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Données du 7 novembre 2026 · Méthodologie · Sources · Qui sommes-nous

75 scénarios de hausse du ratio dette/PIB

75 scénarios classés par mécanisme : dépenses, recettes, productivité, taux et confiance.

Périmètre de la cartographie

La dette publique ne se réduit pas à une cause unique. Cette liste cartographie 75 scénarios qui, chacun par un canal différent (dépenses, recettes, productivité, taux, confiance, déficit primaire), peuvent alourdir la trajectoire dette/PIB française. Objectif : anticiper, et non accuser.

Les scénarios ne s’additionnent pas : leurs canaux, horizons et probabilités diffèrent. Lire les limites.

Les 75 chaînes causales, par famille

Les scénarios sont regroupés en huit familles selon le canal par lequel ils atteignent le solde public.

L’arithmétique qui commande tout le reste

La dette publique ne se réduit pas à une cause unique. Le ratio dette/PIB dépend du déficit public, de la croissance du PIB en valeur et des ajustements entre déficit et dette. À la fin du premier trimestre 2026, la dette des administrations publiques au sens de Maastricht atteint 3 536,1 Md€, soit 117,5 % du PIB, après 3 460,5 Md€ et 115,7 % fin 2025 (Insee, Informations rapides n° 158, juin 2026). La dette nette, qui déduit les actifs financiers détenus par les administrations, s’établit à 3 301,1 Md€, soit 109,7 % du PIB.

  • 117,5 %Dette publique / PIB à fin du T1 2026, soit 3 536,1 Md€ (Insee, juin 2026)
  • 2,8 ptsDéficit qui stabiliserait le ratio en 2026 selon la Cour des comptes, sous ses hypothèses
  • 30 Md€Valeur approximative d’un point de PIB, déduite du déficit 2025 (152,5 Md€ pour 5,1 points, Insee)

Le seuil utile pour comprendre la trajectoire est le déficit stabilisant, qui varie avec la croissance nominale et le niveau de dette. La Cour des comptes l’estimait à 2,8 points de PIB pour 2026 (La situation des finances publiques début 2026, février 2026). Le déficit réalisé en 2025 a été de 152,5 Md€, soit 5,1 % du PIB après 5,8 % en 2024 (Insee). Comparer ce résultat de 2025 au seuil estimé pour 2026 donne un repère, pas une mesure observée pour une même année ni une prévision exacte du ratio.

La dynamique dépend notamment du taux d’intérêt effectif payé sur la dette des administrations publiques, noté r, de la croissance du PIB en valeur, notée g, et du solde primaire. Quand r dépasse durablement g, un excédent primaire est nécessaire pour stabiliser le ratio, hors autres ajustements. Quand g dépasse r, la croissance aide à réduire ce ratio, mais ne suffit pas si le déficit primaire est trop élevé. Voir pourquoi la croissance nominale réduit la dette et ce qu’est le déficit primaire.

Le point de comparaison européen situe l’enjeu. À fin mars 2026, la dette publique atteint 88,9 % du PIB dans la zone euro et 82,9 % dans l’Union. La France, à 117,6 % dans la mesure Eurostat, se classe troisième derrière la Grèce (143,5 %) et l’Italie (138,9 %), devant la Belgique (109,1 %) et l’Espagne (101,6 %), quand l’Estonie reste à 25,2 % (Eurostat, communiqué du 21 juillet 2026). L’écart tient moins au niveau atteint qu’à la pente : la Commission européenne, dans ses prévisions de printemps 2026, projette un déficit français de 5,1 % en 2026 puis 5,7 % en 2027, et une dette à 118,1 % fin 2026 puis au-delà de 120 % en 2027.

Le canal des taux, effet progressif

Les charges d’intérêts des administrations publiques ont atteint 64,7 Md€ en 2025 selon l’Insee. Une hausse des taux de marché renchérit les nouvelles émissions et les titres à court terme renouvelés dès la première année, puis se transmet progressivement aux obligations à taux fixe arrivant à échéance. Le déficit public détermine aussi le volume de nouveaux emprunts nécessaires.

L’AFT mesurait au 31 août 2026 une durée de vie moyenne de 8 ans et 142 jours pour la dette négociable de l’État. Cette moyenne ne signifie pas que tout l’encours est refinancé huit ans plus tard et ne s’applique pas aux plus de 3 460 Md€ de dette de l’ensemble des administrations publiques mesurés par l’Insee fin 2025. Dans le projet annuel de performances du budget de l’État pour 2026, un choc durable de 100 points de base sur toute la courbe au 1er janvier 2026 accroîtrait la charge de la dette négociable de l’État de 3,1 Md€ la première année et d’environ 18 Md€ la cinquième, par rapport au scénario de référence et en comptabilité maastrichtienne. C’est une simulation conditionnelle, pas une prévision.

Le volume d’émissions influe aussi sur la transmission du choc : l’Agence France Trésor a annoncé 310 Md€ d’émissions à moyen et long terme nettes des rachats pour 2026. L’inflation agit par un autre canal sur les titres indexés ; ses effets ne doivent pas être confondus avec un choc de taux seul. Voir la charge d’intérêts de la dette et comment l’État emprunte.

Le canal démographique, le plus certain

À l’inverse des taux, la démographie ne surprend jamais : elle est écrite vingt ans à l’avance. L’Insee a révisé ses projections en juin 2026 et retient désormais 65,9 millions d’habitants en 2070 dans le scénario central, avec un indicateur conjoncturel de fécondité stabilisé à 1,45 enfant par femme à partir de 2028, contre 1,56 en 2025 (Insee Première n° 2108). La part des 65 ans ou plus passerait de 22 % en 2026 à 32 % en 2070. Le ratio qui compte pour les finances publiques est celui des âges : 40 personnes de 65 ans ou plus pour 100 personnes de 20 à 64 ans en 2026, 49 en 2040, puis 62 en 2070.

La traduction budgétaire est moins univoque que l’intuition ne le suggère, et c’est un point sur lequel les sources divergent honnêtement. Le Conseil d’orientation des retraites projette un solde du système de retraite déficitaire de 0,1 point de PIB en 2024, de 0,2 point en 2030 et de 1,4 point en 2070 : non parce que les dépenses s’envolent, elles passeraient de 13,9 % à 14,2 % du PIB, mais parce que les ressources reculeraient de 13,9 % à 12,8 % (rapport annuel, juin 2025). Le Rapport sur le vieillissement de la Commission européenne va dans le même sens sur les pensions, avec une baisse de 0,8 point de PIB en France entre 2022 et 2070, mais projette une hausse des dépenses publiques d’autonomie de 1,9 à 2,6 points de PIB dans son scénario de référence, et jusqu’à 4,8 points dans son scénario de risque (édition 2024).

La santé se lit avec la même prudence. Selon les comptes de la santé de la DREES (édition 2025, données 2024), la consommation de soins et de biens médicaux atteint 255 Md€, dont 120,7 Md€ de soins hospitaliers. La dépense courante de santé au sens international s’élève à 333 Md€, en hausse de 3,6 % sur un an, et reste stable à 11,4 % du PIB, tout comme la part du financement public de la consommation de soins dans le PIB, à 6,9 %. Autrement dit, le risque démographique n’est pas une explosion soudaine mais une érosion continue de l’écart entre recettes et dépenses, sur quarante ans. Voir vieillissement et dette.

Le canal climatique, le plus discuté

Plusieurs scénarios de la famille industrie et énergie touchent au climat, et c’est là que l’écart entre l’établi et le débattu est le plus large. La référence française reste le rapport remis à France Stratégie par Jean Pisani-Ferry et Selma Mahfouz en mai 2023 : il chiffre le risque pour la dette publique à environ 10 points de PIB en 2030, 15 points en 2035 et 25 points en 2040, en cumulant les dépenses nouvelles et la baisse temporaire de recettes liée à une croissance potentielle plus faible pendant la transition.

Ce chiffrage est une projection sous hypothèses, pas une mesure. Il suppose une action climatique financée sans réallocation compensatrice, et il a été contesté sur l’ampleur du ralentissement de productivité retenu. D’autres travaux aboutissent à des ordres de grandeur inférieurs. La ligne éditoriale du site consiste à donner la fourchette plutôt qu’un point : le sens de l’effet fait consensus, son ampleur non. À l’inverse, l’inaction a aussi un coût budgétaire, par la reconstruction et l’indemnisation après catastrophes, mais celui-ci est plus difficile à projeter que le coût de la transition. Voir le coût d’investissement de la transition et énergie et dette publique.

Productivité et base fiscale

Une grande partie des scénarios listés plus bas (décrochage scolaire, formation inadaptée, logement bloqué, désindustrialisation, faible diffusion de l’intelligence artificielle) n’agit ni sur les dépenses ni sur les taux, mais sur la productivité, donc sur le g de l’équation. C’est le canal le plus puissant à long terme, le plus lent à documenter, et celui où les chiffres bougent le plus. L’ampleur du décrochage français a d’ailleurs été révisée à la baisse, ce qui invite à la prudence : sur les comptes nationaux révisés de mai 2026, la productivité par tête se situe 4,3 points en dessous de la trajectoire qu’elle aurait suivie en prolongeant son rythme de 2011 à 2019, et 2,4 points seulement une fois neutralisé l’effet comptable des alternants, comptabilisés comme des emplois entiers alors qu’ils produisent et travaillent moins. Sur le champ plus étroit des salariés du secteur marchand non agricole, la productivité dépasse même de 2,6 % son niveau d’avant-crise au premier trimestre 2026 (Insee ; Conseil national de productivité, sixième rapport, juillet 2026). Aucune cause unique n’explique l’écart résiduel : composition de l’emploi, rétention de main-d’œuvre et effets sectoriels s’y superposent.

L’enchaînement est toujours le même. Une productivité plus faible donne un PIB en valeur plus faible, donc moins de recettes à taux de prélèvement inchangé, donc un déficit plus élevé, donc un g plus faible face au r. Rien de spectaculaire année après année, mais un demi-point de croissance potentielle perdu pendant dix ans déplace la trajectoire de dette bien davantage qu’un plan d’économies ponctuel. Voir productivité et dette.

Ce que cette liste ne dit pas

Trois avertissements de méthode valent pour l’ensemble des 75 scénarios. Premièrement, ils ne s’additionnent pas. Beaucoup se recouvrent, plusieurs passent par le même canal, et les montants disponibles proviennent de méthodologies différentes qu’il serait faux de sommer. Deuxièmement, ils ne sont pas du même ordre de grandeur. Une remontée durable des taux ou un choc démographique se comptent en points de PIB, soit des dizaines de milliards d’euros par an ; beaucoup d’autres items de la liste se chiffrent en centaines de millions, un effet réel mais sans commune mesure avec le déficit annuel. Troisièmement, ils n’ont pas la même probabilité : une récession européenne et une cyberattaque systémique ne se rangent pas dans la même case.

La liste n’est donc pas un budget, c’est une carte. Elle sert à repérer par quel canal un sujet donné touche la dette, à quel horizon, et avec quelle solidité de preuve. Chaque fois qu’une page dédiée existe, le titre du scénario y renvoie et le chiffrage détaillé s’y trouve, avec sa source et son millésime. Le pendant positif est la page des 75 leviers de réduction, construite selon la même méthode.

Macroéconomie, taux & chocs 8 scénarios

  1. Récession européenne

    PIB en baisse → recettes en baisse → chômage en hausse → dépenses sociales en hausse → déficit en hausse.

  2. Croissance nominale < 1 % pendant 10 ans

    Effet dénominateur réduit → stabilisation du ratio plus difficile si le déficit primaire persiste.

  3. Taux durablement supérieurs à la croissance (r > g)

    Effet boule de neige défavorable → solde primaire stabilisant plus exigeant.

  4. Inflation faible avec dépenses rigides

    Dilution de la dette/PIB ralentie.

  5. Obligations indexées sur l’inflation

    Charge volatile, difficile à prévoir.

  6. Crise bancaire

    Sauvetages publics massifs.

  7. Pandémie

    Dépenses d’urgence non budgétées.

  8. Chaînes d’approvisionnement rompues

    Production stoppée, inflation importée.

Démographie, santé & dépendance 9 scénarios

  1. Vieillissement plus rapide que prévu

    Retraites, santé et dépendance en hausse simultanée.

  2. Dérapage des dépenses de santé

    ALD, hôpital, médicaments, gestion → déficit structurel.

  3. Dépendance plus coûteuse

    Aides à domicile, EHPAD et soins en forte hausse.

  4. Baisse durable de la natalité

    Ratio actifs/retraités en baisse.

  5. Santé mentale des jeunes dégradée

    Prévention insuffisante → coûts de long terme.

  6. Solitude massive

    Isolement → santé physique et mentale en baisse.

  7. Addictions alcool et tabac

    Coûts de santé et perte de productivité.

  8. Obésité et diabète

    Maladies chroniques en hausse.

  9. Burn-out des soignants et des enseignants

    Services dégradés, absentéisme.

Emploi, retraites & talents 5 scénarios

  1. Emploi senior insuffisant

    Cotisations en baisse et pensions servies plus longtemps.

  2. Déficit de l’assurance chômage

    Soutenu in fine par l’État.

  3. Surqualification et déclassement

    Productivité freinée.

  4. Départs de talents

    Capital humain perdu.

  5. Immigration mal intégrée

    Coûts sociaux non compensés.

Logement & territoires 9 scénarios

  1. Sous-occupation immobilière persistante

    Parc familial bloqué → mobilité en baisse → productivité en baisse.

  2. Blocage du logement dans les zones d’emploi

    Trajets longs → recrutements difficiles → productivité en baisse.

  3. Métropolisation sans construction

    Coût du logement en hausse → salaires compensatoires en hausse → compétitivité en baisse.

  4. Diagonale du vide vieillissante

    Coût par habitant en hausse, base fiscale en baisse.

  5. Urbanisme dispersé

    Réseaux, routes et dépendance à la voiture en hausse.

  6. Télétravail mal territorialisé

    Distances en hausse → infrastructures et logement touristique sous tension.

  7. Résidences secondaires et meublés excessifs

    Logements actifs retirés → recrutement difficile.

  8. Collectivités sous tension immobilière

    Marché du logement local instable.

  9. Fragmentation familiale

    Coûts de logement et de garde en hausse.

Éducation, attention & capital humain 8 scénarios

  1. Usage excessif des réseaux sociaux

    Attention captive → productivité et apprentissage en baisse.

  2. Décrochage scolaire accru

    Capital humain en baisse → recettes futures en baisse.

  3. Baisse du niveau en mathématiques

    Filières STEM affaiblies → productivité de long terme entamée.

  4. Formation professionnelle inefficace

    Compétences inadaptées → emplois non pourvus.

  5. Mauvaise orientation scolaire

    Décrochage et reconversions coûteuses.

  6. Pauvreté infantile persistante

    Coûts de long terme cumulés.

  7. Érosion de la lecture

    Compétences cognitives en baisse.

  8. Vie associative affaiblie

    Cohésion et prévention érodées.

Industrie, énergie & souveraineté 15 scénarios

  1. Nouvelle crise énergétique

    Coût des importations d’énergie en hausse → aides publiques éventuelles et activité freinée → solde public sous pression.

  2. Faible diffusion de l’IA

    Productivité des PME stagnante.

  3. Désindustrialisation continue

    Base fiscale érodée.

  4. Déficit commercial aggravé

    Peut freiner l’activité et les recettes fiscales ou entraîner des aides publiques ; aucun effet direct et automatique sur la dette publique.

  5. Retards du programme nucléaire

    Énergie chère → industrie pénalisée.

  6. Transition énergétique mal ciblée

    Subventions sans gain réel.

  7. Rénovation énergétique inefficace

    Travaux de faible qualité, fraudes.

  8. Stress hydrique

    Agriculture et industrie contraintes.

  9. Catastrophes climatiques répétées

    Reconstruction et indemnisations.

  10. Raccordements électriques lents

    Industrie freinée.

  11. Foncier industriel rare

    Implantations manquées.

  12. Hydrogène mal ciblé

    Subventions sans débouchés.

  13. Défense importée

    Dépendance extérieure ; effet budgétaire si les achats publics coûtent davantage.

  14. Transmission de PME ratée

    Disparition d’emplois et de savoir-faire.

  15. Épargne mal orientée

    Capital national peu productif.

Dépense publique & gestion 9 scénarios

  1. IA publique mal pilotée

    Prestataires coûteux, contentieux, défiance.

  2. Cyberattaque systémique

    Hôpitaux et collectivités paralysés.

  3. Commande publique au moins-disant

    Avenants, malfaçons, maintenance lourde.

  4. Grands projets publics mal pilotés

    Dérives budgétaires et délais.

  5. Maintenance publique différée

    Dette cachée du patrimoine.

  6. Millefeuille territorial

    Doublons et coûts de support.

  7. Niches fiscales non évaluées

    Dépenses fiscales devenues permanentes.

  8. Données publiques insuffisantes

    Pilotage à l’aveugle.

  9. Interopérabilité administrative faible

    Coûts informatiques démultipliés.

Fraude, confiance & choix politiques 12 scénarios

  1. Fraude à la TVA organisée

    Recettes lourdement perdues.

  2. Fraude sociale organisée

    Confiance et recettes érodées.

  3. Fraude santé

    Prestations indues et défiance.

  4. Corruption et favoritisme

    Marchés publics inefficaces.

  5. Confiance civique basse

    Réformes refusées.

  6. Polarisation politique

    Instabilité et retournements coûteux.

  7. Fiscalité instable

    Investissement et arbitrages perturbés.

  8. Hausse générale d’impôts mal calibrée

    Croissance freinée, rendement décevant.

  9. Austérité brutale

    Récession auto-entretenue.

  10. Dépenses de crise pérennisées

    Boucliers transformés en droits acquis.

  11. Justice lente

    Activité économique freinée.

  12. Insécurité économique ou locale

    Investissement et recrutement freinés.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qui fait vraiment monter le ratio dette/PIB ?

Le ratio dépend du solde primaire, de l’écart entre le taux d’intérêt effectif et la croissance du PIB en valeur, ainsi que des ajustements entre déficit et dette. Même si la croissance dépasse le taux d’intérêt, un déficit primaire trop élevé peut faire monter le ratio.

Une hausse des taux d’intérêt fait-elle exploser la dette immédiatement ?

Non. Elle renchérit les nouvelles émissions et les refinancements dès la première année, puis son effet s’accumule. Dans la simulation du budget de l’État pour 2026, un choc durable de 100 points de base au 1er janvier 2026 ajoute 3,1 Md€ de charge la première année et environ 18 Md€ la cinquième, sur la dette négociable de l’État en comptabilité maastrichtienne. Ces montants ne concernent pas toute la dette publique.

Un déficit commercial accroît-il directement la dette publique ?

Non. Le solde commercial concerne les échanges de biens avec l’étranger, tandis que la dette publique dépend des finances des administrations. Un choc commercial peut toutefois peser indirectement sur le PIB, les recettes fiscales ou les dépenses publiques et ainsi dégrader le solde public.

Le vieillissement va-t-il faire dérailler la dette française ?

Il pèse de façon certaine, mais pas là où on l’attend. L’Insee projette 49 personnes de 65 ans ou plus pour 100 personnes de 20 à 64 ans en 2040, puis 62 en 2070. Le Rapport sur le vieillissement 2024 de la Commission européenne projette pourtant une baisse de 0,8 point de PIB des dépenses de pensions françaises entre 2022 et 2070, tandis que les dépenses d’autonomie passeraient de 1,9 à 2,6 points, voire 4,8 points dans le scénario de risque. Le Conseil d’orientation des retraites, lui, attribue le creusement du solde à la baisse des ressources plutôt qu’à la hausse des dépenses.

Combien le climat coûtera-t-il aux finances publiques françaises ?

C’est l’estimation la plus discutée de la liste. Le rapport Pisani-Ferry et Mahfouz remis à France Stratégie en mai 2023 chiffre le risque pour la dette publique à environ 10 points de PIB en 2030, 15 points en 2035 et 25 points en 2040, sous l’hypothèse d’une action climatique non compensée par des réallocations. D’autres travaux retiennent des ordres de grandeur inférieurs : le sens de l’effet fait consensus, son ampleur non.

Ces 75 scénarios peuvent-ils se cumuler ?

Pas arithmétiquement. Beaucoup se recouvrent, plusieurs passent par le même canal (les recettes, la productivité, le solde primaire), et les montants disponibles proviennent de méthodologies différentes qu’il serait faux d’additionner. La liste cartographie des mécanismes, elle ne produit pas un total.

Où se situe la France par rapport à ses voisins européens ?

À fin mars 2026, la dette publique atteint 88,9 % du PIB dans la zone euro et 82,9 % dans l’Union. La France, à 117,6 %, est le troisième pays le plus endetté de la zone euro derrière la Grèce (143,5 %) et l’Italie (138,9 %), devant la Belgique et l’Espagne (Eurostat, juillet 2026). La différence tient surtout à la pente : le ratio grec et le ratio italien reculent, le ratio français monte.

Voir aussi

Le pendant positif : 75 scénarios qui peuvent réduire la dette. Le simulateur interactif, la soutenabilité de la dette et pourquoi la dette publique augmente.

Croissance, déficit, taux d'intérêt : testez votre propre trajectoire de dette dans le simulateur.

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Scénarios

Transition énergétique

Moins de chocs fossiles.

Fraudes

Fraudes et affaires

Domaines, dossiers documentés, montants et sources.

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L'indicateur clé de poids.

Causes

Déficit commercial

−69,2 Md€ en 2025.

Données

Dette de la France 2023

Le cap des 3 000 Md€ franchi : l'année en archive.

Solutions

Budget base zéro

Justifier chaque euro.

Institutions

Droit budgétaire

LOLF, art. 47-2, HCFP.

Méthode

Glossaire

Définitions simples, exemples et nuances.

Scénarios

Santé préventive

333 Md€, 2,3 % en prévention.

Comprendre

Qui détient la dette ?

Investisseurs français et étrangers.

Causes

Consentement à l'impôt

L'infrastructure invisible des recettes.

Données

Soutenabilité

Taux, croissance, déficit primaire.

Solutions

Niches fiscales

467 dispositifs.

Institutions

Millefeuille territorial

Doublons et coûts support.

Méthode

Méthodologie

Sources, projection, hypothèses.

Scénarios

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Impôt, réformes et dette.

Comprendre

Maastricht vs dette de l'État

Pourquoi plusieurs chiffres coexistent.

Causes

Immobilier et rente

La pierre contre le capital productif.

Données

Ma part de la dette

Votre part du stock et des intérêts, selon votre situation.

Solutions

Commande publique

~400 Md€/an.

Institutions

Présidentielle 2027

Programmes, chiffrages et sources par parti.

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Préparer un exposé sur la dette : plan type, chiffres à jour, activités.

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L'effet dépend de l'emploi.

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Tout endettement n'est pas mauvais.

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Causes profondes

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~70 Md€/an de fuite.

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Données ouvertes

Toutes nos séries en CSV/JSON, licence CC BY 4.0.

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Le compteur en temps réel, expliqué.

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Éducation et dette

La dette invisible de PISA.

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Couper juste, pas au hasard.

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Immigration et dette

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Décrochage scolaire

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Dette de la France 2025

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Scénario récession

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Dette de la France 2024

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Scénarios

Fraude récupérée

17 Md€ notifiés, 11,4 Md€ encaissés.

Comprendre

Croissance & dette

Pourquoi le PIB nominal fait baisser le ratio.

Causes

Santé mentale

Une crise aux effets budgétaires massifs.

Données

Dépenses inutiles

Gaspillage documenté.

Scénarios

Retraites équilibrées

Quatre leviers réels.

Causes

Maladies chroniques

60 % des dépenses de santé.

Données

Déficit de la Sécu

Le flux annuel (~17 Md€) qui creuse la dette sociale.

Scénarios

Achats publics

170 Md€ à mieux piloter.

Causes

Logement et natalité

Le lien démographique avec la dette.

Données

Dette de la France 2026

Montant en direct, ratio, trajectoire : le point complet.

Scénarios

Décrochage scolaire

Prévenir coûte moins cher.

Causes

Mathématiques

Le levier silencieux de la souveraineté.

Données

Dette depuis 1980

L'explosion en 45 ans.

Scénarios

Emploi des seniors

Cotisations et retraites.

Causes

Énergie et dette

Le poids budgétaire des fossiles.

Données

Fraude fiscale : chiffres réels

17,1 Md€ notifiés, 11,4 Md€ encaissés.

Causes

Télétravail et territoires

Une révolution territoriale silencieuse.

Données

L'or de la France

~2 436 tonnes : que pèsent-elles face à la dette ?

Causes

Pourquoi la dette augmente

Les vraies causes de la hausse.

Données

Budget de la France

Recettes, dépenses, équilibre.

Causes

Productivité

−8,5 % vs tendance pré-Covid.

Données

PIB de la France

Richesse nationale.

Causes

Cyberattaques

La dette qui n'apparaît dans aucun budget.

Données

Corruption en France

Affaires et coûts débattus.

Causes

Sous-occupation des logements

Le coût caché du parc bloqué.

Données

Compteurs par domaine

Périodes, périmètres et méthodes des montants.

Causes

Solitude

Un coût public sous-estimé.

Données

Déficit public

La cause profonde de la dette.

Données

Prélèvements obligatoires

43,6 % du PIB : composition et compteur en direct.

Données

Dette depuis 1950

75 ans d'évolution.

Données

IA et dette

Productivité et recettes fiscales.

Repères actuels pour comparer

Ces agrégats servent de comparaison. Ils ne mesurent pas le coût propre du sujet ou de l’opération décrite sur cette page.

Les postes peuvent se recouvrir : ne pas additionner un total avec ses composantes, ni dépenses, déficits et fraudes.