600 milliards d’euros d’épargne des Français pour rembourser la dette ?

Non. Ce montant est un patrimoine financier brut, en grande partie déjà investi, dont plus de 1 400 Md€ en titres d’entreprises non cotées. Faire porter la dette par des épargnants français ne la réduit pas : les intérêts changent de mains, et l’impôt sur ces intérêts rapporterait au plus 1,9 Md€ par an pour 280 Md€ rapatriés. Ce qui rapporte, c’est l’euro supplémentaire dépensé ou investi en France : 9 à 44 centimes de recettes publiques la première année. Voir le détail.

L’austérité est-elle la seule solution ?

Non, et l’effet d’une consolidation brutale reste débattu. La Grèce 2010-2015 est le contre-exemple le plus cité : la dette y a augmenté en pourcentage du PIB malgré les coupes, à cause de l’effondrement du PIB. Le FMI a montré que les plans d’austérité de 2010-2011 avaient davantage réduit l’activité que prévu (Blanchard et Leigh, 2013). Ce plan commence donc par l’argent qui échappe à l’impôt et par les dépenses sans résultat.

Pourquoi la France n’arrive-t-elle pas à réduire sa dette depuis 1980 ?

Les administrations publiques n’ont plus affiché d’excédent depuis 1974. Les déficits primaires répétés ont historiquement pesé plus que l’effet combiné des taux et de la croissance sur le ratio. Les crises, les choix fiscaux et la croissance agissent à travers ces composantes ; les règles budgétaires européennes n’ont pas empêché les déficits.

Peut-on simplement annuler la dette publique française ?

Une restructuration est techniquement possible, mais elle impose des pertes à certains créanciers et peut affecter l’épargne, les banques et le refinancement public. Les conséquences dépendent des titres, de leurs détenteurs et des conditions négociées.

Combien de temps faudrait-il pour ramener la dette à 60 % du PIB ?

Il n’existe pas de durée universelle. Exemple purement comptable : depuis environ 115,7 % du PIB fin 2025, si le taux apparent égale la croissance nominale, un excédent primaire constant de 1 point de PIB ramènerait le ratio vers 60 % en environ 56 ans ; 2 points, en environ 28 ans. La simulation du plan montre ce que donnent les hypothèses actuelles.

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32 Md€/an, quel résultat ?

Données

Dette de la France 2023

Le cap des 3 000 Md€ franchi : l'année en archive.

Causes

Urbanisme dispersé

La dette qui ne dit pas son nom.

Données

Ma part de la dette

Votre part du stock et des intérêts, selon votre situation.

Données

Prélèvements obligatoires

43,6 % du PIB : composition et compteur en direct.

Données

IA et dette

Productivité et recettes fiscales.

Données

Données ouvertes

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Repères actuels pour comparer

Ces agrégats servent de comparaison. Ils ne mesurent pas le coût propre du sujet ou de l’opération décrite sur cette page.

Les postes peuvent se recouvrir : ne pas additionner un total avec ses composantes, ni dépenses, déficits et fraudes.