Données du 22 septembre 2026 · Méthodologie · Sources · Qui sommes-nous
Quand les écrans pèsent sur les comptes publics
Une micro-simulation française publiée le 21 octobre 2025 dans PLOS Medicine associe l’usage excessif des réseaux sociaux à 590 000 cas supplémentaires de dépression chez les personnes nées entre 1990 et 2012. Les auteurs chiffrent aussi le coût économique associé : 3,94 milliards d’euros. Un montant réel, mais sans commune mesure avec le déficit public annuel. Cette page explique ce que dit la recherche, ce qu’elle ne dit pas, et par où passe le lien avec les finances publiques.
Ce que dit exactement l’étude
L’article s’intitule Impact of excessive social media use on adolescent depression and its consequences in France et porte l’identifiant DOI 10.1371/journal.pmed.1004737. Il a été coordonné par le service de psychiatrie de l’hôpital Corentin-Celton (AP-HP), avec l’Université Paris Cité, l’Inserm et l’Institut de psychiatrie et neurosciences de Paris. Ce n’est pas un comptage de patients : c’est une micro-simulation, c’est-à-dire un modèle qui reconstitue des trajectoires individuelles à partir de paramètres épidémiologiques connus. Le modèle porte sur 18,6 millions d’adolescents nés entre 1990 et 2012, suivis sur la période 2000-2022, et intègre 95 paramètres, dont les habitudes d’utilisation des réseaux sociaux et les facteurs de risque classiques de dépression : adversités durant l’enfance, pathologies chroniques, inactivité physique, obésité, usage de substances.
Aux 590 000 cas de dépression et 799 décès par suicide, le modèle ajoute 137 000 années de vie en bonne santé perdues et 3,94 milliards d’euros de coûts économiques. Ces quatre nombres proviennent du même modèle et se lisent ensemble.
Un détail que les reprises de l’étude omettent presque toujours mérite d’être rétabli, car il change la façon de lire ces nombres : chacun est encadré par un intervalle de confiance à 95 % assez large. L’article donne 590 000 cas de dépression dans une fourchette de 400 000 à 760 000, 799 décès par suicide entre 547 et 1 028, 137 000 années de vie en bonne santé perdues entre 94 000 et 176 000, et 3,94 milliards d’euros entre 2,70 et 5,07 milliards. Ce sont donc des ordres de grandeur, pas des mesures. Les auteurs modélisent par ailleurs un scénario de limitation à une heure d’usage quotidien, qui abaisserait de 14,7 % la prévalence simulée de la dépression, en précisant que cette intervention n’a pas été validée en conditions réelles.
Ce que les auteurs disent eux-mêmes des limites
L’étude ne permet pas d’établir un lien causal direct : les auteurs écrivent qu’une micro-simulation appliquée à des données d’observation ne peut pas établir de causalité. Ils la présentent comme le plus haut niveau de preuve accessible sur cette question, les essais randomisés de long terme étant impraticables pour des raisons éthiques et logistiques. Trois autres limites sont revendiquées dans l’article : l’exposition est mesurée uniquement par la durée d’utilisation, sans capturer le type de contenu ni la qualité de l’engagement ; le modèle ne fait pas interagir les facteurs de risque entre eux ; et l’usage déclaré des réseaux sociaux est probablement sous-estimé par les répondants.
Statut du chiffre : modélisé, non constaté. Une micro-simulation produit un ordre de grandeur conditionnel aux hypothèses retenues, pas un dénombrement.
Le temps passé devant les écrans
Le chiffre le plus souvent cité vient de l’étude Esteban de Santé publique France, reprise par le rapport d’experts Enfants et écrans, à la recherche du temps perdu remis en avril 2024 : les 6-17 ans passaient en moyenne 4 h 11 par jour devant un écran. Une précision décisive, que le rapport donne lui-même et que les reprises escamotent : ces données ont été recueillies en 2014-2016, soit bien avant la période Covid. Le rapport écrit noir sur blanc que la dernière étude faisant référence en France sur le temps d’écran total remonte à 2015. Ce n’est donc pas une photographie de l’usage actuel, mais le dernier point de mesure robuste disponible.
Les enquêtes plus récentes vont dans le même sens et montrent une forte progression avec l’âge. L’enquête réalisée en 2024 par l’institut Ipsos pour le Centre national du livre mesure, chez les 16-19 ans, 5 h 12 par jour pour les garçons et 5 h 09 pour les filles, hors temps d’écran consacré à l’école, aux études ou au travail. Chez les 7-9 ans, la même enquête descend à 1 h 50 pour les garçons et 2 h 20 pour les filles.
Une précaution de lecture s’impose, et elle est souvent négligée dans le débat public : le temps d’écran total n’est pas le temps de réseaux sociaux. Il agrège les cours en ligne, les jeux vidéo, la vidéo à la demande, la musique et la messagerie. Confondre les deux revient à attribuer aux plateformes sociales des heures qu’elles ne captent pas. L’écart est mesurable : la micro-simulation de 2025 retient un temps moyen passé sur les réseaux sociaux de 2 h 12 par jour en 2021, soit environ la moitié du temps d’écran total mesuré par Esteban. C’est cette durée, et non le temps d’écran, qui sert de variable d’exposition dans le modèle.
Le second effet documenté du temps d’écran est indirect : il déplace du temps. Sommeil, activité physique, lecture, sociabilité en présence. Le rapport d’avril 2024 insiste sur cette éviction, qui explique une partie des associations observées sans supposer un effet propre du contenu.
L’état de la santé mentale en France
Le Baromètre 2024 de Santé publique France, dont les résultats de synthèse ont été publiés en 2025, donne la photographie de référence : 15,6 % des adultes de 18 à 79 ans déclarent avoir vécu un épisode dépressif caractérisé au cours des douze derniers mois, soit environ un adulte sur six. La prévalence culmine chez les 18-29 ans, à 21,5 %, puis décroît régulièrement avec l’âge jusqu’à 8,6 % chez les 70-79 ans. Elle est plus élevée chez les femmes (18,2 %) que chez les hommes (12,8 %).
La prévalence chez les jeunes adultes a fortement augmenté sur la période récente. Dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire du 14 février 2023, Santé publique France mesurait 11,7 % chez les 18-24 ans en 2017 et 20,8 % en 2021, une progression de neuf points en quatre ans qui recouvre la crise sanitaire. Une réserve de méthode s’impose toutefois : l’édition 2024 porte sur les 18-79 ans quand les précédentes couvraient les 18-85 ans, et Santé publique France indique explicitement que l’analyse des évolutions entre éditions fera l’objet de travaux ultérieurs. Les niveaux se comparent donc avec prudence.
Le même baromètre documente un déterminant qui n’a rien à voir avec les écrans, et qui pèse lourd : la situation financière. La prévalence atteint 28,3 % chez les personnes déclarant une situation difficile ou un endettement contre 9,0 % chez celles qui se disent à l’aise, soit trois fois plus. Les personnes au chômage (25,0 %), les autres inactifs (23,9 %) et les personnes en études (21,7 %) sont également surexposés, quand les retraités sont les moins touchés (8,9 %).
Dernier constat, décisif pour l’action publique : 44,2 % des personnes ayant vécu un épisode dépressif n’ont eu aucun recours thérapeutique, ni consultation, ni psychothérapie, ni médicament, une proportion qui atteint 53,9 % chez les hommes. Si l’on regarde la seule consultation d’un professionnel, 43,8 % des personnes concernées en ont vu un, ce qui revient à dire que 56 % n’ont consulté personne, et environ 65 % des hommes. Le non-recours reste massif jusque dans les formes sévères, où il touche encore 31,4 % des personnes.
Ce gradient social est la raison pour laquelle il faut résister à la tentation d’une explication unique. Voir aussi nos pages santé mentale et dette et solitude et finances publiques.
Ce que la santé mentale coûte
Il existe deux façons de chiffrer, et elles ne mesurent pas la même chose.
Le périmètre étroit, celui des remboursements. Dans sa cartographie des dépenses par pathologie, actualisée en 2025 pour l’exercice 2023, l’Assurance maladie chiffre la santé mentale à 27,8 milliards d’euros, en regroupant les maladies psychiatriques et les traitements chroniques par psychotropes. Cela représente 14 % des 202,5 milliards d’euros remboursés cette année-là, dont environ deux tiers au titre des maladies psychiatriques proprement dites. C’est un chiffre constaté, issu des données de liquidation.
Le périmètre large, celui du coût économique et social. Il ajoute aux soins la perte de production, les moindres taux d’emploi et les prestations sociales. La référence la plus solide reste le Panorama de la santé en Europe publié par l’OCDE en 2018 : pour les vingt-huit pays de l’Union européenne et sur les données de 2015, il évalue le coût total des problèmes de santé mentale à plus de 600 milliards d’euros, soit plus de 4 % du PIB européen. Pour la France, il retient 3,7 % du PIB, ce qui représentait de l’ordre de 80 milliards d’euros une fois rapporté au PIB français de l’époque : cette conversion en euros est une lecture de notre part, le chiffre publié étant une part de richesse nationale.
La ventilation, que l’OCDE ne donne qu’à l’échelle européenne, est instructive : 1,6 % du PIB tient aux moindres taux d’emploi et à la productivité, 1,2 % aux dépenses de protection sociale, et 1,3 % seulement aux dépenses de soins. Autrement dit, les deux tiers environ du coût se situent hors du budget de l’assurance maladie. Une autre estimation, celle d’un coût économique et social de 109 milliards d’euros par an pour la France, circule largement et se retrouve jusque dans les synthèses documentaires de l’Irdes de mai 2023 ; elle repose sur des données nettement plus anciennes et sur des conventions de valorisation du travail perdu qui ne font pas consensus.
Trois précautions
Ces estimations relèvent de méthodologies différentes et ne s’additionnent pas : les 27,8 milliards d’euros de remboursements sont déjà compris dans les évaluations larges, les ajouter reviendrait à compter deux fois les mêmes euros. Elles ne portent pas non plus sur les mêmes années, ni sur le même champ géographique, la ventilation de l’OCDE valant pour l’Union européenne et non pour la France seule. Et surtout, aucune n’isole la part imputable aux réseaux sociaux. Le seul chiffrage disponible sur ce point reste les 3,94 milliards d’euros de la micro-simulation de 2025, calculés sur la vie entière de générations nées entre 1990 et 2012.
Par où passe l’effet sur la dette
Le mécanisme se décrit sans exagération, étape par étape, en distinguant ce qui est mesuré de ce qui est plausible.
- Mesuré. Usage intensif des réseaux sociaux, 2 h 12 par jour en moyenne en 2021, dont la durée est connue mais le contenu non caractérisé.
- Mesuré, sans causalité démontrée. Association avec l’anxiété et la dépression, robuste et répétée dans les données.
- Plausible. Absentéisme et décrochage scolaire, dont le coût est traité sur notre page décrochage scolaire et coût caché.
- Plausible. Moindre qualification à la sortie du système scolaire, donc revenus, cotisations et impôts plus faibles à l’âge adulte.
- Mesuré à l’échelle européenne, tous troubles confondus. Taux d’emploi dégradé et perte de productivité : c’est le premier poste du coût de la santé mentale selon l’OCDE, 1,6 % du PIB dans l’Union européenne, davantage que les dépenses de soins.
- Mesuré, tous troubles confondus. Dépenses de soins remboursées, comptabilisées dans les 27,8 milliards d’euros de l’Assurance maladie.
- Conséquence comptable. Solde des administrations publiques dégradé, donc besoin d’emprunt supplémentaire.
L’ordre de grandeur, dit franchement
La seule évaluation monétaire directement rattachée aux réseaux sociaux, 3,94 milliards d’euros, porte sur la vie entière de générations nées entre 1990 et 2012. Le déficit public français a atteint 152,5 milliards d’euros pour la seule année 2025 (Insee, 27 mars 2026). Ces deux nombres ne se comparent pas terme à terme, puisqu’ils ne couvrent ni le même périmètre ni le même horizon, mais le rapprochement dit l’essentiel : l’effet des réseaux sociaux sur les comptes publics est réel et d’un ordre de grandeur sans commune mesure avec le déficit annuel. Le sujet mérite d’être traité pour ce qu’il est, un enjeu de santé publique de premier plan dont la traduction budgétaire est seconde.
Ce que la puissance publique a engagé
- Téléphone à l’école. La loi n° 2018-698 du 3 août 2018 interdit l’usage du téléphone portable dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges ; au lycée, l’interdiction relève du règlement intérieur. À partir de la rentrée 2024, une « pause numérique » a été expérimentée dans des collèges volontaires de chaque département, pour rendre l’interdiction effective sur l’intégralité du temps scolaire, y compris les récréations et la pause méridienne. Selon la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, le dispositif a été étendu à l’ensemble des collèges publics à partir de la rentrée 2025, pour une mise en œuvre effective avant la fin de l’année civile 2025.
- Majorité numérique. La loi n° 2023-566 du 7 juillet 2023 a fixé à 15 ans l’âge en dessous duquel l’inscription sur un réseau social requiert l’accord d’un titulaire de l’autorité parentale. Le point mérite d’être dit sans détour : la commission d’enquête de l’Assemblée nationale qualifie ce texte de « lanceur d’alerte », inapplicable et inappliqué, et décrit une limite d’âge légale de 15 ans restée théorique face à la limite contractuelle de 13 ans que retiennent les plateformes.
- Règlement européen sur les services numériques. Le règlement (UE) 2022/2065 impose aux très grandes plateformes des obligations en matière de protection des mineurs et ouvre aux chercheurs agréés un accès aux données, condition pratique de toute évaluation indépendante.
- Travaux parlementaires. La commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs a déposé son rapport n° 1770 le 4 septembre 2025, adopté à l’unanimité. Elle a entendu 178 personnes, 163 à l’Assemblée nationale et 15 à Bruxelles, au cours de plus de 90 heures d’auditions tenues du 12 avril au 26 juin 2025. Sa première recommandation est d’inscrire dans le droit de l’Union européenne l’interdiction d’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans ; elle propose aussi un « couvre-feu numérique » pour encadrer l’usage des 15-18 ans.
- Accès aux soins. Le constat que 44 % des personnes en épisode dépressif ne reçoivent aucune prise en charge, et que 56 % ne consultent aucun professionnel, désigne un levier d’action distinct de la régulation des plateformes, et qui ne dépend d’aucune négociation européenne. Aucune source ne compare le rendement budgétaire des deux voies.
Ce que ces chiffres ne disent pas
Les associations entre usage intensif et symptômes dépressifs sont fortes et répétées, mais la causalité reste non démontrée et les auteurs de l’étude française l’écrivent explicitement. D’autres facteurs pèsent lourdement, à commencer par la précarité financière, qui triple la prévalence de la dépression, et par l’effet durable de la crise sanitaire sur les jeunes adultes. Réduire la santé mentale des jeunes aux seuls réseaux sociaux serait une erreur de diagnostic, et donc d’action publique.
Une dernière réserve porte sur la mesure elle-même. Tant que l’exposition est approchée par la seule durée d’utilisation, sans distinguer les contenus ni les usages, les évaluations resteront grossières. C’est précisément l’objet de l’accès des chercheurs aux données des plateformes prévu par le droit européen : sans ces données, le débat continuera de se tenir sur des modélisations plutôt que sur des observations.
Questions fréquentes
Y a-t-il une preuve causale entre réseaux sociaux et dépression des jeunes ?
Non. Les auteurs de l’étude française de référence écrivent eux-mêmes que leur travail ne permet pas d’établir un lien causal direct. Ce qui est solide, ce sont les associations observées et la plausibilité des mécanismes : réduction du sommeil, comparaison sociale, cyberharcèlement. Les essais randomisés de long terme qui trancheraient la question sont impraticables pour des raisons éthiques et logistiques, ce qui explique le recours à la modélisation.
Que dit exactement l’étude des 590 000 cas de dépression ?
Publiée le 21 octobre 2025 dans PLOS Medicine par des équipes de l’AP-HP, de l’Université Paris Cité, de l’Inserm et de l’Institut de psychiatrie et neurosciences de Paris, c’est une micro-simulation portant sur 18,6 millions d’adolescents nés entre 1990 et 2012 et suivis de 2000 à 2022, avec 95 paramètres. Elle associe l’usage excessif des réseaux sociaux à 590 000 cas supplémentaires de dépression sur la vie entière, 799 décès par suicide, 137 000 années de vie en bonne santé perdues et 3,94 milliards d’euros de coûts économiques. Chacun de ces nombres est assorti d’un intervalle de confiance large, de 400 000 à 760 000 cas de dépression et de 2,70 à 5,07 milliards d’euros : ce sont des ordres de grandeur, pas des mesures.
Combien la santé mentale coûte-t-elle aux finances publiques françaises ?
Sur le périmètre étroit des remboursements, l’Assurance maladie chiffre la santé mentale à 27,8 milliards d’euros en 2023, soit 14 % des 202,5 milliards remboursés, dont environ deux tiers au titre des maladies psychiatriques. Sur un périmètre élargi aux coûts indirects, l’OCDE retenait en 2018, sur des données de 2015, 3,7 % du PIB pour la France, soit de l’ordre de 80 milliards d’euros. Ces chiffres relèvent de méthodologies et d’années différentes et ne s’additionnent pas : les remboursements sont déjà compris dans l’estimation large.
Combien de temps les adolescents passent-ils devant un écran en France ?
L’étude Esteban de Santé publique France, reprise par le rapport d’experts « Enfants et écrans » remis en avril 2024, mesurait 4 h 11 par jour chez les 6-17 ans, mais sur des données recueillies en 2014-2016, donc avant la période Covid : le rapport souligne lui-même que la dernière mesure de référence du temps d’écran total remonte à 2015. Attention aussi à la lecture : ce temps d’écran total agrège les cours en ligne, les jeux, la vidéo et la messagerie. Le temps passé sur les réseaux sociaux n’en représente qu’une partie, estimé à 2 h 12 par jour en 2021.
Les réseaux sociaux pèsent-ils vraiment sur la dette publique ?
L’effet existe, mais son ordre de grandeur doit être dit sans exagération. La seule évaluation monétaire rattachée aux réseaux sociaux, 3,94 milliards d’euros, porte sur la vie entière de générations nées entre 1990 et 2012, tandis que le déficit public français a atteint 152,5 milliards d’euros pour la seule année 2025. Les deux nombres ne se comparent pas terme à terme, mais le rapprochement suffit à situer l’enjeu : santé publique d’abord, budget ensuite.
Qu’a décidé la France sur les téléphones à l’école ?
La loi n° 2018-698 du 3 août 2018 interdit l’usage du téléphone portable dans les écoles maternelles et élémentaires et dans les collèges ; au lycée, l’interdiction relève du règlement intérieur. Depuis la rentrée 2024, une « pause numérique » a été expérimentée dans des collèges volontaires de chaque département, afin que l’interdiction soit effective sur l’intégralité du temps scolaire, y compris les récréations et la pause méridienne. La commission d’enquête de l’Assemblée nationale indique que le dispositif a été étendu à l’ensemble des collèges publics à partir de la rentrée 2025, pour une mise en œuvre effective avant la fin de l’année civile 2025.
La santé mentale des jeunes est un des canaux par lesquels le capital humain se dégrade. D’autres pages du site en mesurent les effets budgétaires.
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