Récession : le choc sur les recettes et les dépenses
Lors d’une récession, le PIB baisse pendant que les dépenses publiques augmentent automatiquement. Le ratio dette/PIB subit un double choc.
Des repères historiques, pas une prévision
Sources citées pour ces repères. Ces ordres de grandeur restent qualifiés de débattus.
Pourquoi le ratio dette/PIB augmente
C’est mécaniquement l’un des scénarios les plus négatifs pour la dette/PIB : numérateur (dette) qui monte, dénominateur (PIB) qui baisse.
- Stabilisateurs automatiques : assurance chômage, RSA, prime d’activité augmentent.
- Recettes fiscales : TVA (consommation), IR (revenus), IS (bénéfices), cotisations sociales chutent.
- Plans de relance : aides aux entreprises, soutien à l’emploi, subventions ciblées.
- Effet dénominateur : le PIB nominal baisse, donc le ratio dette/PIB augmente même à dette constante.
- Effet taux : une récession peut faire baisser les taux courts (BCE accommodante)… ou les faire monter si elle s’accompagne d’une perte de confiance.
Comment limiter le choc
- réserves budgétaires hors crise (excédent primaire avant le choc) ;
- marchés du travail flexibles avec compétences transférables ;
- investissement productif maintenu (effet multiplicateur supérieur à 1) ;
- stabilité politique et signal crédible aux marchés ;
- coordination européenne (ex : SURE, NextGenerationEU).
Tester une hypothèse de récession
Hypothèses à saisir dans le simulateur : choc +3 % PIB an 1 + croissance 0 %.
Pour analyser les limites : soutenabilité de la dette.