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Données du 22 septembre 2026 · Méthodologie · Sources · Qui sommes-nous

Ententes dans les marchés publics : ce que l’on sait vraiment du surcoût

En cinq ans, l’Autorité de la concurrence a rendu 9 décisions sur des ententes dans des marchés publics, pour environ 33 M€ d’amendes, face à plus de 170 Md€ de commande publique recensée chaque année. Il n’existe aucun chiffrage national du surcoût. Cette page dit ce qui est mesuré, cas par cas, et pourquoi le reste ne l’est pas.

Les montants en direct

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Projections pédagogiques : les bases annuelles sont lissées sur l’année.

Les postes peuvent se recouvrir : ne pas additionner un total avec ses composantes, ni dépenses, déficits et fraudes.

9 décisions, 33 M€ : le seul chiffrage d’ensemble tient en une ligne

Devant la commission d’enquête du Sénat sur les coûts et les modalités effectifs de la commande publique, le président de l’Autorité de la concurrence a livré le seul bilan chiffré disponible : sur les cinq dernières années, l’Autorité n’a rendu que 9 décisions relatives à des ententes dans des marchés publics, soit 7 sanctions et 2 non-lieux, pour environ 33 M€ d’amendes cumulées. Ce bilan porte sur la période 2020-2025 (audition du 29 avril 2025, reprise dans le rapport n° 830 du Sénat du 8 juillet 2025, p. 79). En face, le même rapport recense plus de 170 Md€ de commande publique par an, au millésime 2023.

  • 9 décisions en cinq ans
  • 33 M€ d’amendes cumulées
  • plus de 170 Md€ de commande publique par an (millésime 2023)

Ce que ce rapprochement dit, et ce qu’il ne dit pas

Il dit que la répression est d’une ampleur sans commune mesure avec la taille du marché. Il ne dit pas quelle part de la commande publique est faussée par des ententes : 33 M€ d’amendes ne sont ni une estimation du surcoût, ni une mesure de la fraude. C’est un montant détecté et sanctionné, rien de plus. Un chiffre faible peut signaler peu d’ententes comme peu de moyens de détection, et les deux lectures sont défendables en l’état des données.

Le millésime 2025 : aucune entente sur des marchés publics de métropole

Sur l’année 2025, l’Autorité de la concurrence a prononcé 379,255 M€ d’amendes dans 9 décisions contentieuses, 5 avec amende et 4 sans, et aucune ne sanctionne une entente sur des marchés publics de métropole. Les principales décisions concernent Apple (150 M€, n° 25-D-02), TotalEnergies sur les carburants en Corse (187,49 M€, n° 25-D-07), des accords de non-débauchage (29,5 M€, n° 25-D-03), le groupe Parfait (7,6 M€, n° 25-D-05) et Doctolib (4,665 M€, n° 25-D-06). Les quatre dossiers de commande publique et de services publics annoncés pour 2026 sont tous ultramarins : travaux publics à Wallis-et-Futuna, services portuaires au port de Longoni à Mayotte, distribution de câbles énergie outre-mer, déchets médicaux à La Réunion. Pour situer l’échelle : 1,4 Md€ d’amendes toutes pratiques confondues en 2024, plus de 8,8 Md€ sur 2014-2025.

Comment lire une année à zéro

Une année sans décision d’entente sur des marchés publics de métropole ne dit pas qu’il n’y en a pas eu : elle dit qu’aucune procédure n’a abouti cette année-là. Les instructions durent plusieurs années, et les décisions citées plus bas sur cette page portent sur des faits vieux de dix à trente ans. Ces montants restent par ailleurs des amendes prononcées, donc détectées et sanctionnées : ils ne mesurent aucun surcoût.

Source : Autorité de la concurrence, communiqué « 2025 : une année d’action pour l’Autorité de la concurrence » et page Chiffres clés, millésime 2026.

Les 22,2 Md€ de « bénéfice pour l’économie » : un chiffre à manier avec précaution

L’Autorité de la concurrence chiffre le bénéfice de son action pour l’économie à 22,2 Md€ sur 2011-2024, en cumulant les amendes prononcées et les surcoûts évités, selon une méthodologie recommandée par l’OCDE (« Évaluer l’impact des activités des autorités de concurrence », 2025). Une évaluation antérieure portant sur dix ans donnait 14 Md€, dont 4,5 Md€ d’amendes et 9,5 Md€ de surcoûts évités. Repère de taille : le budget de l’Autorité est de 26,2 M€ pour 206 agents.

Statut de ce constat : contesté

Trois réserves à publier avec le chiffre. D’abord il additionne deux natures différentes, un montant sanctionné et un montant estimé de surcoût évité : c’est exactement l’opération que ce site refuse par principe. Ensuite il n’est ventilé par aucun type de pratique : rien n’en permet d’isoler la part revenant à la commande publique, qui est le sujet de cette page. Enfin il est produit par l’institution qu’il évalue. Il est reproduit ici parce qu’il circule, pas parce qu’il répondrait à la question du surcoût des ententes.

Source : Autorité de la concurrence, page Chiffres clés, millésime 2026.

La commande publique pèse de plus en plus dans la détection

La part de la commande publique dans l’activité de détection d’indices de pratiques anticoncurrentielles de la DGCCRF est passée de 33 % en 2020 à 42,3 % en 2024, soit près de dix points de plus en quatre ans (DGCCRF, audition du 3 juin 2025, reprise dans le rapport n° 830 du Sénat du 8 juillet 2025, p. 74).

Limite à garder en tête : une part croissante de la détection ne dit pas si les ententes se multiplient ou si l’administration regarde davantage de ce côté. Cet indicateur mesure une orientation de moyens, pas un phénomène économique.

Un seuil pénal manqué d’un an, et ce qu’il interdit

L’article L. 420-6 du code de commerce punit le délit de pratique anticoncurrentielle de 4 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende pour une personne physique. Or les articles 706-1-2 et 706-95 du code de procédure pénale réservent les interceptions téléphoniques en enquête préliminaire aux délits punis d’au moins 5 ans. Interrogée par la commission d’enquête du Sénat, la DGCCRF écrit que le délit d’entente est désormais le seul pour la poursuite duquel le procureur de la République ne peut ordonner de tels actes d’enquête. Or une entente se prouve d’abord par des échanges entre concurrents.

Ce que ce fait établit, et ce qu’il n’établit pas

C’est un fait institutionnel, pas une explication chiffrée. Aucune source ne quantifie ce que ce seuil fait perdre en détection, et rien ne permet d’affirmer que le relever produirait mécaniquement des amendes supplémentaires. Le constat est simplement qu’un délit dont la preuve repose sur des échanges est poursuivi sans l’outil d’enquête qui capte les échanges.

Source : Sénat, rapport n° 830 (2024-2025), p. 76, réponses écrites de la DGCCRF au questionnaire de la commission d’enquête.

Ce que deviennent les enquêtes : surtout des classements

Le tableau transmis par la DGCCRF à la commission d’enquête sénatoriale montre le sort réservé à ses propres rapports d’enquête en matière de commande publique (rapport n° 830 du Sénat, 8 juillet 2025, p. 75). Deux évolutions sautent aux yeux : les classements dominent, et les signalements au parquet au titre de l’article 40 du code de procédure pénale se sont éteints.

Suite donnée20202021202220232024
Article 40 du CPP (signalement au parquet)88110
Saisines de l’Autorité de la concurrence15145
Transactions et injonctions2510144
Classements142925427
Total des suites3373446526

Précision d’honnêteté : les quatre catégories reproduites ici ne recomposent pas le total publié par le Sénat, qui comprend d’autres suites non détaillées dans le tableau source. Nous reprenons les lignes telles que publiées plutôt que de forcer une addition qui n’a pas de sens.

Une sanction plafonnée à l’envers

La transaction que la DGCCRF peut proposer à une entreprise ayant commis une pratique anticoncurrentielle est encadrée par l’article L. 464-9 du code de commerce. Elle est plafonnée au plus bas des deux montants suivants : 150 000 € ou 5 % du dernier chiffre d’affaires réalisé en France.

Le plafond joue donc à l’envers de l’intuition : plus l’entreprise est grande, plus le plafond de 150 000 € devient dérisoire. Une PME dont 5 % du chiffre d’affaires est inférieur à 150 000 € sera sanctionnée proportionnellement à sa taille, un grand groupe le sera à 150 000 €. Le chef de service de la DGCCRF a qualifié ce plafond d’inadapté devant le Sénat le 3 juin 2025, et la recommandation n° 2 du rapport propose de le supprimer (rapport n° 830, 8 juillet 2025, p. 75-76).

Cinq ententes jugées, cinq mécanismes différents

Les entreprises citées ci-dessous le sont sur la base de décisions publiques et opposables du Conseil puis de l’Autorité de la concurrence, seule condition qui autorise à nommer. Les montants indiqués sont des amendes prononcées : ils ne mesurent ni le surcoût supporté par l’acheteur public, ni les sommes finalement encaissées après recours.

Signalisation routière verticale : neuf ans, 87 à 92 % du marché

Huit entreprises se sont réparti la quasi-totalité du marché français de la signalisation routière verticale de 1997 à mars 2006, avec une part de marché cumulée de 87 à 92 %, sur un marché annuel estimé à 280 à 300 M€ (350 à 400 M€ selon le président de la société SES). Le cartel se réunissait sous couvert de l’assemblée générale annuelle du syndicat professionnel, et a été pris lors d’une perquisition au restaurant Le Pré Catelan, au bois de Boulogne, le 14 mars 2006 (Autorité de la concurrence, décision n° 10-D-39 du 22 décembre 2010).

EntrepriseAmendeGrief
Signature18,48 M€Entente
Aximum17,65 M€Entente
Lacroix7,72 M€Entente
Signaux Girod6,94 M€Entente
SES0,70 M€Entente
Laporte Service Route0,70 M€Entente
FCS0,356 M€Entente
Nadia0,166 M€Entente
Total entente52,712 M€Décision n° 10-D-39
3M France1,97 M€Abus, grief distinct
Sodilor0,259 M€Abus, grief distinct

Lycées d’Île-de-France : 88 marchés et un assistant du maître d’ouvrage

Quatorze entreprises de bâtiment et travaux publics se sont réparti 88 marchés publics de rénovation des lycées franciliens de 1989 à 1996. La particularité de cette affaire est la participation de l’assistant du maître d’ouvrage, la société Patrimoine Ingénierie, qui transmettait à l’avance les opérations à venir et faisait respecter une clé de répartition d’un tiers pour les PME et deux tiers pour les grands groupes (Conseil de la concurrence, décision n° 07-D-15 du 9 mai 2007).

  • 47,3 M€ d’amendes sur 12 sociétés
  • environ 1,52 Md€ de marchés cartellisés
  • amendes = 3,1 % des marchés cartellisés

Les 10 milliards de francs de marchés cartellisés s’inscrivaient dans un programme total de 23,3 milliards de francs. Le rapport entre l’amende et la valeur des marchés faussés, 3,1 %, donne une idée utile de l’échelle des sanctions dans ce type d’affaire. Détail des amendes : Bouygues Bâtiment Île-de-France 20,765 M€, Brézillon 13,338 M€, Spie-SCGPM 7,341 M€, Bouygues SA 3,213 M€, Spie SA 1,078 M€, Eiffage Construction 0,5275 M€, Sicra 0,5163 M€, Vinci Construction 0,2702 M€, Gespace 0,2421 M€, CBC 0,0092 M€, Fougerolle 0,0076 M€, Nord France Boutonnat 0,0063 M€.

Enrobés de Seine-Maritime : une clé de répartition tenue à jour

Sur l’épandage des enrobés bitumineux des routes départementales de Seine-Maritime, une clé de répartition en tonnage, tenue à jour sur des tableaux saisis lors des investigations, a figé le marché du conseil général du 14 mars 1991 à courant 1998 (Conseil de la concurrence, décision n° 05-D-69 du 15 décembre 2005).

EntreprisePart allouée par l’entente
Entreprise Jean Lefebvre28,25 %
Devaux19,00 %
Le Foll18,00 %
TRN11,25 %
Cochery Bourdin Chausse10,20 %
Gagneraud6,65 %
Dieppedalle6,65 %

Amendes prononcées : 33,66 M€ au total, dont Colas Île-de-France Normandie 21 M€, Gagneraud Construction 6,5 M€, Le Foll TP 2,9 M€, Eurovia Haute-Normandie 2,8 M€, Appia Haute-Normandie 0,4 M€ et Buquet 0,06 M€.

Démantèlement nucléaire de Marcoule : révélée par un repenti

Six sociétés ont échangé des informations et se sont réparti 11 appels d’offres du Commissariat à l’énergie atomique portant sur le démantèlement du site de Marcoule, soit un accord-cadre de janvier 2015 et 10 consultations. Le point décisif : ce cartel n’a été révélé que parce que l’un de ses membres s’est dénoncé, et a obtenu en échange une exonération totale d’amende (Autorité de la concurrence, décision n° 23-D-08 du 7 septembre 2023).

EntrepriseAmende
Nuvia (groupe Vinci)13 911 000 €
ENDEL (ex-Engie)11 056 000 €
Bouygues Construction Expertises Nucléaires6 242 000 €
SNEF20 000 €
SPIE Nucléaire10 000 €
Groupe ONET0 € (clémence totale)
Total31 239 000 €

Déchets en Haute-Savoie : le même délit, une sanction huit fois plus lourde en proportion

Quatre sociétés ont faussé 13 marchés publics de collecte et de gestion des déchets d’une commune et de cinq intercommunalités de Haute-Savoie, de 2010 à 2016, par échange d’informations et offres de couverture. Les marchés et lots concernés représentent environ 6 M€ (Autorité de la concurrence, décision n° 22-D-08 du 3 mars 2022).

EntrepriseAmende
Ortec950 000 €
Excoffier Recyclage410 000 €
TREDI (groupe Séché Environnement)80 000 €
Trigenium60 000 €
Total1 500 000 €

Pourquoi ce cas figure ici : le ratio, pas le montant

L’amende pèse ici environ un quart de la valeur des marchés concernés, contre 3,1 % dans l’affaire des lycées d’Île-de-France exposée plus haut (47,3 M€ d’amendes pour environ 1,52 Md€ de marchés cartellisés). Un facteur huit sépare ces deux dossiers. Le niveau de sanction ne se déduit donc pas de la gravité apparente des faits : il dépend du chiffre d’affaires des entreprises sanctionnées et de la durée retenue. C’est une raison de plus pour ne jamais lire un montant d’amende comme une mesure du dommage causé.

Ces montants sont des amendes prononcées, donc détectées et sanctionnées. Ils ne mesurent pas le surcoût supporté par les collectivités concernées. Statut : constaté. Entités nommées sur décision publique et opposable.

Les deux mesures directes du surcoût dont dispose la France

C’est le cœur du sujet, et il faut distinguer deux choses que l’on confond souvent. La France dispose d’un surcoût observé, lu dans des prix effectivement payés avant et après une entente, et d’un surcoût réparé, arrêté par un juge et mis à la charge des entreprises. Ce sont deux grandeurs différentes, et elles ne s’additionnent pas.

Le surcoût observé : les enrobés de Seine-Maritime

Cette mesure ne vient pas d’un modèle mais d’un constat. Après le rapport de la DGCCRF du 6 juin 1998 et la rupture de l’entente des enrobés de Seine-Maritime, le conseil général a relancé ses consultations. Les prix ont chuté immédiatement et durablement, lot par lot, et le Conseil de la concurrence a enregistré ces baisses dans sa décision (décision n° 05-D-69 du 15 décembre 2005, paragraphes 32 à 36).

ConsultationBaisse constatéeRéférence de comparaison
Novembre 1998environ 30 % en moyenne (lots 1, 4 et 5), 9,3 % (lot 2), 16,7 % (lot 6)Prix pratiqués pendant l’entente
Marché négocié de février 199914,2 % (lot 6) et 17,5 % (lot 2)Consultation de novembre 1998
Septembre 199910,9 %, 14,4 % et 13,8 % (lots 1, 2 et 3)Février 1999

Cumulées, ces baisses successives représentent de l’ordre de 25 % à 40 % par lot. C’est l’observation de prix la plus solide dont dispose la France sur ce sujet, parce qu’elle repose sur des prix effectivement payés avant et après, et non sur une extrapolation. Elle reste une observation : aucune somme n’a été réclamée ni versée sur cette base.

Limite à publier avec le chiffre

Le Conseil de la concurrence enregistre ces baisses successives sans en tirer de chiffrage global. Il ne faut donc pas les convertir en un montant total d’économie, ni les transposer à d’autres marchés : elles valent pour ces lots, ce département et cette période. Une partie de la baisse peut aussi tenir à des facteurs extérieurs, comme le prix des liants bitumineux.

Le surcoût réparé : la Loire-Atlantique contre un membre du cartel de la signalisation

Le second cas est le seul où le chiffrage d’un surcoût d’entente a été validé jusqu’au Conseil d’État avant d’être mis à la charge de l’entreprise. Il concerne le cartel de la signalisation routière verticale décrit plus haut : le département de Loire-Atlantique a poursuivi l’un de ses huit membres, la société Lacroix City Saint-Herblain, au titre de 5 marchés de signalisation verticale d’environ 15 M€ passés entre 1998 et 2005.

  • 4 121 124 € de dommages et intérêts
  • environ 27,5 % de la valeur des marchés
  • Conseil d’État, 27 avril 2021, n° 440348

La méthode validée est la comparaison des taux de marge de l’entreprise pendant l’entente et après sa fin, vérifiée par une comparaison de prix sur un échantillon de neuf produits, avec une clé affectant 40 % du chiffre d’affaires de Lacroix à la signalisation verticale. Le montant avait été fixé à 3 746 476 € en première instance avant d’être porté à 4 121 124 €.

Pourquoi ces deux mesures ne s’additionnent pas

Les 25 % à 40 % de Seine-Maritime sont un surcoût observé dans des prix, jamais réclamé à personne. Les 4,12 M€ de Loire-Atlantique sont un surcoût réparé, c’est-à-dire une somme mise à la charge d’une entreprise par un juge. Deux affaires différentes, deux secteurs différents, deux natures de grandeur différentes : les cumuler ne produirait aucun chiffre ayant un sens.

Une convergence apparente, à ne pas transformer en taux national

On lit parfois que les ordres de grandeur français se tiendraient dans une bande voisine : 25 % à 40 % en Seine-Maritime, environ 27,5 % en Loire-Atlantique, 25 % à 30 % selon l’estimation de la brigade interrégionale d’enquêtes dans le Bas-Rhin. Ce rapprochement est trompeur à deux titres. D’abord, ces trois grandeurs sont de natures différentes : une baisse de prix observée, un préjudice réparé par un juge, et une estimation dont la méthode a précisément été écartée par le tribunal administratif. Ensuite, la bande est bien plus large qu’elle n’en a l’air : dans cette même affaire du Bas-Rhin, l’Autorité de la concurrence retenait 13 % en moyenne, soit moitié moins.

Aucun de ces chiffres n’autorise un taux national. Ces cas sont précisément ceux où une entente a été découverte, démantelée, puis où des données de prix assez fines existaient pour mesurer quelque chose : rien ne dit qu’ils représentent les marchés publics en général, ni les ententes qui n’ont jamais été détectées.

Pourquoi aucun chiffre national n’existe

L’affaire du transport scolaire du Bas-Rhin illustre à elle seule pourquoi il n’existe pas de montant national du surcoût des ententes : quatre chiffrages du même préjudice coexistent, et ils ne se rejoignent pas (tribunal administratif de Strasbourg, jugement avant-dire droit n° 1903573 du 7 avril 2021 et jugement au fond du 20 octobre 2021).

Auteur du chiffrageMéthodeRésultat
Brigade interrégionale d’enquêtes de concurrenceComparaison géographique, zone Nord contre zone SudPrix journaliers supérieurs de 25 à 30 % (estimé, méthode écartée par le juge)
Département du Bas-Rhin30 % du montant des marchés (environ 15 M€)4 494 147,80 € réclamés (estimé, méthode écartée par le juge)
Autorité de la concurrenceÉcart aux estimations du pouvoir adjudicateur13 % en moyenne (estimé)
Tribunal administratif de StrasbourgExpertise judiciaire, après rejet des deux premières méthodes2 022 366 € alloués, avec intérêts

Statut de ce constat : contesté. Les méthodes s’opposent frontalement et le juge en a écarté deux sur trois. Les trois premières lignes sont des montants estimés ; la dernière est un montant alloué, seul des quatre à avoir été arrêté par un juge et mis à la charge des entreprises. Entre 4,49 M€ réclamés et 2,02 M€ alloués, l’écart donne la mesure de la distance qui sépare un préjudice estimé d’un préjudice réparé, sur une seule et même affaire.

La même affaire côté concurrence : 193 000 € d’amende, 2 022 366 € de réparation

Le volet concurrence de cette affaire est rarement cité, et c’est pourtant lui qui produit le contraste le plus parlant du dossier. Par décision n° 16-D-02 du 27 janvier 2016, devenue définitive après le rejet du recours par la cour d’appel de Paris le 21 décembre 2017, l’Autorité de la concurrence a sanctionné sept entreprises réunies dans le groupement « Avenir Transport », qui avaient asséché la concurrence et se sont réparti les lots du conseil général du Bas-Rhin avec une part de marché cumulée de 89 %.

EntrepriseAmende
Autocars et Transports Royer, avec Royer Holding96 000 €
Autocars Mugler et Cie40 000 €
Staub Voyages37 000 €
Cars des Rohan20 000 €
Total193 000 €

Ces 193 000 € représentent 4,6 % des quelque 4,2 M€ HT de marchés affectés en cours d’exécution à la rentrée 2012-2013. Trois autres entreprises du groupement, Striebig, Eschenlauer et René Antoni, avaient transigé avec la DGCCRF.

Sanction et réparation : deux natures, jamais une addition

L’amende de concurrence, 193 000 €, est plus de dix fois inférieure aux 2 022 366 € de dommages et intérêts obtenus ensuite par le département devant le juge administratif. Les deux procédures portent sur les mêmes faits mais ne mesurent pas la même chose : l’une punit un comportement au regard du chiffre d’affaires de ses auteurs, l’autre répare un préjudice constaté chez l’acheteur public. Elles ne s’additionnent pas, et l’écart entre elles montre qu’une amende ne renseigne pas sur le dommage.

La méthode de référence, en clair

Pour évaluer le surcoût d’une entente supporté par une personne publique, le tribunal administratif retient qu’il faut comparer les prix pratiqués pendant l’entente avec une estimation des prix qui auraient dû être pratiqués sans elle, en tenant compte de la chute des prix constatée après le démantèlement et des facteurs exogènes. Il écarte explicitement la comparaison géographique entre deux zones et la comparaison aux estimations de l’acheteur (jugement n° 1903573 du 7 avril 2021, paragraphe 20). Le Conseil d’État a par ailleurs validé une approche par les taux de marge, dans l’affaire de Loire-Atlantique exposée plus haut (27 avril 2021, n° 440348).

Cette exigence méthodologique explique le vide statistique : elle suppose une expertise par affaire, sur des données de prix détaillées, ce qui interdit toute agrégation nationale rapide. Les estimations globales qui circulent sur le surcoût des ententes en France reposent sur des transpositions de taux issus de la littérature internationale, pas sur une mesure française. Plutôt que de les écarter d’un mot, la section suivante les nomme et montre pourquoi elles ne convergent pas.

Les estimations internationales, et pourquoi elles ne convergent pas

Les chiffres ci-dessous sont tous des montants estimés, exprimés en pourcentage du prix payé, produits sur des échantillons internationaux de cartels et non sur la commande publique française. Aucun n’est additionnable avec un autre, et aucun ne vaut taux applicable à la France : ils sont rassemblés ici pour montrer l’ampleur du désaccord entre méthodes.

Source et millésimeRésultatChamp et méthode
OCDE, recommandation 202320 % ou davantageBaisse de prix attendue si les soumissions concertées étaient éliminées des marchés publics
Oxera pour la Commission européenne, 2009médiane 18 %114 observations, mode de la distribution entre 10 et 20 %
Connor et Lande, 2008moyenne 31 à 49 %Compilation d’estimations de surcoûts de cartels
Connor, 2010moyenne 50,4 %, médiane 30 %Cartels réussis, base internationale, 17 % pour l’Europe
Boyer et Kotchoni, 2015moyenne 15,47 %, médiane 16,01 %Méta-analyse de la même littérature, après correction des biais d’endogénéité et de publication

Statut de ce constat : contesté

La dernière ligne divise par plus de trois le chiffre le plus cité, celui de Connor. Ce n’est pas une nouvelle mesure : c’est la même littérature retraitée. Boyer et Kotchoni avertissent que ces bases agrègent des estimations produites par des méthodes et dans des contextes différents, qu’elles héritent des erreurs de chacune, et que les moyenner sans correction, selon leurs termes, pourrait produire des résultats fallacieux. Le chiffre de Connor a pourtant été repris publiquement par l’Autorité de la concurrence dans son rapport annuel 2024, p. 22-23.

Ce qu’il faut retenir et annoncer : une fourchette de 15 % à plus de 50 % selon la méthode retenue, jamais un taux unique. Quiconque avance un pourcentage précis de surcoût des ententes pour la France a choisi une étude parmi d’autres, et le choix fait varier le résultat du simple au triple.

Sources : OCDE, recommandation du Conseil sur la lutte contre les soumissions concertées dans les marchés publics, 2023 ; Oxera, « Quantifying antitrust damages », étude pour la Commission européenne, 2009 ; Connor et Lande, 2008 ; Connor, 2010, cité par l’Autorité de la concurrence, rapport annuel 2024, p. 22-23 ; Boyer et Kotchoni, méta-analyse des surcoûts de cartels, 2015.

Commande publique et detteCorruption et detteMéthodologie

Questions fréquentes

Combien les ententes coûtent-elles à la commande publique française ?

Aucun chiffrage national n’existe, et c’est le point central du sujet. Il n’existe que des mesures cas par cas, tirées de décisions de concurrence ou de jugements administratifs, comme les baisses de 25 % à 40 % constatées en Seine-Maritime après la rupture d’une entente. Les estimations globales qui circulent transposent des taux issus de la littérature internationale, laquelle va de 15 % à plus de 50 % selon la méthode retenue : aucune ne repose sur une mesure française.

Combien d’ententes dans les marchés publics sont sanctionnées chaque année ?

Très peu. Sur les cinq dernières années, l’Autorité de la concurrence n’a rendu que 9 décisions relatives à des ententes dans des marchés publics, soit 7 sanctions et 2 non-lieux, pour environ 33 M€ d’amendes cumulées, face à plus de 170 Md€ de commande publique recensée par an. En 2025, sur 379,255 M€ d’amendes prononcées toutes pratiques confondues, aucune décision ne sanctionne une entente sur des marchés publics de métropole. Ce chiffre mesure la répression, pas le phénomène : une année à zéro dit qu’aucune procédure n’a abouti, pas qu’il n’y a pas eu d’entente.

De combien une entente fait-elle monter les prix ?

La France dispose de deux mesures directes, qu’il ne faut pas confondre. Un surcoût observé : après la rupture de l’entente des enrobés de Seine-Maritime, les prix ont baissé de 25 % à 40 % cumulés selon les lots, sur trois consultations successives entre 1998 et 1999, sans que le Conseil de la concurrence en tire de montant global. Un surcoût réparé : le Conseil d’État a validé le 27 avril 2021 4 121 124 € de dommages et intérêts au profit du département de Loire-Atlantique, soit environ 27,5 % de la valeur des cinq marchés concernés. Ces deux grandeurs ne s’additionnent pas, et aucune ne vaut taux national. La littérature internationale, elle, s’étale de 15,47 % en moyenne corrigée à plus de 50 % selon les travaux retenus, ce qui interdit d’avancer un taux unique.

Une collectivité peut-elle se faire rembourser le surcoût d’une entente ?

Oui, mais le montant obtenu est souvent très inférieur au montant réclamé. Dans l’affaire du transport scolaire du Bas-Rhin, le département demandait 4 494 147,80 €, soit 30 % du montant des marchés. Le tribunal administratif a rejeté cette méthode ainsi que la comparaison géographique, et a alloué 2 022 366 € après expertise, avec intérêts. Cette réparation est plus de dix fois supérieure aux 193 000 € d’amendes prononcées dans la même affaire par l’Autorité de la concurrence : sanction et réparation sont deux grandeurs distinctes, qui ne s’additionnent pas.

Comment une entente dans un marché public est-elle découverte ?

Rarement d’elle-même. La commande publique représente 42,3 % de l’activité de détection d’indices de la DGCCRF en 2024, contre 33 % en 2020, mais l’entente du démantèlement de Marcoule n’a été révélée que parce qu’un de ses membres s’est dénoncé, en échange d’une exonération totale d’amende. D’autres affaires sont nées de perquisitions, comme celle de la signalisation routière en mars 2006. La DGCCRF signale par ailleurs au Sénat que le délit d’entente, puni de 4 ans, passe sous le seuil de 5 ans qui autorise les interceptions téléphoniques en enquête préliminaire, alors qu’une entente se prouve d’abord par des échanges.

Pourquoi les sanctions sont-elles si faibles ?

Parce que la transaction que la DGCCRF peut proposer est plafonnée au plus bas des deux montants prévus par l’article L. 464-9 du code de commerce, 150 000 € ou 5 % du chiffre d’affaires réalisé en France. Un grand groupe est donc plafonné à 150 000 €, et le Sénat recommande de supprimer ce plafond. Le niveau des amendes de l’Autorité de la concurrence varie lui aussi fortement d’un dossier à l’autre : environ un quart de la valeur des marchés dans l’affaire des déchets de Haute-Savoie, contre 3,1 % pour les lycées d’Île-de-France, soit un facteur huit.

Et avec d'autres hypothèses ? Croissance, déficit, taux d'intérêt : testez votre propre trajectoire de dette.

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Causes

Maladies chroniques

60 % des dépenses de santé.

Scénarios

75 scénarios aggravants

Cartographie complète.

Institutions

Dette de la Sécu

175 Md€, CADES.

Données

Dette de la France 2023

Le cap des 3 000 Md€ franchi : l'année en archive.

Méthode

Sources & bibliographie

24 sources institutionnelles.

Comprendre

Ratio dette/PIB

L'indicateur clé de poids.

Solutions

Niches fiscales

467 dispositifs.

Causes

Consentement à l'impôt

L'infrastructure invisible des recettes.

Scénarios

Décrochage scolaire

Prévenir coûte moins cher.

Institutions

Droit budgétaire

LOLF, art. 47-2, HCFP.

Données

Soutenabilité

Taux, croissance, déficit primaire.

Méthode

FAQ complète

Toutes les questions.

Comprendre

Mythes et réalités

Dix idées reçues, dix verdicts sourcés.

Solutions

Réindustrialisation

580 000 emplois possibles.

Causes

Énergie et dette

Le poids budgétaire des fossiles.

Scénarios

Immigration économique

L'effet dépend de l'emploi.

Institutions

Millefeuille territorial

Doublons et coûts support.

Données

Dette par habitant

Combien chaque Français doit (avec limites).

Méthode

Kit pédagogique

Préparer un exposé sur la dette : plan type, chiffres à jour, activités.

Comprendre

Gauche ou droite ?

Ce que les chiffres disent des responsabilités.

Solutions

Plan 10 chantiers

Trajectoire concrète sur 10 ans.

Causes

Vieillissement

Démographie et finances publiques.

Scénarios

Règle d'or

Encadrer le déficit durablement.

Institutions

Europe & dette

Pacte de stabilité.

Données

Histoire de la dette

De la Révolution à 2026.

Méthode

Espace presse

Citations prêtes à copier, règles de citation, calendrier INSEE.

Comprendre

Dette vs déficit

Stock vs flux : la différence essentielle.

Solutions

Transition énergétique

Coût aujourd'hui, dette évitée demain.

Causes

Cyberattaques

La dette qui n'apparaît dans aucun budget.

Scénarios

Santé préventive

333 Md€, 2,3 % en prévention.

Données

Fraude fiscale : chiffres réels

17,1 Md€ notifiés, 11,4 Md€ encaissés.

Méthode

Méthodologie

Sources, projection, hypothèses.

Comprendre

Horloge de la dette

Le compteur en temps réel, expliqué.

Solutions

Quelles dépenses réduire ?

Évaluer plutôt que couper au hasard.

Causes

Logement et natalité

Le lien démographique avec la dette.

Scénarios

Transition énergétique

Moins de chocs fossiles.

Données

Dette depuis 1950

75 ans d'évolution.

Méthode

Plan complet du site

4 piliers thématiques.

Comprendre

Déficit primaire

Le déficit hors charge d'intérêts.

Solutions

Numérisation administrative

Économies réelles ou non ?

Causes

Métropolisation

Le coût de la concentration urbaine.

Scénarios

Doublons territoriaux

Clarifier pour économiser.

Données

Dette SNCF, EDF, collectivités

Les dettes publiques hors État.

Comprendre

Croissance & dette

Pourquoi le PIB nominal fait baisser le ratio.

Solutions

Règle d'or budgétaire

Encadrement juridique.

Causes

Réseaux sociaux

Le coût économique et sanitaire caché.

Scénarios

40 scénarios

Aggravants + réducteurs.

Données

Prélèvements obligatoires

43,6 % du PIB : composition et compteur en direct.

Comprendre

Immigration et dette

Contribution nette mesurée, mythes et parts de vérité.

Solutions

Plan réformes transversales

3 phases sur 10 ans.

Causes

Facture fossile

~70 Md€/an de fuite.

Scénarios

Confiance civique

Impôt, réformes et dette.

Données

Dette de la France 2025

3 460,5 Md€ fin 2025, 115,6 % du PIB : l'année en archive.

Comprendre

Maastricht vs dette de l'État

Pourquoi plusieurs chiffres coexistent.

Solutions

Comment résorber la dette

Les 5 leviers possibles.

Causes

Corruption et dette

Une dette indirecte mais réelle.

Scénarios

Niches fiscales

467 niches, 81,3 Md€ : trier.

Données

Dette depuis 1980

L'explosion en 45 ans.

Comprendre

Comment l'État emprunte

OAT, BTF, AFT, adjudications.

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Budget base zéro

Justifier chaque euro.

Causes

Formation professionnelle

32 Md€/an, quel résultat ?

Scénarios

Éducation

L'école qui réduit la dette future.

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Ma part de la dette

Votre part du stock et des intérêts, selon votre situation.

Comprendre

Dette utile / dangereuse

Tout endettement n'est pas mauvais.

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Emploi seniors

60,4 % en emploi : marge.

Causes

Immobilier et rente

La pierre contre le capital productif.

Scénarios

Scénario récession

Choc recettes/dépenses.

Données

Dette des collectivités

~250 Md€ portés par communes, départements, régions.

Comprendre

Faut-il rembourser la dette ?

Les États refinancent, ils ne remboursent pas.

Solutions

Commande publique

~400 Md€/an.

Causes

Déficit commercial

−69,2 Md€ en 2025.

Scénarios

Fraude récupérée

17 Md€ notifiés, 11,4 Md€ encaissés.

Données

Dette de la France 2026

Montant en direct, ratio, trajectoire : le point complet.

Comprendre

Qui détient la dette ?

Investisseurs français et étrangers.

Causes

Décrochage scolaire

Coût caché sur 40 ans.

Scénarios

Retraites équilibrées

Quatre leviers réels.

Données

Déficit public

La cause profonde de la dette.

Comprendre

Comment est créée la dette

Du déficit au financement organisé.

Causes

Santé mentale

Une crise aux effets budgétaires massifs.

Scénarios

75 scénarios réducteurs

Leviers concrets.

Données

Fraude fiscale

Estimé / notifié / encaissé.

Comprendre

Quiz : 10 idées reçues

Vrai, faux ou trompeur ? Testez-vous.

Causes

Solitude

Un coût public sous-estimé.

Scénarios

Scénario croissance forte

Le levier le plus puissant.

Données

Fraude sociale

Réalités et fantasmes.

Comprendre

L'État n'est pas un ménage

Ce que la France peut et ne peut pas faire.

Causes

Télétravail et territoires

Une révolution territoriale silencieuse.

Scénarios

IA & productivité

+0,5 % productivité ≈ 75 Md€ recettes.

Données

Paliers de la dette

Compte à rebours et jalons franchis.

Comprendre

BCE et article 123

Ce que la BCE peut ou non faire.

Causes

Désindustrialisation

11 % du PIB : la base fiscale érodée.

Scénarios

Achats publics

170 Md€ à mieux piloter.

Données

Données ouvertes

Toutes nos séries en CSV/JSON, licence CC BY 4.0.

Causes

Diagonale du vide

Le coût géographique de la dette.

Scénarios

Dépenses évaluées

Couper juste, pas au hasard.

Données

Dépenses inutiles

Gaspillage documenté.

Causes

Éducation et dette

La dette invisible de PISA.

Scénarios

Plein emploi relatif

Cibler 5 % de chômage.

Données

L'or de la France

~2 436 tonnes : que pèsent-elles face à la dette ?

Causes

Sous-occupation des logements

Le coût caché du parc bloqué.

Scénarios

Emploi des seniors

Cotisations et retraites.

Données

Dette de la France 2024

Dissolution, censure, dérapage du déficit : l'année en archive.

Causes

Causes profondes

Les 9 facteurs cumulatifs.

Scénarios

Stabilité budgétaire

La crédibilité paie.

Données

PIB de la France

Richesse nationale.

Causes

Productivité

−8,5 % vs tendance pré-Covid.

Scénarios

Scénario hausse taux

+1 point ≈ 30 Md€/an à terme.

Données

Déficit de la Sécu

Le flux annuel (~17 Md€) qui creuse la dette sociale.

Causes

Eau et dette future

Une ressource sous-évaluée dans les comptes.

Scénarios

Réindustrialisation

Emplois, exports, recettes.

Données

Budget de la France

Recettes, dépenses, équilibre.

Causes

Mathématiques

Le levier silencieux de la souveraineté.

Scénarios

Numérisation administrative

Effet structurel.

Données

Dette de la France 2022

Guerre en Ukraine, inflation, bouclier tarifaire : l'année en archive.

Causes

Urbanisme dispersé

La dette qui ne dit pas son nom.

Données

Corruption en France

Affaires et coûts débattus.

Causes

Pourquoi la dette augmente

Les vraies causes de la hausse.

Données

Charge d'intérêts

Le coût annuel de la dette.

Données

France vs Europe

Comparaisons.

Données

IA et dette

Productivité et recettes fiscales.