Dépenses · 2026
Dépenses publiques
Cumul pédagogique depuis le 1er janvier
Hypothèse annuelle 2026 (ratio de 2025) : 1 739 962 458 515 € par an. Ratio appliqué au PIB projeté.
Ratio de dépenses de 2025 appliqué au PIB nominal projeté par le site.
Données du 6 octobre 2026 · Méthodologie · Sources · Qui sommes-nous
Le budget des administrations publiques françaises atteint ~1 600 Md€ de dépenses pour ~1 450 Md€ de recettes, soit un déficit de 152,5 Md€ (5,1 % du PIB, INSEE) financé par l’émission de dette.
Projections pédagogiques : les bases annuelles sont lissées sur l’année.
Dépenses · 2026
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Hypothèse annuelle 2026 (ratio de 2025) : 1 739 962 458 515 € par an. Ratio appliqué au PIB projeté.
Ratio de dépenses de 2025 appliqué au PIB nominal projeté par le site.
Recettes · 2026
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Hypothèse annuelle 2026 (ratio de 2025) : 1 585 096 689 956 € par an. Ratio appliqué au PIB projeté.
Toutes recettes publiques, au ratio de référence de 2025.
Déficits · 2026
Cumul pédagogique depuis le 1er janvier
Base 2025 : 128 100 000 000 € par an. Rythme reconduit, sans mesure quotidienne.
État seul, comptabilité nationale ; distinct du solde budgétaire.
Les postes peuvent se recouvrir : ne pas additionner un total avec ses composantes, ni dépenses, déficits et fraudes.
Le budget public français représente environ 1 600 milliards d’euros de dépenses annuelles pour 1 450 milliards d’euros de recettes, soit un déficit de 152,5 milliards d’euros en 2025. Au 6 octobre 2026, la dette publique de la France atteint environ 3 636 milliards d'euros (estimation en temps réel), soit 119,7 % du PIB. Dernier chiffre officiel INSEE : 3 595,5 Md€ fin du 2e trimestre 2026 (119,0 % du PIB, INSEE).
Les six chiffres clés à retenir, avec niveau de fiabilité indiqué pour chacun.
| Indicateur | Montant 2026 | % PIB |
|---|---|---|
| Dépenses publiques totales | ~1 600 Md€ | 57,3 % |
| Recettes publiques totales | ~1 450 Md€ | 52,2 % |
| Déficit public | 152,5 Md€ | 5,1 % |
| Dette publique (en direct) | 3 636 005 517 386 € | 119,7 % |
| Charge d’intérêts | ~64,7 Md€ | ~2,2 % |
| Prélèvements obligatoires | ~1 250 Md€ | 43,6 % |
Avec 57,3 % du PIB en dépenses publiques, la France est le pays de l’OCDE qui dépense le plus (record absolu).
Les prélèvements obligatoires regroupent impôts, taxes et cotisations sociales. La France est parmi les pays de l’OCDE qui prélèvent le plus, avec 43,6 % du PIB en 2025 (INSEE).
| Catégorie | Montant | Part |
|---|---|---|
| Cotisations sociales (Sécu, retraites, chômage) | ~470 Md€ | 37,6 % |
| TVA | ~205 Md€ | 16,4 % |
| Impôt sur le revenu (IR) | ~95 Md€ | 7,6 % |
| CSG / CRDS | ~135 Md€ | 10,8 % |
| Impôt sur les sociétés (IS) | ~60 Md€ | 4,8 % |
| TICPE (taxe carburants) | ~33 Md€ | 2,6 % |
| Taxe foncière + habitation | ~50 Md€ | 4,0 % |
| Droits de succession et donations | ~18 Md€ | 1,4 % |
| Autres impôts et taxes | ~184 Md€ | 14,7 % |
| TOTAL | ~1 250 Md€ | 100 % |
| Poste | Montant | % du total |
|---|---|---|
| Protection sociale (retraites, santé, famille, chômage) | ~830 Md€ | 52 % |
| Éducation (écoles, collèges, lycées, université) | ~165 Md€ | 10 % |
| Affaires économiques (transports, agriculture, industrie) | ~135 Md€ | 8,5 % |
| Sécurité, défense, justice | ~110 Md€ | 6,9 % |
| Charge de la dette (intérêts) | ~53 Md€ | 3,3 % |
| Logement et collectivités | ~50 Md€ | 3,1 % |
| Affaires étrangères, aide au développement | ~12 Md€ | 0,8 % |
| Culture, sports, loisirs | ~25 Md€ | 1,6 % |
| Environnement, transition écologique | ~35 Md€ | 2,2 % |
| Services généraux administration | ~185 Md€ | 11,6 % |
| TOTAL | ~1 600 Md€ | 100 % |
Source : INSEE, Comptes nationaux des administrations publiques (classification COFOG).
Plus de la moitié des dépenses publiques (52 %) va à la protection sociale. Toute réforme structurelle passe par là.
Le Projet de Loi de Finances ne couvre que le budget de l'État central (~480 Md€ hors dette/pensions), pas la Sécu ni les collectivités.
Montants en crédits de paiement, comptabilité budgétaire de l’État. Ce sont les seuls postes de ce tableau pour lesquels une source récente donne un millésime explicite pour chaque année.
| Poste | 2024 | 2025 | 2026 (prévu) |
|---|---|---|---|
| Charge de la dette de l’État | 49,3 Md€ | 51,6 Md€ | 58,0 Md€ |
| Défense | non précisé par la source | 50,5 Md€ | 57,1 Md€ |
| Contribution au budget de l’Union européenne | non précisé par la source | 23,0 Md€ | 27,7 Md€ |
Source : Cour des comptes, « Le budget de l’État en 2025, résultats et gestion », avril 2026. Statut : constaté pour 2024 et 2025, prévisionnel pour 2026.
Le rang exact de la charge de la dette, et la formule à ne pas employer
Au projet de loi de finances pour 2026, la mission « Engagements financiers de l’État », qui porte l’essentiel de la charge de la dette, est le deuxième poste de dépenses du budget de l’État en crédits de paiement, après la mission « Enseignement scolaire », avec 60,4 Md€. En autorisations d’engagement, elle n’est que le troisième poste, après les missions « Défense » et « Enseignement scolaire », avec 60,2 Md€.
La formulation juste est donc : deuxième poste du budget de l’État en crédits de paiement, derrière l’enseignement scolaire, et en voie de devenir le premier. Écrire « premier poste de dépense devant la Défense » serait faux : en autorisations d’engagement, la Défense passe devant. Statut : constaté. Source : Sénat, rapport général sur le PLF 2026, rapport n° 139, tome III, annexe 12, mission « Engagements financiers de l’État ».
Ordres de grandeur en crédits ouverts. Ces montants ne sont pas tous rattachés au même exercice : ils situent le poids relatif des missions, ils ne servent pas à mesurer une évolution.
| Mission | Crédits ouverts, ordre de grandeur (Md€) |
|---|---|
| Enseignement scolaire | 63,4 |
| Recherche et enseignement supérieur | 32,1 |
| Solidarité, insertion, égalité des chances | 30,5 |
| Sécurités (police, gendarmerie) | 26,3 |
| Écologie, développement durable | 24,8 |
| Justice | 11,6 |
| Aide publique au développement | 5,9 |
| Culture | 4,4 |
Le débat budgétaire porte sur les crédits de l’année. Mais une large part de ces crédits est due au titre de décisions déjà prises les années précédentes. Les restes à payer de l’État, c’est-à-dire les engagements juridiques signés dont la facture n’est pas encore réglée, atteignent 230,5 Md€ fin 2025, en hausse de 13,7 Md€ sur un an.
Trois grandeurs distinctes, à ne pas additionner
Ces trois blocs mesurent trois degrés d’engagement différents. Les additionner pour annoncer un total spectaculaire n’aurait aucun sens comptable.
| Mission | Part des restes à payer | Montant |
|---|---|---|
| Défense | 51 % | 117,4 Md€ |
| Investir pour la France de 2030 | 12 % | non détaillé par la source |
| Aide publique au développement | 6 % | non détaillé par la source |
| Écologie | 5 % | non détaillé par la source |
| Justice | 5 % | non détaillé par la source |
La Cour des comptes chiffre à 91,3 % du budget général la part des dépenses rigides, celles sur lesquelles le vote annuel n’a pas de prise réelle. C’est le fait qui explique pourquoi un budget de redressement produit si peu d’effet à court terme : la marge de manœuvre annuelle porte sur moins d’un dixième du budget général.
Source : Cour des comptes, « Le budget de l’État en 2025, résultats et gestion », 22 avril 2026. Le statut n’est pas le même selon la grandeur : les restes à payer (230,5 Md€), les autorisations d’engagement affectées non engagées (44,3 Md€) et la part de dépenses rigides (91,3 %) sont constatés sur l’exercice 2025. Les échéanciers de crédits de paiement (58,9 Md€ en 2026, 103,6 Md€ en 2028 et au-delà), les fourchettes de plans pluriannuels (298 à 353 Md€) et les hausses programmées d’ici 2030 (63,8 Md€) sont des projections : elles décrivent une trajectoire décidée, pas une dépense réalisée.
~480 Md€ de dépenses. Régaliennes (défense, justice, police), éducation, recherche, transferts aux collectivités. Détient ~80 % de la dette publique.
~830 Md€ de dépenses. Retraites, maladie, famille, chômage. Régimes obligatoires (CNAM, CNAV, CAF, Unedic). Voir la dette de la Sécu
~290 Md€ de dépenses. Régions, départements, communes, intercommunalités. Représentent 9-10 % de la dette publique totale.
Le déficit s’explique par l’écart de l’année entre dépenses et recettes des administrations publiques. Leur dernier excédent annuel dans la série Insee actuelle date de 1974 ; les déficits répétés ont nourri le stock de dette.
51 exercices déficitaires consécutifs de 1975 à 2025, dans la série actuelle de l’Insee. Voir le détail du déficit public
Pourquoi cette page ne chiffre pas la fraude fiscale
Aucune estimation officielle de la fraude fiscale n’existe en France. Les trois chiffrages disponibles sont anciens, contestés, et divergent d’un facteur quatre. Le plus repris dans le débat public, 80 à 100 Md€, est aussi le plus contesté : il provient d’une étude du syndicat Solidaires Finances publiques parue en 2018 sur des données de 2013, dont la Cour des comptes juge la méthodologie non convaincante et à laquelle elle reproche d’entretenir une confusion entre agissements légaux et illégaux.
| Chiffrage | Montant | Part des prélèvements obligatoires | Statut |
|---|---|---|---|
| Rapport de Courson et Léonard, 1996 | 17,4 à 22,7 Md€ | 3,6 à 4,7 % | Ancien |
| Conseil des prélèvements obligatoires, 2007 | 20,5 à 25,6 Md€ | 2,6 à 3,2 % | Ancien |
| Solidaires Finances publiques, 2018, sur données 2013 | 80 à 100 Md€ | 7,7 à 9,6 % | Contesté |
Le tableau complet et les raisons documentées de ce vide de mesure figurent sur la page chiffres réels du contrôle fiscal et sur écart fiscal. Source : Cour des comptes, « La lutte contre la fraude fiscale », rapport public thématique, décembre 2025, tableau n° 3, p. 29.
Les gains attendus de ces trois leviers sont des estimations pédagogiques : ils ne sont pas intégralement récupérables, et un montant estimé n’est ni un montant détecté ni un montant recouvré.
Les administrations publiques françaises dépensent environ 1 600 Md€ par an pour environ 1 450 Md€ de recettes, soit un déficit de 152,5 Md€, 5,1 % du PIB (INSEE). Le budget de l’État seul, celui que vote le Parlement dans la loi de finances, représente environ 480 Md€ hors charge de la dette et pensions : il ne couvre ni la Sécurité sociale ni les collectivités locales.
Non, pas encore. Au projet de loi de finances pour 2026, la mission « Engagements financiers de l’État » est le deuxième poste en crédits de paiement, derrière l’enseignement scolaire, avec 60,4 Md€, et le troisième poste en autorisations d’engagement, derrière la défense et l’enseignement scolaire, avec 60,2 Md€. Elle est en voie de devenir le premier poste. Source : Sénat, rapport n° 139, tome III, annexe 12.
Parce que trois périmètres coexistent. La charge d’intérêts de toutes les administrations publiques en comptabilité nationale avoisine 64,7 Md€ (INSEE). La charge de la dette du seul État en comptabilité budgétaire s’élève à 51,6 Md€ en 2025 et 58,0 Md€ prévus en 2026 (Cour des comptes, avril 2026). La mission budgétaire « Engagements financiers de l’État » atteint 60,4 Md€ au PLF 2026 et contient davantage que la seule charge de la dette. Ces montants ne s’additionnent pas et ne se comparent pas d’un tableau à l’autre.
Une part très large. Les restes à payer de l’État atteignent 230,5 Md€ fin 2025, dont 58,9 Md€ de crédits de paiement dus dès 2026, soit 20 % de la loi de finances pour 2026 hors dépenses de personnel et reports. La Cour des comptes chiffre à 91,3 % du budget général la part des dépenses rigides, celles sur lesquelles le vote annuel n’a pas de prise réelle.
Aucune estimation officielle n’existe. Les trois chiffrages disponibles sont anciens et divergent d’un facteur quatre : 17,4 à 22,7 Md€ selon le rapport de Courson et Léonard de 1996, 20,5 à 25,6 Md€ selon le Conseil des prélèvements obligatoires en 2007, 80 à 100 Md€ selon une étude syndicale de 2018 portant sur des données de 2013. Ce dernier chiffre, le plus repris, est celui dont la Cour des comptes juge la méthodologie non convaincante : son statut est contesté.
Parce que l’écart entre dépenses et recettes ne s’est jamais refermé depuis la dernière année d’excédent, en 1974, soit 52 exercices consécutifs. Les dépenses publiques atteignent 57,3 % du PIB, le niveau le plus élevé de l’OCDE, pour 52,2 % de recettes. Sur 100 € dépensés, environ 9,4 € sont financés par de la dette, et la charge d’intérêts qui en résulte alourdit mécaniquement le budget suivant.
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