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Données du 6 novembre 2026 · Méthodologie · Sources · Qui sommes-nous

Corruption en France : ce qui est mesuré

La corruption pèse sur la qualité de la dépense publique, le coût des marchés, la confiance civique et la crédibilité de l’État.

En revanche, les chiffrages globaux de type « 60 à 120 Md€ » doivent être manipulés avec prudence : le périmètre, la méthode et les recouvrements diffèrent fortement d’une source à l’autre.

Corruption, favoritisme, prise illégale d’intérêts

NotionExemplesEffet financier possible
Corruptionpots-de-vin, trafic d’influence, commissions occultessurcoût, mauvaise allocation, perte de confiance
Favoritismeappel d’offres biaisé, cahier des charges orientémauvais achat public, concurrence réduite
Prise illégale d’intérêtsdécision publique avec intérêt personneldépense inefficace, conflits de loyauté
Détournementabus de biens publics, emplois fictifsperte directe de fonds publics

Les affaires documentées distinguent décisions, procédures en cours et conventions sans jugement de culpabilité. Leur montant ne mesure pas un coût annuel national de la corruption.

Comprendre les pertes de recettes

Les chiffres et affaires de ce domaine

Recettes éludées, prestations indues, coûts et récupération : chaque montant garde son périmètre. Les pertes annuelles estimées avancent depuis janvier ; les affaires historiques et les bilans de contrôle restent datés.

Dépenses

Ordre et sécurité publics

Cumul estimé depuis janvier 2026

44 210 118 743 €

52,11 Md€ par an · Base 2024

Eurostat, dépenses par fonction, gov_10a_exp ↗

Dépenses publiques de la fonction « Ordre et sécurité publics », classification COFOG GF03.

Ce montant sert à comparer, sans addition au repère parent.

Il s’agit de dépenses, pas de déficits ou de gaspillage. Ce détail de 2024 ne doit pas être additionné au total public de 2025 ni aux parents de la même arborescence.

Périmètre et méthode

Dépenses publiques de la fonction « Ordre et sécurité publics », classification COFOG GF03.

Le montant annuel de référence est reconduit à rythme constant pour l’année en cours, puis multiplié par la fraction exacte de l’année écoulée. Cette convention illustre une échelle ; elle ne prédit pas le montant effectivement constaté en fin d’année.

Ce montant sert à comparer, sans addition au repère parent.

L’animation illustre un rythme reconduit. Sa précision reste celle de la base annuelle.

Détail →

Un total et ses composantes ne s’additionnent pas. Les années et méthodes peuvent différer. Tous les domaines et métiers →

Les affaires : faits, montants et sources

Corruption et commande publique

Airbus : convention anticorruption française de 2020

Qualification : CJIP validée le 31 janvier 2020, sans jugement de culpabilité

La convention Airbus concerne des pratiques de corruption internationale examinées dans une coopération entre autorités. Le communiqué du PNF précise le montant français et les dates de signature et de validation. Ce volet ne représente pas tout le règlement mondial. La fiche conserve l'obligation conventionnelle vérifiée et distingue la procédure de l'entreprise d'une condamnation pénale personnelle ou d'un préjudice annuel pour la France.

Faits : 2004-2016

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Corruption et commande publique

Biens mal acquis : dossier Obiang et restitution

Qualification : Condamnation française définitive en 2021 ; exécution et restitution distinctes

Le volet Obiang des biens mal acquis concerne le blanchiment en France de fonds détournés et des actifs patrimoniaux. La condamnation française est devenue définitive en 2021. Transparency France rapporte en 2025 une étape dans l'exécution immobilière. Les avoirs confisqués, leur vente et l'affectation à une restitution restent des étapes différentes ; aucune inscription budgétaire n'est présentée comme transfert déjà reçu par les populations.

Faits : Actifs et blanchiment antérieurs à la condamnation de 2021 ; exécution immobilière en 2025

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Corruption et commande publique

Bygmalion : comptes de la campagne présidentielle de 2012

Qualification : Condamnation Sarkozy définitive pour financement illégal après rejet du pourvoi en novembre 2025

Bygmalion concerne la facturation de la campagne présidentielle de 2012 et le dépassement de son plafond de dépenses. Les responsabilités varient selon les protagonistes. Le rejet du pourvoi de Nicolas Sarkozy en novembre 2025 rend sa condamnation définitive pour financement illégal. La fiche distingue ce dossier des autres procédures de l'ancien président et ne transforme pas les dépenses électorales en impôts français perdus.

Faits : Campagne présidentielle de 2012

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Voir les enquêtes vidéo

Comment corrompre un fonctionnaire ?

Micode · Publication : · 40 min 17 s

Enquête de Micode (20/12/2025) : logements sociaux contre espèces, promoteur et maires, marchés publics et « cartel de corruption », Odebrecht, frères Gupta. Partenariat commercial Trade Republic déclaré ; plusieurs chiffres non sourcés.

Passages clés et minutage
  1. 0:01 Accroche : faits divers de corruption et affirmation que « tout le monde est victime »
  2. 0:41 Définition et chiffres d'ambiance (eurodéputés, élus poursuivis) non sourcés dans la vidéo
  3. 2:04 « L'iceberg de la corruption » : responsables politiques condamnés, affaire des SMS
  4. 2:46 Enquête sur Telegram : annonces de logements sociaux contre espèces (4 000 €)
  5. 3:53 Logement social : rabatteur, chargé de clientèle d'un bailleur, commission d'attribution
  6. 6:11 Journaliste qui filme un rabatteur (3 700 €, 4 500 €) ; rapports de l'ANCOLS cités
  7. 7:36 Passage à une corruption « d'une autre envergure » : promoteur immobilier et maires (urbanisme)
  8. 7:53 Message publicitaire (partenariat Trade Republic)
  9. 9:04 Plans locaux d'urbanisme, travaux offerts, verger de 50 000 € devenu 11 M€, enquête, procès
  10. 14:44 Marchés publics : payer celui qui organise les appels d'offres (offre unique ou concurrents écartés)
  11. 16:15 Le « cartel de corruption » : pacte entre concurrents, hausse illégale des prix, pourcentage au maire
  12. 18:27 « Les cartels n'existent pas en France ? » : affaire des marchés publics d'Île-de-France (2 % par contrat)
  13. 20:10 Odebrecht : division des pots-de-vin, sociétés écrans, dénonciations récompensées au Brésil
  14. 28:43 Frères Gupta en Afrique du Sud (hors France)
  15. 38:12 Et en France : défiscalisation historique des commissions, 1 % de plaintes, appel aux lanceurs d'alerte
Ce que montre l’enquête, et ce qui en est vérifié
  • VERDICT SUR LE RÉSUMÉ DE L'ÉDITEUR : il fusionne trois séquences. (1) Les rabatteurs (00:03:18 à 00:07:30) vendent des logements sociaux contre 3 700 à 4 500 € : le paiement vise un chargé de clientèle de bailleur, et la commission d'attribution est dite « dans le coup » ; ce ne sont pas des personnes qui gèrent des appels d'offres, et il n'y a aucun lien avec un marché public. (2) Pour les marchés (00:15:44 à 00:16:14), le corrupteur paie l'organisateur de l'appel d'offres pour être seul soumissionnaire ou voir les autres écartés. (3) Le « cartel de corruption » (00:16:25 à 00:17:30) : le corrupteur propose à ses concurrents de gagner chacun son tour et de se partager le marché, puis le cartel augmente illégalement les prix ; c'est au maire qu'on offre un pourcentage sur chaque facture, en échange de sa discrétion. Les concurrents ne reçoivent pas « une part pour gonfler les prix » : ils entrent dans l'entente. Source : transcription [ouvert].
  • Affaire réelle ? Le cartel de corruption est présenté comme un modèle général, sans affaire, lieu, période ni condamnation. L'affaire citée juste après (00:18:27) est celle des marchés publics d'Île-de-France : 2 % de commissions sur les marchés des lycées (1988-1997), dénoncée par les Verts ; 47 prévenus jugés à Paris à partir du 21/03/2005, jugement du 26/10/2005 ; Conseil de la concurrence : 47,3 M€ d'amendes sur 12 sociétés (mai 2007) ; cassation du 20/02/2008 selon le site. C'est d'abord un financement de partis avec trucage d'appels d'offres, pas un cartel monté pour enrichir un maire. Sources : Wikipédia [ouvert, secondaire] ; base de dossiers du site (arrêt du 20/02/2008, non rouvert).
  • 00:17:41 à 00:18:02 : « 20 ou 30 % » de hausse « sans complexe » et « le BTP, c'est 2/3 des marchés des collectivités » sont des affirmations du narrateur, sans source dans sa bibliographie. Ordres de grandeur proches des surcoûts mesurés (13 à 27,5 % en France, 20 % ou plus selon l'OCDE) mais non vérifiés pour le BTP. Sources : Conseil d'État 27/04/2021 [ouvert] ; CMA [ouvert].
  • 00:03:18 à 00:04:00 : « 4 000 € » pour un logement social ; 70 % de Français éligibles, 4 millions en attente et 400 000 nouveaux logements par an (propos du narrateur). La bibliographie de la vidéo cite plutôt 2,7 millions de demandes en 2024 (BFM) ; les 400 000 sont vraisemblablement des attributions annuelles, à vérifier. Source : bibliographie Micode [ouvert].
  • 00:07:03 : « 50 % des bailleurs audités ont des pratiques irrégulières » d'après l'ANCOLS : la bibliographie ne cite qu'un « rapport ANCOLS 2017 » sans lien ; non vérifié.
  • 00:07:36 à 00:14:26 : promoteur « Antonio De Sousa », maires corrompus par des travaux offerts, verger acheté 50 000 € (3 € le m²) valant 11 M€, 250 M€ de chiffre d'affaires, compte en Californie, virement de 500 000 € pour une villa en Corse, emploi fictif de sa fille, quatre maires condamnés à 6 mois à 3 ans. Affaire immobilière (PLU), pas de marchés publics. La bibliographie la relie à l'« affaire France Pierre » (Le Parisien 07/03/2022 ; verdict de fin octobre 2024 selon Mediapart du 24/10/2024). Articles non ouverts (accès payant) ; peines non vérifiées ; les sous-titres écrivent « 50 prisons » (probablement 5 ans).
  • 00:15:55 à 00:16:11 : extrait sur le « SIAP » (probablement le SIAAP, assainissement de l'agglomération parisienne). La bibliographie rattache le « cartel de l'eau » du SIAAP à un témoignage de Cash Investigation (2018) et à un article de Mediapart du 15/12/2024 ; statut judiciaire non vérifié.
  • 00:20:57 à 00:28:40 : Odebrecht. Vérifié auprès du ministère américain de la Justice (Information du 21/12/2016) : environ 788 M$ de pots-de-vin pour plus de 100 projets dans 12 pays entre 2001 et 2016, bénéfices illicites de 3,336 Md$ (4,2 fois), division des opérations structurées créée vers 2006, messagerie parallèle « Drousys », sociétés écrans. Source : DOJ [ouvert]. Le reste (19 ans de prison de Marcelo Odebrecht, 77 cadres, 415 politiciens, présidents péruviens, faillite) n'a pas été vérifié.

Au contrôle du 24 octobre 2026, YouTube déclarait la vidéo intégrable ; le lecteur se charge sur la page.

Métadonnées contrôlées le 24 octobre 2026. Transcription intégrale analysée le 24 octobre 2026 ; seuls les faits recoupés par une source primaire sont repris comme établis.

Lecteur YouTube en mode de confidentialité renforcée, chargé seulement à l’approche de la vidéo. La lecture transmet des données à YouTube.

Sources et bibliographie

Explorer les domaines et les affaires documentées

Pourquoi les montants globaux sont très incertains

🟥 Ordre de grandeur débattuOrdres de grandeur débattus

On lit souvent des estimations très larges du coût de la corruption. Elles agrègent parfois des surcoûts de marchés publics, des pertes de concurrence, des effets de réputation, des affaires judiciaires et des extrapolations internationales. Cela ne produit pas un chiffre officiel stabilisé.

Cette prudence n’est pas une posture de notre part : l’administration chargée du sujet dit exactement la même chose. Dans son rapport d’activité 2025, l’Agence française anticorruption écrit :

🟦 Source officielleL’AFA sur l’impossibilité de mesurer la corruption

« Le phénomène corruptif est particulièrement complexe à mesurer. Par nature dissimulés, les faits d’atteintes à la probité sont difficiles à appréhender et aucun indicateur, pris isolément, ne peut prétendre rendre compte de l’ampleur réelle du phénomène, de sa prévalence territoriale précise et de son évolution dans le temps. »

Un Observatoire des atteintes à la probité a été créé en 2024 précisément pour combler ce trou de mesure. Statut : constaté. Source : Agence française anticorruption, rapport d’activité 2025, p. 430 à 432.

Bonne pratique : regarder affaire par affaire, secteur par secteur, et surtout marché public par marché public, plutôt que de prétendre connaître un chiffre total exact.

Ce que l’Observatoire des atteintes à la probité a effectivement mesuré

L’Observatoire créé en 2024 a livré sa première production chiffrée le 9 décembre 2024. Elle ne mesure ni le coût de la corruption, ni son niveau réel : elle décrit 504 décisions de première instance rendues en 2021 et 2022, portant sur 489 affaires, avec 2,7 prévenus par affaire en moyenne. C’est un volume de détection judiciaire, et c’est déjà beaucoup plus que ce dont on disposait.

InfractionPart des infractionsPart des affaires
Corruption36,9 %29,2 %
Détournement de fonds ou de biens publics22,1 %26,4 %
Favoritisme15,5 %18,3 %

La corruption est donc l’infraction la plus représentée. Dans ces affaires de corruption, 67,25 % impliquent des agents publics et 5,85 % des élus. Côté public, le bloc communal est le plus concerné ; côté privé, la construction.

L’issue des procès : beaucoup de sursis, des relaxes très inégales

Issue ou peine prononcéePart
Culpabilité prononcée71,7 %
Relaxe25,6 %, de 17,6 % pour la corruption à 73,3 % pour la concussion
Peine assortie d’un sursis simple73,7 %
Peine assortie d’un sursis probatoire13,7 %
Peine sans sursis12,62 %, quantum moyen 15,8 mois

Les amendes moyennes s’élèvent à 87 159 € pour les personnes morales et à 20 242 € pour les personnes physiques.

Nature de ces chiffres : détecté, jamais estimé

Ces pourcentages décrivent des affaires jugées. Ils ne disent rien du nombre de faits commis, ni des montants en jeu, et ne s’additionnent à aucune estimation de coût. L’écart de relaxe, de 17,6 % à 73,3 % selon l’infraction, en dit d’ailleurs autant sur la difficulté à prouver certaines qualifications que sur les faits eux-mêmes. Statut : constaté. Nature : détecté.

Source : Agence française anticorruption, Observatoire des atteintes à la probité, note d’analyse du 9 décembre 2024.

Signalements et infractions enregistrées : deux séries qui ne mesurent pas la même chose

Série20232024Variation
Signalements reçus par l’Agence française anticorruption435802+84 %
Atteintes à la probité enregistrées par la police et la gendarmerie863934+8,2 %

76 % des signalements reçus par l’AFA concernent le secteur public, principalement les collectivités locales.

La lecture à joindre obligatoirement à ces chiffres

Un signalement n’est pas une infraction établie. Un quasi-doublement en un an mesure d’abord la notoriété du dispositif et la propension à signaler, pas une aggravation de la corruption. L’écart entre les deux séries, +84 % contre +8,2 %, montre précisément qu’elles ne mesurent pas la même chose, et qu’aucune ne peut servir d’indicateur du niveau réel de corruption. Statut : constaté. Nature : détecté.

Sources : Agence française anticorruption, rapport d’activité 2024 ; AFA et SSMSI, « Les atteintes à la probité enregistrées par les services de sécurité en 2024 ».

Personnalités condamnées pour fraude, corruption ou détournement

2025
Marine Le Pen
Députée européenne

Affaire des assistants parlementaires européens.

Prison, amende et inéligibilité avec exécution provisoire

2021
Nicolas Sarkozy
Ancien président

Affaires Bygmalion et Bismuth.

Condamnations pénales dans plusieurs volets

2020
François Fillon
Ancien Premier ministre

Emploi fictif et détournement de fonds publics.

Prison et inéligibilité

2019
Patrick Balkany
Maire de Levallois-Perret

Fraude fiscale et blanchiment aggravé.

4 ans de prison ferme

2016
Jérôme Cahuzac
Ministre du Budget

Fraude fiscale et blanchiment.

2 ans de prison ferme + sursis

2011
Jacques Chirac
Ancien président

Emplois fictifs à la mairie de Paris.

2 ans avec sursis

Dossiers d’affaires : Le Pen, Sarkozy, Fillon, Balkany, Cahuzac, Chirac. L’année indiquée est celle de la condamnation prononcée.

La justice négociée : les conventions judiciaires d’intérêt public

Depuis la loi Sapin II (loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016), une entreprise poursuivie peut éviter le procès en signant une convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) : elle verse une amende d’intérêt public, se soumet le cas échéant à un programme de conformité, et l’action publique s’éteint. C’est devenu un canal majeur par lequel de l’argent rentre au Trésor public au titre de la délinquance économique et financière, et c’est, pour un site sur la dette, la partie la plus concrètement chiffrable du sujet.

Une CJIP n’est pas une condamnation

La précision est juridique, pas cosmétique. Une CJIP n’emporte ni déclaration de culpabilité, ni inscription au casier judiciaire. Elle ne règle pas la situation pénale des personnes physiques, qui peut être poursuivie séparément. L’amende d’intérêt public est plafonnée à 30 % du chiffre d’affaires annuel moyen des trois derniers exercices. Base légale : article 41-1-2 du code de procédure pénale, étendu à la fraude fiscale par la loi n° 2018-898 du 23 octobre 2018.

Les entreprises citées plus bas le sont sur le fondement de conventions publiques, validées par un juge et publiées par le ministère de la justice. Aucune ne figure ici au titre d’une condamnation pénale.

Combien de conventions ont été signées ?

Le parquet national financier a signé 32 CJIP entre novembre 2017 et le 17 juin 2026 : la convention SHAD SA est explicitement identifiée comme la trente-deuxième par le communiqué du procureur de la République financier du 9 juillet 2026, chaque communiqué numérotant la convention qu’il annonce. D’autres parquets (Paris, Nice, Belfort, Tours, Marseille, Nanterre) en ont signé une quinzaine de plus en matière économique et financière, dont 7 pour le seul parquet de Paris au 5 décembre 2025. S’y ajoute une quarantaine de CJIP environnementales, hors du champ de cette page.

Les seize CJIP fiscales, entreprise par entreprise

Seize conventions portent sur la fraude fiscale, sa complicité ou son blanchiment. Le tableau distingue deux natures de montant qui ne s’additionnent jamais entre elles : l’amende d’intérêt public est la sanction prévue par la convention et versée au Trésor public (montant détecté et sanctionné) ; le volet fiscal regroupe les droits, intérêts, pénalités et règlements d’ensemble versés à l’administration fiscale (montant recouvré par le fisc). Ce sont deux flux distincts, vers deux caisses distinctes. Ce volet fiscal n’est publié que dans sept dossiers sur seize.

EntrepriseAmende d’intérêt public (M€)Volet fiscal publié (M€)
McDonald’s508,5737,1
Google500,0non publié
HSBC Private Bank Suisse300,0non publié
HSBC Bank plc267,534,5
Credit Suisse123,0non publié
Crédit Agricole CIB88,246,2
Carmignac30,011,1
JPMorgan25,0non publié
Banco Santander22,5non publié
Unilabs13,8~5,2
Danske Bank6,0non publié
Abanca3,8non publié
Bank of China3,0non publié
SHAD2,32,4
Swiru1,410,4
Gudno0,05non publié
Total 2017-20261 895,1au moins 847,0
⬜ Hypothèse de calculComment ces deux totaux ont été obtenus

Ces deux totaux ne sont pas des chiffres publiés par une administration. Ce sont des additions faites à partir des montants figurant dans les communiqués des parquets, avec une méthodologie homogène : pour la première colonne, le montant de l’amende d’intérêt public inscrit dans chaque convention validée ; pour la seconde, le volet fiscal publié, celui de McDonald’s étant déduit par soustraction (1 245 624 269 € annoncés au total, moins 508 482 964 € d’amende).

Deux précautions de lecture. D’abord, ces montants portent sur neuf ans et ne doivent jamais être présentés comme un flux annuel. Ensuite, le total du volet fiscal est un plancher : neuf dossiers sur seize, dont Google, ne publient aucun montant fiscal. Sources : communiqués du PNF et des parquets de Paris, Nice et Tours, PDF archivés.

Un total très concentré, un instrument très marginal

Sur l’ensemble des CJIP financières et fiscales dont le montant a pu être extrait, le cumul des amendes d’intérêt public atteint environ 4 657 M€ pour 43 conventions signées entre 2017 et juin 2026. Deux dossiers en concentrent l’essentiel : les deux conventions Airbus SE pèsent 2 099,0 M€ (2 083,1 M€ en 2020 et 15,9 M€ en 2022), soit 45 % du total à elles seules, et les seize CJIP fiscales 1 895,1 M€, soit 41 %. Autrement dit, deux dossiers représentent près de la moitié de neuf ans de justice négociée. Cette addition ne porte que sur une seule grandeur, l’amende d’intérêt public prévue par chaque convention : elle n’intègre ni les volets fiscaux versés à l’administration fiscale, ni la moindre estimation de préjudice. Ce total reste une addition maison, hors CJIP environnementales et hors trois conventions de 2018 (SET Environnement, Kaeffer Wanner, Poujaud) dont les montants n’ont pas pu être extraits : ce n’est ni un chiffre officiel, ni un total exhaustif.

Le contrepoids : peu de dossiers, et seulement des personnes morales

La Cour des comptes qualifie les CJIP fiscales de marginales et rappelle qu’elles ne s’appliquent qu’aux personnes morales, alors que les poursuites pour fraude fiscale visent généralement des personnes physiques. Entre 2019 et 2023, il n’y a jamais eu plus de deux CJIP fiscales par an. La même année 2023, on compte 57 comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité en fraude fiscale, soit 3 % des dossiers transmis au parquet. Un cumul de 1,9 Md€ sur neuf ans ne décrit donc pas un flux massif, mais une poignée de très gros dossiers. Source : Cour des comptes, La lutte contre la fraude fiscale, décembre 2025, chapitre III, II.C.2.

D’où viennent ces dossiers, et à quoi ressemblent-ils ?

Fait peu connu : l’auto-dénonciation est devenue un mode d’entrée significatif. Plusieurs conventions ont pour origine une révélation spontanée de l’entreprise ou une dénonciation obligatoire de l’administration, et non une détection autonome par la justice. Unilabs France (2022) a spontanément informé le parquet national financier de dénonciations obligatoires visant des demandes de crédit d’impôt recherche ; SHAD SA (2026) est née d’une dénonciation obligatoire de la Direction nationale des vérifications de situations fiscales au titre de l’article L. 228 du livre des procédures fiscales ; Colas Rail et Balt (2026) se sont auto-révélées. La performance de la justice négociée tient donc en partie à ce que les entreprises acceptent de déclarer.

🟦 Source officielleUn montage concret : la CJIP SHAD SA, annoncée le 9 juillet 2026

Le dossier illustre le cas du siège de direction effective : une société luxembourgeoise dont les décisions étaient en réalité prises depuis la France par son dirigeant et les salariés d’une filiale française, sans activité déclarée en France. Faits caractérisés entre 2015 et 2020.

  • 2 259 492 € d’amende d’intérêt public (montant détecté et sanctionné)
  • 2 411 672 € de droits, intérêts, amende et majoration déjà versés à l’administration fiscale (montant recouvré)

Statut : constaté. Entité nommée sur convention judiciaire validée. Source : communiqué du procureur de la République financier, 9 juillet 2026.

Grands scandales financiers par catégorie

Financement illégal de partis

Affaire Urba : financement politique via bureaux d’études. Source
HLM de Paris : commissions sur marchés publics. Source
Bygmalion : surfacturation de campagne. Source

Corruption et pots-de-vin

Affaire Elf : corruption massive et commissions occultes. Source
Frégates de Taïwan : commissions sur vente d’armes. Sentence arbitrale de 2010, environ 630 M€ versés à Taipei, dont 460 M€ payés par le budget de l’État. Détail
Airbus : règlement mondial de 3 598 M€ en janvier 2020, dont 2 083,1 M€ au Trésor public français. Une CJIP, pas une condamnation. Détail

Marchés publics truqués

Marchés d’Île-de-France : surfacturation et commissions. Source
Affaire Guérini : favoritisme et marchés publics. Source
Tramway de Nice : pots-de-vin et contrat public. Source

Affaires internationales

Angolagate : commissions occultes sur ventes d’armes. Source
Biens mal acquis : plus de 100 M€ de biens définitivement confisqués, 6,1 M€ seulement affectés à la restitution. Détail
Sarkozy-Kadhafi : soupçons de financement libyen. Source

Trois dossiers chiffrés, trois natures de montant

Ces trois affaires sont souvent citées avec un chiffre unique et spectaculaire. Or elles ne mesurent pas la même chose : l’une est un encaissement pour l’État, l’autre une dépense de l’État, la troisième une confiscation de biens qui n’a presque rien restitué. Les mettre côte à côte sans le dire serait la faute la plus courante sur ce sujet.

🟦 Source officielleAirbus (2020) : 3,6 Md€ au total, 2,08 Md€ pour la France

Le règlement mondial du 31 janvier 2020 s’élève à 3 598 M€. Présenté comme « 3,6 milliards d’euros » sans autre précision, il laisse croire que la France a tout encaissé. La répartition réelle est la suivante :

  • France : 2 083 137 455 € versés au Trésor public sous dix jours, soit 58 % du total
  • Royaume-Uni : environ 984 M€ au Serious Fraud Office
  • États-Unis : environ 526 M€ au Department of Justice et 9 M€ au Department of State

Les parts britannique et américaine sont des équivalents en euros de sommes libellées en livres et en dollars : leur addition ne retombe donc pas exactement sur le total annoncé. Seul le montant français, versé en euros, est exact à l’unité près.

Le Department of Justice a accepté de créditer jusqu’à 1,8 Md USD des sommes versées au parquet national financier : c’est précisément le basculement que visait la loi Sapin II, faire juger et payer en France ce qui l’était auparavant aux États-Unis. Nature : amende d’intérêt public effectivement versée au Trésor public, donc recouvré, et non une estimation de préjudice. Statut : constaté. Rappel : il s’agit d’une CJIP, donc ni une condamnation ni une reconnaissance de culpabilité. Sources : communiqué Airbus du 31 janvier 2020 ; communiqué du PNF du 30 janvier 2020 ; CJIP Airbus SE du 29 janvier 2020, validée le 31 janvier 2020.

🟦 Source officielleFrégates de Taïwan : 460 M€ payés par le budget de l’État

C’est le cas le plus lourd de sortie directe d’argent public français de tout ce dossier, et le plus pertinent pour un site sur la dette. Ce n’est pas une amende encaissée mais une sentence arbitrale : la Chambre de commerce internationale a condamné le 3 mai 2010 l’État français et Thales à verser environ 630 M€ à Taipei, dont 460 M€ à la charge de l’État. Le recours a été rejeté par la cour d’appel de Paris le 9 juin 2011.

Ces 460 M€ ont été financés en 2011 par une annulation de crédits répartie sur tous les ministères : 22 M€ sur les transports, 8,6 M€ sur la politique de la ville, 2 M€ sur la justice des mineurs, et ainsi de suite. Nature : dépense budgétaire effective, au détriment de l’État. Statut : constaté. Sources : sentence arbitrale CCI du 3 mai 2010 ; Assemblée nationale, questions écrites n° 118154, 118159 et 118161 (13e législature) et réponses du Gouvernement.

🟦 Source officielleBiens mal acquis : plus de 100 M€ confisqués, 6,1 M€ restitués

Après l’arrêt de la Cour de cassation du 28 juillet 2021, qui a rejeté le pourvoi et rendu définitive la condamnation pour blanchiment de détournement de fonds publics, plus de 100 M€ de biens ont été définitivement confisqués à Teodoro Nguema Obiang Mangue, vice-président de la Guinée équatoriale. Parmi eux, l’immeuble du 42 avenue Foch à Paris, environ 3 000 m², évalué par la presse à plus de 100 M€.

L’écart entre le confisqué et le restitué est l’information principale : seuls 6,1 M€, issus de la vente de véhicules, ont été affectés à la restitution, soit environ 6 %. L’immeuble n’a été matériellement récupéré par les autorités françaises que le 18 juin 2025, après des années d’occupation contestée, et n’était toujours pas vendu. Nature : biens confisqués (détecté), à ne pas confondre avec les 6,1 M€ effectivement affectés à la restitution (recouvré) : ces deux grandeurs ne s’additionnent pas. Statut : constaté. Sources : Cour de cassation, 28 juillet 2021 ; Transparency International France, communiqués du 28 juillet 2021 et du 8 juillet 2025.

Pourquoi cela compte pour la dette

  • Surcoûts et mauvaise qualité des marchés publics
  • Allocation inefficace des fonds publics
  • Défiance fiscale et civique
  • Affaiblissement de la crédibilité budgétaire
  • Coût de contrôle, contentieux et réputation

La corruption n’est pas la cause unique de la dette française. Mais elle aggrave les coûts, détruit la confiance et rend toute consolidation budgétaire plus difficile politiquement.

Questions fréquentes

Combien coûte la corruption à la France chaque année ?

Aucun chiffre fiable n’existe, et l’administration chargée du sujet le dit elle-même. L’Agence française anticorruption écrit qu’« aucun indicateur, pris isolément, ne peut prétendre rendre compte de l’ampleur réelle du phénomène ». Les estimations globales de type 60 à 120 Md€ agrègent des grandeurs hétérogènes et ne sont pas des données officielles. Ce qui est mesuré, ce sont des volumes de détection : 504 décisions de première instance rendues en 2021 et 2022 selon l’Observatoire des atteintes à la probité, 802 signalements reçus par l’AFA en 2024 contre 435 en 2023. Aucune de ces séries n’est un coût, et leur hausse mesure d’abord l’activité de détection.

Qu’est-ce qu’une convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) ?

C’est une procédure par laquelle une entreprise paie une amende d’intérêt public sans procès et sans déclaration de culpabilité, prévue par l’article 41-1-2 du code de procédure pénale et étendue à la fraude fiscale par la loi n° 2018-898 du 23 octobre 2018. Elle n’emporte ni condamnation, ni inscription au casier judiciaire, et ne règle pas la situation pénale des personnes physiques, qui peut être poursuivie séparément. L’amende est plafonnée à 30 % du chiffre d’affaires annuel moyen des trois derniers exercices.

Quelles entreprises ont payé une amende pour fraude fiscale en France ?

Seize CJIP portent sur la fraude fiscale, sa complicité ou son blanchiment, parmi lesquelles McDonald’s, Google, HSBC (deux conventions), Credit Suisse, Crédit Agricole CIB, Carmignac, JPMorgan et Banco Santander. Le cumul des amendes d’intérêt public prévues par ces conventions approche 1 895,1 M€ sur neuf ans, de 2017 à 2026. Ce total est une addition faite à partir des montants publiés dans les communiqués des parquets, pas un chiffre publié par une administration, et il ne doit jamais être lu comme un montant annuel.

Combien Airbus a-t-il payé à la France pour corruption ?

Airbus SE a versé 2 083 137 455 € au Trésor public français sous dix jours, dans un règlement mondial de 3 598 M€ conclu le 31 janvier 2020. Le reste est allé au Serious Fraud Office britannique (environ 984 M€), au Department of Justice américain (environ 526 M€) et au Department of State (9 M€). La France a donc capté 58 % du total, et non les 3,6 Md€ souvent cités comme s’ils lui revenaient. Il s’agit d’une CJIP, donc ni d’une condamnation ni d’une reconnaissance de culpabilité.

L’affaire des frégates de Taïwan a-t-elle coûté de l’argent au contribuable ?

Oui, et c’est la sortie directe d’argent public la plus lourde de ce dossier. Une sentence arbitrale de la Chambre de commerce internationale du 3 mai 2010, dont le recours a été rejeté par la cour d’appel de Paris le 9 juin 2011, a condamné l’État français et Thales à verser environ 630 M€ à Taipei, dont 460 M€ à la charge de l’État. Ces 460 M€ ont été financés en 2011 par une annulation de crédits répartie sur tous les ministères, dont 22 M€ sur les transports et 2 M€ sur la justice des mineurs.

Les biens mal acquis sont-ils restitués aux populations spoliées ?

Très peu en pratique. Plus de 100 M€ de biens ont été définitivement confisqués à Teodoro Nguema Obiang Mangue après l’arrêt de la Cour de cassation du 28 juillet 2021, dont l’immeuble du 42 avenue Foch à Paris. Seuls 6,1 M€, issus de la vente de véhicules, ont été affectés à la restitution, soit environ 6 %. L’immeuble n’a été matériellement récupéré par les autorités françaises que le 18 juin 2025 et n’était toujours pas vendu.

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Dette depuis 1980

L'explosion en 45 ans.

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Le compteur en temps réel, expliqué.

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Règle d'or budgétaire

Encadrement juridique.

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Productivité

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Comment est créée la dette

Du déficit au financement organisé.

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Stabilité budgétaire

La crédibilité paie.

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Coût aujourd'hui, dette évitée demain.

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Citations prêtes à copier, règles de citation, calendrier INSEE.

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−69,2 Md€ en 2025.

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Dette de la Sécu

175 Md€, CADES.

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Histoire de la dette

De la Révolution à 2026.

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Croissance & dette

Pourquoi le PIB nominal fait baisser le ratio.

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Fraude récupérée

17 Md€ notifiés, 11,4 Md€ encaissés.

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Comment résorber la dette

Les 5 leviers possibles.

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Méthodologie

Sources, projection, hypothèses.

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Consentement à l'impôt

L'infrastructure invisible des recettes.

Institutions

Présidentielle 2027

Programmes, chiffrages et sources par parti.

Données

IA et dette

Productivité et recettes fiscales.

Comprendre

L'État n'est pas un ménage

Ce que la France peut et ne peut pas faire.

Scénarios

Niches fiscales

467 niches, 81,3 Md€ : trier.

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Numérisation administrative

Économies réelles ou non ?

Méthode

Kit pédagogique

Préparer un exposé sur la dette : plan type, chiffres à jour, activités.

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Cyberattaques

La dette qui n'apparaît dans aucun budget.

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Droit budgétaire

LOLF, art. 47-2, HCFP.

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L'or de la France

~2 436 tonnes : que pèsent-elles face à la dette ?

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Dette utile / dangereuse

Tout endettement n'est pas mauvais.

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75 scénarios aggravants

Cartographie complète.

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Emploi seniors

60,4 % en emploi : marge.

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Glossaire

Définitions simples, exemples et nuances.

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Diagonale du vide

Le coût géographique de la dette.

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Millefeuille territorial

Doublons et coûts support.

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Dette de la France 2023

Le cap des 3 000 Md€ franchi : l'année en archive.

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Quiz : 10 idées reçues

Vrai, faux ou trompeur ? Testez-vous.

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Décrochage scolaire

Prévenir coûte moins cher.

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Plan 10 chantiers

Trajectoire concrète sur 10 ans.

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Sources & bibliographie

24 sources institutionnelles.

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Pourquoi la dette augmente

Les vraies causes de la hausse.

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Dette de la France 2022

Guerre en Ukraine, inflation, bouclier tarifaire : l'année en archive.

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Immigration et dette

Contribution nette mesurée, mythes et parts de vérité.

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Transition énergétique

Moins de chocs fossiles.

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Niches fiscales

467 dispositifs.

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FAQ complète

Toutes les questions.

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Facture fossile

~70 Md€/an de fuite.

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Charge d'intérêts

Le coût annuel de la dette.

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Dette vs déficit

Stock vs flux : la différence essentielle.

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Réindustrialisation

Emplois, exports, recettes.

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Commande publique

~400 Md€/an.

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Maladies chroniques

60 % des dépenses de santé.

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Soutenabilité

Taux, croissance, déficit primaire.

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Maastricht vs dette de l'État

Pourquoi plusieurs chiffres coexistent.

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Quelles dépenses réduire ?

Évaluer plutôt que couper au hasard.

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Énergie et dette

Le poids budgétaire des fossiles.

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Votre part du stock et des intérêts, selon votre situation.

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Faut-il rembourser la dette ?

Les États refinancent, ils ne remboursent pas.

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Retraites équilibrées

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Réindustrialisation

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Métropolisation

Le coût de la concentration urbaine.

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Prélèvements obligatoires

43,6 % du PIB : composition et compteur en direct.

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Dix idées reçues, dix verdicts sourcés.

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170 Md€ à mieux piloter.

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Justifier chaque euro.

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11 % du PIB : la base fiscale érodée.

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Le déficit hors charge d'intérêts.

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Causes profondes

Les 9 facteurs cumulatifs.

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Dette de la France 2025

3 460,5 Md€ fin 2025, 115,6 % du PIB : l'année en archive.

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Comment l'État emprunte

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Doublons territoriaux

Clarifier pour économiser.

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Éducation et dette

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Paliers de la dette

Compte à rebours et jalons franchis.

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Gauche ou droite ?

Ce que les chiffres disent des responsabilités.

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Encadrer le déficit durablement.

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Immobilier et rente

La pierre contre le capital productif.

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Dette de la France 2026

Montant en direct, ratio, trajectoire : le point complet.

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Ratio dette/PIB

L'indicateur clé de poids.

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Aggravants + réducteurs.

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Sous-occupation des logements

Le coût caché du parc bloqué.

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Budget de la France

Recettes, dépenses, équilibre.

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Investisseurs français et étrangers.

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BCE et article 123

Ce que la BCE peut ou non faire.

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Fraude fiscale : chiffres réels

17,1 Md€ notifiés, 11,4 Md€ encaissés.

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