Déficits · 2026
Déficit public
Cumul pédagogique depuis le 1er janvier
Base 2025 : 152 511 000 000 € par an. Rythme reconduit, sans mesure quotidienne.
Toutes les administrations publiques, comptabilité nationale.
Données du 22 septembre 2026 · Méthodologie · Sources · Qui sommes-nous
Le déficit public français s’établit à 152,5 milliards d’euros en 2025, soit 5,1 % du PIB selon l’INSEE. Pendant ce temps, la dette publique estimée en direct atteint environ 3 570,9 Md€, soit 118,6 % du PIB.
Projections pédagogiques : les bases annuelles sont lissées sur l’année.
Déficits · 2026
Cumul pédagogique depuis le 1er janvier
Base 2025 : 152 511 000 000 € par an. Rythme reconduit, sans mesure quotidienne.
Toutes les administrations publiques, comptabilité nationale.
Les postes peuvent se recouvrir : ne pas additionner un total avec ses composantes, ni dépenses, déficits et fraudes.
Le déficit public de la France s’établit à 152,5 milliards d’euros en 2025, soit 5,1 % du PIB (INSEE). Au 22 septembre 2026, la dette publique de la France atteint environ 3 571 milliards d'euros (estimation en temps réel), soit 118,6 % du PIB. Dernier chiffre officiel INSEE : 3 460,5 milliards d'euros fin 2025 (115,6 % du PIB).
Déficit 2026 couru en direct : au rythme annuel de 152,5 Md€, le déficit accumulé depuis le 1er janvier 2026 atteint déjà environ 110 451 791 540 €. La France reste sous procédure européenne de déficit excessif, avec un objectif de retour sous 3 % du PIB. Estimation en direct
Le déficit est un flux : c’est le trou d’une année.
La dette est un stock : c’est l’addition des trous passés encore non remboursés.
Image simple : si l’État dépense 100 de plus qu’il ne perçoit pendant un an, il crée 100 de déficit. Si cela se répète plusieurs années, ces déficits s’additionnent et deviennent de la dette. C’est pour cela qu’une France durablement en déficit voit sa dette grimper.
Repère pédagogique : en lissant le déficit 2025 sur l’année, cela représente environ 4 833 € par seconde. C’est précisément le rythme théorique utilisé sur le site pour garder un compteur frais.
C’est le déficit public total, celui qui compte pour la règle européenne des 3 %.
2025 : 152,5 Md€ soit 5,1 % du PIB
Il exclut les intérêts de la dette. Il sert à voir si le budget courant est équilibré hors héritage du passé.
2025 : ~85,9 Md€ soit 2,9 % du PIB
Il corrige les effets du cycle économique. Il mesure la part durable du déséquilibre budgétaire.
Message clé : la France a un problème structurel, pas seulement conjoncturel.
Il dépend de la croissance, du chômage, des crises et des stabilisateurs automatiques.
Exemple : Covid, choc énergie, ralentissement de l’activité
On entend souvent : « si le déficit est de 152,5 Md€, la dette augmente forcément de 152,5 Md€ ». En pratique, ce n’est pas exactement vrai.
Le point technique important
La variation de dette dépend aussi des ajustements stock-flux : opérations de trésorerie, évolution des actifs financiers, reclassements comptables, différences entre dette Maastricht et besoin de financement, ou encore interventions sur certains organismes publics.
La France n’a plus connu de budget durablement équilibré depuis le milieu des années 1970. Les crises ont aggravé la situation, mais la racine du problème est plus profonde : le pays a installé un déficit quasi permanent.
| Année | Déficit public | Contexte |
|---|---|---|
| 2009 | ~7,2 % du PIB | Crise financière mondiale |
| 2020 | ~8,9 % du PIB | Covid et « quoi qu’il en coûte » |
| 2024 | 5,8 % du PIB | Dérapage budgétaire et ralentissement |
| 2025 | 5,1 % du PIB | Amélioration limitée, toujours au-dessus des règles UE |
Le déficit 2024 a été exécuté à 5,8 % du PIB contre 4,4 % inscrits en loi de finances initiale. L’origine documentée de cet écart se situe très majoritairement du côté des recettes, dont le rendement a été surestimé, et non d’une envolée de la dépense de l’État.
| Constat | Montant | Source |
|---|---|---|
| Moins-values de recettes de prélèvements obligatoires par rapport aux dernières prévisions, exercice 2023 | 20,7 Md€ | Assemblée nationale, rapport n° 1274 |
| Mêmes moins-values, exercice 2024 | 40,1 Md€ | Assemblée nationale, rapport n° 1274 |
| Écart de recettes retenu par le projet de loi de finances de fin de gestion pour 2024, par rapport au projet de loi de finances pour 2024 | 41,5 Md€, dont 22,6 Md€ imputables au seul point de départ dégradé de 2023 | Assemblée nationale, rapport n° 1274 |
| Dépenses des collectivités supérieures à la prévision de la loi de finances initiale pour 2024 | 13,4 Md€ | Assemblée nationale, rapport n° 1274 |
| Moins-value de recettes 2023 par rapport à la loi de finances de fin de gestion | 21 Md€ | Inspection générale des finances, rapport n° 2024-M-028-04 |
Plus de la moitié du dérapage 2024 était déjà héritée de 2023
Sur les 41,5 Md€ d’écart de recettes retenus fin 2024, 22,6 Md€ tenaient au seul point de départ dégradé de l’année précédente. Une part majoritaire du dérapage n’a donc pas été décidée en 2024 : elle a été constatée avec retard. C’est une information sur la qualité de la prévision autant que sur la politique budgétaire de l’année.
Statut : constaté. Sources : Assemblée nationale, commission des finances exerçant les prérogatives d’une commission d’enquête, rapport n° 1274 du 9 avril 2025 ; Inspection générale des finances, rapport n° 2024-M-028-04, juillet 2024.
Un rendement annoncé au moment du vote n’est pas une recette encaissée. Le Haut Conseil des finances publiques qualifie de fragile l’évaluation du rendement des mesures nouvelles pour 2026 et écrit que, à l’exception du gel du barème de l’impôt sur le revenu, ces mesures sont très peu documentées. Le paquet représente 13,7 Md€ de mesures nouvelles en prélèvements obligatoires, dont 5,6 Md€ de cotisations.
| Mesure | Rendement annoncé | Appréciation du Haut Conseil |
|---|---|---|
| Gel du barème de l’impôt sur le revenu | 1,9 Md€ | Chiffrage jugé vraisemblable |
| Surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises | 4 Md€ | Rendement jugé plus aléatoire |
| Taxation des holdings | 1 Md€ | Relève des mesures jugées très peu documentées |
| Lutte contre la fraude | 1,5 Md€ | Rendement jugé non crédible : les recettes du contrôle fiscal n’ont progressé que de 200 M€ en 2024 |
Un rendement annoncé n’est pas une recette encaissée
Ces montants sont des rendements estimés, appréciés par l’avis motivé d’une institution indépendante. Ils ne se confondent pas avec les sommes qui rentreront effectivement dans les caisses, et ne s’additionnent pas à des recettes constatées. Le cas de la lutte contre la fraude est le plus net : 1,5 Md€ annoncés, quand les recettes du contrôle fiscal n’ont progressé que de 200 M€ en 2024. Les grandeurs du contrôle fiscal, notifiées et encaissées, sont détaillées sur la page chiffres réels du contrôle fiscal.
Statut : constaté. Source : Haut Conseil des finances publiques, avis n° HCFP-2025-5 du 9 octobre 2025 relatif aux projets de loi de finances et de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, points 66, 67, 71 et 72.
La règle européenne la plus connue fixe un seuil de 3 % du PIB pour le déficit public. Avec 5,1 % en 2025, la France reste au-dessus et demeure sous procédure pour déficit excessif.
En clair : il ne s’agit pas d’une « faillite », mais d’une perte de crédibilité budgétaire. Le vrai risque est un pays qui doit emprunter plus cher parce que les marchés et les partenaires européens doutent de sa capacité à corriger sa trajectoire.
Depuis la réforme du cadre budgétaire européen, l’ajustement se raisonne davantage sur plusieurs années, avec des trajectoires nationales, mais les repères 3 % de déficit et 60 % de dette/PIB restent le langage commun des comparaisons européennes.
La question n’est pas seulement « dépenser moins », mais « dépenser mieux », avec des économies durables sur les dispositifs peu efficaces.
Plus de croissance, c’est plus de recettes sans augmenter mécaniquement les taux d’imposition.
Réduction des niches inefficaces, lutte contre la fraude, meilleure assiette fiscale plutôt que hausse aveugle des taux.
Une consolidation trop brutale peut casser l’activité. Les institutions recommandent plutôt un ajustement crédible et progressif.
Voir aussi : comment résorber la dette de la France
Pas exactement. Le déficit budgétaire vise surtout le budget de l’État. Le déficit public additionne l’État, les collectivités locales, la sécurité sociale et les organismes divers d’administration centrale.
Des recettes, très majoritairement. La commission des finances de l’Assemblée nationale, exerçant les prérogatives d’une commission d’enquête, chiffre les moins-values de recettes de prélèvements obligatoires à 20,7 Md€ en 2023 et 40,1 Md€ en 2024, contre 13,4 Md€ de dépenses des collectivités au-dessus de la prévision. Sur les 41,5 Md€ d’écart de recettes retenus fin 2024, 22,6 Md€ tenaient au seul point de départ dégradé de 2023.
Non, ce sont des rendements estimés. Le Haut Conseil des finances publiques qualifie de fragile l’évaluation du rendement des 13,7 Md€ de mesures nouvelles et juge non crédible le rendement de 1,5 Md€ attendu de la lutte contre la fraude, les recettes du contrôle fiscal n’ayant progressé que de 200 M€ en 2024. Un rendement annoncé au moment du vote n’est pas une recette encaissée.
Non. Il faut regarder la dynamique complète : croissance nominale, taux d’intérêt, déficit primaire et ajustements stock-flux. Un déficit qui baisse aide, mais ne garantit pas à lui seul une baisse rapide du ratio dette/PIB.
Parce que le pays cumule dépenses publiques élevées, faible croissance potentielle, choc de taux et déficit structurel persistant. Les crises n’expliquent pas tout : le dérapage de 2023-2024 tient d’abord à des recettes surestimées, pas à un choc extérieur.
Scénario récessionDépenses évaluéesNiches fiscalesSimulateur
Et avec d'autres hypothèses ? Croissance, déficit, taux d'intérêt : testez votre propre trajectoire de dette.
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−69,2 Md€ en 2025.
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